‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 92 sur 173 · INTRODUCTION. CXLI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CXLI

diverses portions du muscle releveur de l’anus, des muscles antérieurs de la vessie, avaient cependant été mentionnées. L’aponévrose pelvienne et l’aponévrose ischiorectale restent à peu près telles que je les avais décrites, malgré les recherches de M. Thomson.

- Au scrotum, j'avais pris pour une même lame, sous le ütre de fascia superficialis, et le fascia sous-cutané superficiel , et le dartos proprement dit. Je n’avais fait non plus qu'un même feuillet des gaînes du cordon fournies : 1° par le fascia sous-cutané profond du ventre et l’aponévrose ano-scrotale; 2° par le contour de l’anneau inguinal et par le prolongement des lames intermusculaires du transverse et des muscles obliques. Le creux inguinal m'avait

aussi porté à confondre, sous le titre de fascia superficialis, les deux lames du fascia sous-cutané avec la termi-

naison de l’entonnoir crural, et leur entrelacement avec le feuillet profond du fascia sous-cutané abdominal. Il en est de même du fascia lata, et de ses rapports avec le ligament de Poupart, le fascia iliaca, la capsule articulaire, etc.; du canal crural et du canal inguinal; de l’entrecroisement des piliers de l'anneau externe et des fibres en sautoir qui en émoussent l’angle supérieur ; de l’espace qui sépare le ligament de Poupart de la bandelette ilio-pubienne, espace que j'ai décrit sous le nom de gouttière du ligament de Falloppe; de l'origine du crémastère et des lames intermusculaires des parois abdominales en général. J’insiste sur ce point parce que, si le lecteur s’imaginait rencontrer partout des objets nouveaux à cause des interprétations nouvelles qu’en donne M. Thomson, ou que je viens d’en donner moi-même, il n’en résulterait

GxXLII INTRODUCTION.

guère pour Jui que de la confusion et du désappointement. Ainsi, après quelques découvertes de détail, ce sont donc les mêmes parties, les mêmes organes qu’il faut s’attendre à trouver ici, et dans le corps du livre et dans l’introduction. À l'instar de celui qui, regardant un tableau, en néglige les détails pour ne s'arrêter qu'aux groupes, aux masses, je m'en étais tenu, pour l’anatomie, aux apparences les plus matérielles, tandis que M. Thomson, creusant à fond chaque question, est venu dégrossir nos ébauches. Qu'on imagine des plans, des cordons, des lames , des peletons, des filaments enroulés, mêlés, étudiés, décrits en masse jusqu'ici, abstraction faite de leur contexiure, de leur distribution intérieure ; admettez ensuite que, reprenant ces objets l’un après l’autre, M. Thomson se soit attaché à les débrouiller, à les démêler de manière à en saisir chaque fil vers son point de départ pour en suivre tous les détours et ne l’abandonner qu’à sa terminaison , et vous aurez une idée assez exacte de la différence qui doit exister entre ses descriptions et plusieurs de celles que j'avais d’abord données : c'étaient des mots dont il a déchiffré les lettres. J’ajouterai que, pour arriver aux résultats annoncés plus haut, il faut une patience une habitude de dissection dont tous les hommes ne ‘sont pas doués. Aussi me paraît-il certain que les travaux de M. Thomson ne seront que difficilement compris par ceux qui n’ont point assisté à ses préparations, On a tant de peine, quand on veut aller un peut vite dans des dissections aussi fines, à ne pas rompre ou couper quelquesunes des fibres qu’il importerait de ménager; il est si facile de confondre, dans certains points, les lamelles ou

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les filaments de telle couche avec ceux de telle autre, qu'en les cherchant on sera souvent conduit à préférer les anciennes descriptions aux nouvelles.

Voulant remédier autant que possible à cet inconvénient, j'ai fait tout ce qui étaiten moi pour élaguer les détails inutiles, pour ne pas trop m'éloigner des idées admises, pour que les noms nouveaux eussent au moins.quelque analogie avec les anciens, pour que les notions de chacun, les notions acquises par des études antérieures, pussent aider l’esprit dans la recherche des notions actüelles ; mais je n’en suis pas moins convaincu de n’avoir triomphé que d’une partie des difficultés, et que des dessins multipliés seraient indispensables pour attein dre complètement le but.

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