‹ Traité complet d'ophthalmologie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 68 sur 147 · INFLAMMATION DU CORPS VITRÉ (HYALITIS · texte numérisé non relu

INFLAMMATION DU CORPS VITRÉ (HYALITIS

Avec la même raison que nous nous servons du nom de kératite en niant avec Cohnheim toute participation directe du tissu cornéen à la pyogenèse qui suit une irritation traumatique, et que nous admettons que toutes les altérations que le tissu cornéen subit pendant la suppuration ne sont que des phénomènes passifs de décomposition ; aussi bien est -on autorisé à maintenir en ophthalmologie la désignation de hijalitis. Comme le prouve l'exposé anatomique qui précède , toutes les cellules que renferme le corps vitré sont, d'après Schwalbe, à envisager comme des éléments immigrés ; l'effet d'une irritation inflammatoire se traduira donc par une accentuation dans l'appel de ces éléments et par des altérations passives du tissu même du corps vitré, sous l'influence de cette immigration plus active .

Ce qui différencie le corps vitré du tissu cornéen, c'est l'absence de cellules endothéliales (à moins d'envisager comme telles les cellules éparses, sus-hyaloïdiennes) et, en l'absence de cellules fixes, la prépondérance de masses de ciment presque liquide comparativement à la petite quantité de fibrilles. Dans la cornée nous rencontrons un ciment résistant et des cellules endothéliales uniformément réparties. Les effets inflammatoires nous donneront donc les produits de décomposition se mêlant à ceux que l'irritation inflammatoire a amenés du dehors. Au contraire la décomposition ne se manifestera dans le corps vitré que comme simple liquéfaction et substitution des éléments immigrés aux parties liquéfiées et résorbées. Il y a donc ici simple substitution, tellement sera minime le résidu des fibrilles décomposées du corps vitré.

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