TRANSFORMATIONS MUSCULAIRES
Des observations déjà nombreuses et variées me permettaient de dire, en 1828 (Art des Accouchements, ete.,
EXX INTRODUCTION.
p. 84, 2° édit. 1855) : «Avant d'arriver à son état complet d'organisation, la fibre charnue doit nécessairement passer par divers degrés de développement moins parfait. Dans quelques organes, elle reste à l’état rudimentaire ct ne devient reconnaissable qu’accidentellement. La trachée-artère et les bronches, les artères des grands animaux, de l'éléphant entre autres, présentent évidemment des fibres musculaires, tandis que les mêmes organes, dans l’espèce humaine, n’en offrent que rarement de bien distinctes. La vésicule du fiel, les vésicules séminales, etc., en sont dépourvues, aux yeux du plus grand nombre des anatomisies contemporains; mais qu’on examine ces réservoirs, quand leurs parois, fortement hypertrophiées, ont été longuement distendues, et l’on sera bientôt forcé d’y admettre une couche musculaire, comme le voulaient les anciens et comme je l’ai observé moi-même. La matrice, avant la puberté, n’est qu’un muscle rudimentaire. Hors de la grossesse, son organisation s’ébauche, à la vérité, mais ce n’est qu'à la fin de la gestation qu'il n’est plus possible d’en contester la nature. Tout prouve que le tissu ceilulo-fibreux, élastique et jaunâtre, qui forme la base des ligaments inter-laminaires et interépineux des vertèbres, forme aussi la trame d’une foule d’autres organes. Nulle part ce tissu n’est plus abondant que dans l'utérus. Or, il semble que cet élément tienne le milieu, serve en quelque sorte de passage entre les systèmes cellulaire et musculeux. Les chimistes y ont trouvé de la fibrine, et j'ai vu tantôt un de ces points, tantôt un autre, sur diflérents cadavres, transformé en véritable tissu contractile. d’oserais presque dire que, partout où onle