‹ Traité complet d'ophthalmologie [electronic resource]Chapitre 230 sur 332 · CHAPITRE XIII AMBLYOPIËS ET AMAUROSES APPiÈS LA MÉNINGITE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII AMBLYOPIËS ET AMAUROSES APPiÈS LA MÉNINGITE

Ou a l'occasion d'observer beaucoup d'amauroses après la méningile simple et après la méningite cérébro-spinale épidémique.

Rarement il s'agit d'une propagation de l'inflammation le long du nerf optique à l'œil (choroïdite, etc.). Dans ces cas, on observe quelquefois du chémosis et même de l'exopbthalmie.

Ordinairement le trouble visuel, qui est la suite de la méningite, consiste en une amblyopie ou une amaurose, passagère quelquefois, le plus souvent durable et double, sans signes d'inflammation du côté de l'œil. — Au commencement il n'y a pas de signes ophthalmoscopiques, ou seulement une légère hyperhémie de la papille. Plus tard surviennent les signes de l'atropbie simple, blanche. C'est ordinairement dans cet état que les patients — la plupart des enfants — sont présentés à l'oculiste. L'amavu'ose peut n'être pas absolue, malgré les signes très prononcés d'atrophie du nerf optique. J'observe un garçon de douze ans, qui dans sa quatrième année a traversé une méningite. Depuis quatre ans, la vision ne s'améliore pas et ne diminue pas; il compte les doigts à 10 centimètres de l'œil. La papille est dans un état d'atrophie blanche très avancée.

Il faut croire que dans les cas de la dernière espèce — les seuls qui doivent nous occuper — le chiasnia surtout est compris dans des exsudais niéningitiques qui, dans des cas rares, se résorbent en laissant les fibres nerveuses intactes, mais qui dans la plupart des cas se rétractent, compriment les fibres du chiasnia et y amènent Tatropiiie simple. — ■ Dans des cas isolés (Hirschberg), on a vu la réaction pupillaire être conservée dans l'amaurose absolue. Ceci naturellement parle contre la localisation du processus morbide à la base du cerveau.

Le pronostic de l'amaurose dans la méningite est donc grave. Il le devient à un très haut degré si l'amaurose ne se dissipe pas dans les premiers jours, et surtout si l'on voit survenir les signes de l'atrophie. Toutefois, même dans ce dernier cas, on ne doit pas désespérer de conserver (juelque faible vision.

Traitement. — Au fort d'une méningite, on ne s'occupera pas spécialement d'une amblyopie ni même d'une amaurose intercurrente. La médication de la méningite sera en même temps celle du trouble visuel. Au déclin

AMBLYOPIES APRÈS LA MÊiNlNGITE. 6.S7

(le la laéiiiiigilc, on devra coniiiieucer à employer les remèdes réputés comme favorisant la résorption d'exsudats. L'iodure de potassium sera essayé. On emploie les injections hypodermiques de strychnine, d'après les règles données précédemment. On pourra essayer du courant constant, etc.

Bibliographie. — Pour une part, nous renvoyons à la bibliographie de l'article Atrophie du nerf optique. Il y aurait ensuite à signaler la plupart des traités d'ophthalmologie. Citons les travaux suivants, dont l'objet esl plus spécialement l'amblyopie et l'amaurose après la méningite.

IHO."). Knapi'. Centralbl. f. d. viedic. Wissencli., n" 33.

— ScHiRMKR. Klm. Monatsbl., f. Atif/enheill;., p. 27,j,

— Jacobi. Arch. f. Ophlh., t. XI, 3, p. 151).

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