‹ Traité complet de chimie analytiqueChapitre 62 sur 102 · ÉTAIN · texte numérisé non relu

ÉTAIN

Si la dissolution de l'oxyde b dans l'acide chlorhydrique ne contient pas d'acide en excès, Yacide chlorhydrique y produit un précipité abondant ; mais tout le bioxyde d'étain n'est pas précipité. Si on sépare l'acide du précipité par décantation et si on ajoute de l'eau, le précipité s'y dissout facilement. Si cependant la dissolution contenait déjà un excès d'acide, l'acide chlorhydrique n'y forme pas de précipité.

La dissolution chlorhydrique de l'oxyde b donne également, mais seulement lorsqu'elle ne contient pas d'acide en excès, un faible précipité lorsqu'on y ajoute de Yacide nitrique. Ce précipité se redissout lorsqu'on ajoute «le Feau. — Mais l'oxyde b, séparé, au moyen de l'ébullition ou par l'action de l'ammoniaque, de sa dissolution chlorhydrique, ne se dissout pas dans I acide nitrique, même lorsqu'il est humide et récemment précipité, taudis que les précipités de l'oxyde a, formés par l'ébullition ou par l'ammoniaque, sont solubles dans l'acide nitrique.

Les dissolutions de sulfate de potasse et de soude produisent immédiatement des précipités abondants dans la dissolution chlorhydrique de l'oxyde 6, ce qui la distingue essentiellement de la dissolution de bichlorure d'étain. Ces précipités ne sont pas solubles dans une grande quantité d'eau, mais se dissolvent dans l'acide chlorhydrique. — Une dissolution de chlorure de sodium produit également un précipité qui cependant est faible, tandis que les dissolutions de chlorure de potassium et de chlorure d'ammonium n'en produisent pas. — Une dissolution de nitrate de potasse ne donne un précipité qu'après un très long contact.

I ne dissolution d'hydrate de potasse produit, dans la dissolution chlorhydrique de l'oxyde b, un précipité qui est soluble dans une plus grande quantité de dissolution de potasse. L'oxyde b, obtenu directement par l'action de l'acide nitrique sur l'étain métallique, se dissout aussi complètement dans une dissolution de potasse. La dissolution est ordinairement trouble ou opaline, mais elle devient plus claire au bout de quelque temps. I ne plus grande quantité de dissolution de potasse produit un trouble qui disparaît lorsqu'on ajoute de l'eau. La dissolution un peu concentrée ne se trouble pas par l'action de la chaleur, mais se prend, au bout de quelque temps, en une gelée transparente. Par l'action de la chaleur, cette gelée devient liquide; mais elle se reforme par le refroidissement. Évaporée dans le vide, la dissolution se transforme en une gelée qui, en se desséchant, se transforme en une masse transparente, semblable à la gomme arabique, qui se redissout complètement dans l'eau. — Si on ajoute de l'alcool à la dissolution de stannate de potasse, le sel se dépose, et peut être ainsi séparé de l'excès de potasse. Le précipité qui s'est déposé, est complètement soluble dans l'eau. — La dissolution donne, avec la dissolution de chlorure de sodium, un abondant précipité, et le bioxyde d'étain est entièrement précipité. — Les dissolutions de chlorure de potassium, de chlorure d'ommonium et de sulfate dépotasse se comportent de même; mais si on lave ces précipités avec de l'eau, ils s'y dissolvent. — L'acide chlorhydrique forme dans la dissolution un abondant précipité, qui se dissout par l'action

de la chaleur lorsqu'on ajoute ultérieurement de l'eau. — L'acide sulfurique étendu forme immédiatement un précipité dans cette dissolution; on doit cependant observer que , dans certaines circonstances, l'acide sulfurique ne peut pas former de précipité (tans la dissolution chlorhydrique de stannate de potasse qui contient l'oxyde b.

L'ammoniaque produit, dans la dissolution chlorhydrique de l'oxyde d'étain b, un précipité semblable à celui qu'elle produit dans les dissolutions de l'oxyde a et dans celle du biehlorure d'étain; mais ce précipité se distingue essentiellement de ceux de l'oxyde a et du biehlorure en ce que, chauffé avec l'acide chlorhydrique, il ne se dissout que dans l'eau, et en ce que l'acide sulfurique étendu forme dans cette dissolution un précipité.

Les dissolutions de carbonate de potasse et de soude donnent de volumineux précipités qui ne sont pas solubles dans une quantité plus abondante du précipitant; mais si on jette les précipités sur un filtre et si on les lave, ils se dissolvent partiellement, et l'eau de lavage trouble le liquide qui avait été séparé par la filtration.

Les dissolutions de bicarbonate de potasse et de soude produisent également des précipités qui ne sont pas solubles dans un excès du précipitant.

Une dissolution de cyanure de potassium donne un précipité blanc, qui n'est pas soluble dans un excès de cyanure de potassium.

Une dissolution de carbonate d'ammoniaque agit comme l'ammoniaque.

Une dissolution de phosphate de soude donne immédiatement un précipité volumineux, abondant; il en est de même d'une dissolution de pyro* phosphate de soude.

Le carbonate de baryte précipite, même à froid, tout le bioxyde d'étain contenu dans la dissolution chlorhydrique.

Une dissolution de ferrocyanure de potassium produit un abondant précipité blanc.

Une dissolution de ferrocyanide de potassium produit un précipité blancjaunâtre.

Une dissolution de nitrate d'argent produit un abondant précipité blanc, qui, même lorsque la dissolution d'argent est en excès, n'est pas complètement soluble dans l'ammoniaque, mais laisse le bioxyde d'étain b comme résidu insoluble. Cette réaction distingue essentiellement du bioxyde a cette modification du bioxyde d'étain.

La dissolution chlorhydrique de l'oxyde b se comporte comme la dissolution de l'oxyde a avec les dissolutions de nitrate de protoxyde de mercure et de biehlorure de mercure

La dissolution de sesquichhrure d'or ne produit pas de précipité.

L'infusion de noix de galles ne produit pas immédiatement de précipite dans la dissolution chlorhydrique de l'oxyde b \ mais il se produit, au bout de quelque temps, un précipité blanc-jaunâtre.

Une dissolution d'iodure de potassium ne produit pas de précipite.

Le sulfure d'ammonium et [ hydrogène sulfuré se comportent avec la dissolution de l'oxyde b comme avec celle de l'oxyde a.

y -ine métallique détermine, comme dans une dissolution de biclilorure d'étain un dégagement d'hydrogène et forme d'abord un précipité d'étain métallique et ensuite un précipité blanc gélatineux de bioxyde d'étain; mais si on ajoute de l'acide ehlorhydrique libre à la dissolution, il ne se précipite que de l'étain métallique. , <

Si l'on fait fondre dans un creuset d'argent le bioxyde d etam calcine ,vec de llivdrale de potasse et si l'on traite par l'eau la masse fondue, d *> forme dans la liqueur filtrée des cristaux de stannate de potasse. Le binxvde d'étain contenu dans ces cristaux est de la modification a. Les eristaux séparés de leau-mère, attirent facilement l'acide carbonique de l'air et ne forment plus avec l'eau une dissolution claire. Conservés a l'abri de 1 air et sous l eau-mère, ils se dissolvent complètement dans l'eau. Us m dissolvent de même facilement et complètement dans l'alcool. La dissolution aqueuse n'est pas troublée lorsqu'on ajoute une plus grand* quantité d'une dissolution de potasse. - Elle ne donne pas non plus de pré- , inité avec les dissolutions de chlofure de sodium, de chlorure de patamum et de sulfate de potaue.— Une dissolution de chlorure d ammonium ne nouble pas d'abord la dissolution; mais il se forme, au bout de quelque temps, un abondant précipité.- En présence de Y acide sulfurée étendu, de Lide chlovhydrique et de Variât nitrique, la d.ssolution reste complu

Ipment claire. ,

lorsqu'on fait fondre le bioxyde d'étain calciné avee du carbonate de po- MHAwrfr, l'acide carbonique est chassé; mais la masse fondue ne se dissout pas complètement dans l'eau. Le bioxyde d'étain, contenu dans le stannate alcalin dissous dans l'eau, appartient à la modification n, et m I on sursature la dissolution par l'acide ehlorhydrique, l'acide sulfurique n y produit pas de précipité. La dissolution aqueuse se trouble d elle-même lorsqu'on l'expose à l'air; elle attire l'acide carbonique, et, au bout de plusieurs jours, tout le bioxyde d'étain en est séparé. - La masse qui ne 'ni pas dissoute dans l'eau et qui constitue la plus grande partie du bioxvde d'étain employé, passe au travers du filtre avec 1 eau de lavage lorsqu'on a presque enlevé le carbonate alcal.n, et forme un liquide tout à fait laiteux; elle ne peut donc pas être filtrée. Elle ne se dissout quel, petite quantité dans l'acide ehlorhydrique, et ne se dissout pas, même a chaud, dans l'acide sulfurique concentré. La petite portion qui se dissout, appartient à la modification a, et n'est pas précipitée par 1 ac.de sulfurique étendu. Elle ne se dissout pas non plus, même lorsquon la fait d.gerer avec le sulfure d'ammonium ; mais lorsqu'on l'a rendue ae.de avec un peu .l'acide ehlorhydrique, elle se transforme en sulfure dVtain par un long traitement, au moyen de la dissolution d'hydrogène sulfure. Hlle ne contient pas d'alcali, et est. par ses propriétés, analogue au bioxyde detam '« lciné

'4L'oxyde a en dissolution peut être transformé en oxyde b; mais la translormntion directe de l'oxyde h en dissolution en oxyde « n a pas encore ete produit».

L'oxyde a se transforme complètement en oxyde b dans une dissolution aqueuse de chlorure d étain volatil ou d'hydrate de bichlorure d Vtain qui date de plusieurs années, sans que la liqueur ait changé d'aspect extérieur. La dissolution contient alors l'oxyde b dissous dans la plus petite quantité d'acide chlorhydrique possible, comme il ne peut pas se produire lorsqu'on dissout dans l'acide chlorhydrique le bioxyde d'étain obtenu au moyen de l'action de l'acide nitrique sur l'étain métallique. Cette dernière dissolution ne donne pas de précipité avec l'acide chlorhydrique, tandis que lu première en donne un (p. 2ft9). — Pour le reste, cette dissolution se comporte complètement comme une dissolution préparée en dissolvant l'oxyde 1* dans l'acide chlorhydrique, surtout à l'égard de l'acide sulfurique, avec lequel elle produit un abondant précipité.

Cette transformation peut cependant se produire aussi dans un temps très court. Si on chauffe jusqu'à l'ébullition une dissolution de chlorure volatil d'étain récemment préjuirée ou une dissolution d'hydrate de bichlorure d'étain, l'oxyde est précipité*. L'oxyde précipité est encore l'oxyde a ; car il se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique, et donne une dissolution qui n'est pas troublée par l'acide sulfurique ; mais si on ajoute à la dissolution de bichlorure une quantité suffisante d'acide chlorhydrique, on empêche la précipitation de l'oxyde au moyen de l'ébullition. On doit avoir soin de renouveler l'eau qui s'évapore, en ajoutant de temps en temps de très petites quantités d'acide chlorhydrique et faisant bouillir quelques heures , ou assez longtemps pour qu'une petite quantité de la liqueur refroidie soit précipitée par l'acide sulfurique. La dissolution contient alors l'oxyde b.

Lorsqu'on dessèche à l'air l'oxyde a que l'on a précipité des dissolutions du bichlorure au moyen de l'ammoniaque, il conserve encore toutes ses propriétés. II se dissout bien dans l'acide chlorhydrique ; la dissolution ne donne pas de précipité avec l'acide sulfurique. Si on le chauffe même jusqu'à 50 degrés, il perd bien son eau, mais ne perd aucune de ses propriétés. Chauffé jusqu'à 80 degrés, il devient plus difficilement soluble dans l'acide chlorhydrique. t ue partie reste insoluble; mais la partie qui se dissout, a encore la plupart des propriétés de l'oxyde a. Si on le chauffe jusqu'à 130 degrés, il ne perd plus d'eau; mais une partie se dissout toujours dans l'acide chlorhydrique, ce qui n'a pas lieu lorsque l'oxyde a été calciné. Plus l'oxyde a été calciné fortement, inoins il se dissout dans l'acide chlorhydrique.

Si on conserve pendant plusieurs années le protochlorure d'étain cristallisé au contact de l'air, il se transforme à la fin complètement en une combinaison de bichlorure et de bioxyde d'étain. L'étain contenu dans cette combinaison y est à l'état de bioxyde d'étain a. Si on dissout le sel dans l'acide chlorhydrique, la dissolution donne un précipité jaune avec la dissolution d'hydrogène sulfuré, mais ne donne pas de précipité avec 1 acide sulfurique étendu.

La [dissolution île chlorure d'ammonium n'est décomposée par aucune

ÊTAIN . 253

de> modifications du bioxyde d'étain , même avec. l'aide d'une longue phullition. On ne retrouve pas de bioxyde d'étain en dissolution dans la liqueur filtrée.

Si on mélange avec, le chlorure d'ammonium les différentes modifications du bioxyde d'étain et si on calcine le mélange, le bioxyde d'étain se volatilise complètement et sans laisser de résidu. Si on mélange les stannales alcalins avec le chlorure d'ammonium, il reste, après la calcination, rnmme résidu, des chlorures alcalins; en même temps le bioxyde d etain >>st volatilisé. Lorsque la quantité de stannate n'est pas trop petite, on doit mélanger plusieurs fois le résidu avec le chlorure d'ammonium et «alciner, pour chasser complètement le bioxyde d etain. Dans les sulfosels formes par le sulfure d etain, au moins dans ceux qui contiennent des sulfures alcalins, on peut chasser tout rétain et tout le soufre en les mélangeant avec du chlorure d'ammonium et calcinant le tout; il ne reste comme r-sidu que du chlorure alcalin.

Lorsqu'on fait fondre du bioxyde d'étain avec du cyanure de potassium, '"lit letaiiï est réduit à l'état métallique. Si on verse de l'eau sur la masse hndue, les grains d'étain restent à l'état insoluble ; mais si on les laisse longtemps en contact avec la dissolution, le cyanure de potassium qui

y trouve peut déterminer la dissolution d une petite quantité d'étain.

Les sels de bioxyde d'étain dans lesquels le bioxyde forme la base et qui ^nt insolubles dans l'eau, comme le sulfate de bioxyde d'étain par exemple, ml décomposés par la calcination, lorsque l'acide qu'ils contiennent est volatil ; il reste du bioxyde d'étain comme résidu lorsque la calcination a et»; soutenue un temps suffisant. On accélère la volatilisation de l'acide lorsque, avant de calciner, on met un petit morceau de carbonate d'ammoniaque dans le creuset. Lorsqu'on a dissous dans l'acide chlorhydrique un sel de bioxyde d'étain insoluble, le meilleur caractère auquel on puisse reconnaître la présence du bioxyde d'étain, est le précipité jaune que produit dans cette dissolution une dissolution d'hydrogène sulfuré, et qui est vilubledans le sulfure d'ammonium. Lorsqu'une combinaison de bioxyde d etain a été calcinée et est devenue , par suite , insoluble dans l'acide chlorhydrique, on la réduit en poudre fine, et on la fait fondre dans un rreuset d'argent avec de l'hydrate de potasse. On traite par l'eau la masse fondue; on filtre la liqueur; on la sursature par l'acide chlorhydrique, et °n précipite par la dissolution d'hydrogène sulfuré. Tout cela n'a lieu naturellement que lorsque le bioxyde d'étain est combiné avec un acide qui n'est pits précipité par l'hydrogène sulfuré; cependant, dans les combinai- *>ns insolubles du bioxyde d'étain, il est plus facile de retrouver la pré- *nce du bioxyde d'étain au moyen du chalumeau.

Itons les sels de bioxyde d'étain, dans lesquels l'oxyde d'étain constitue Uridp. le meilleur moyen de reconnaître la présence du bioxyde d'étain Pst le suivant : on réduit la combinaison en poudre fine, et on la fond 'kn* un petit creuset de porcelaine, à la lampe à alcool à double courant, *n trois parties de carbonate de soude et avec trois parties de soufre.

On trait»1 pur l'eau la niasse refroidie. L'eau dissout 1 etain à l etat de sulfosel. Dans la dissolution filtrée, on peut, en sursaturant par l'acide chlorhydrique étendu, précipiter le sulfure d'étain, qui, par une singularité spéciale, ne parait pas jaune, niais parait brunâtre, quoiqu'il soit mélangé avec du soufre libre. Par le grillage, il se transforme en bioxyde d'étain. Si les bases avec lesquelles le bioxyde d'ctain est combiné, forment des sulfures qui ne sont pas solubles dans un»' dissolution de sulfure de sodium, ils restent à l'état insoluble après le traitement de la masse fondue par l'eau.

Au chalumeau, on peut réduire le bioxyde d etain à l'état d'étain métallique sur le charbon, au feu de réduction, sans rien ajouter; mais il faut pour cela une insufflation longtemps soutenue. La réduction s'opère bien plus facilement au moyen de la soude, avec addition de borax, comme pour les combinaisons de protoxyde d'étain (p. 2U 1,. Le bioxyde d'étain, humecte avec une dissolution de nitrate <1«- cobalt et chauffé, se colore en bleu-verdAtre. Le sulfure d'étain, correspondant au bioxyde, se comporte comme il a été indiqué (p. 2 /il .

Les dissolutions de bioxyde d'étain peuvent iMre facilement reconnues à leur manière de se comporter avec la dissolution d'hydrogène sulfuré et avec le sulfure d'ammonium.

Les deux modifications a et 6, en dissolution dans l'acide chlorhydrique, se distinguent surtout en ce que ni l'acide sulfurique étendu lorsqu'on ne lui a pas ajouté trop d'eau), ni la dissolution de nitrate d'argent, ni l'ammoniaque en excès, ne déterminent, dans la dissolution de l'oxyde «, ta précipitation du bioxyde d'étain à l'état de combinaison insoluble , et en ce que l'infusion de noix de galles n'y donne pas de précipité ; mais les dissolutions diffèrent surtout essentiellement Tune de l'autre par leur manière de se comporter à la distillation. — L'acide tartrique et l'ammoniaque peuvent aussi, comme cela va être indiqué un peu plus bas, servir à distinguer l'une de l'autre les deux modifications.

La présence des substances organiques non volatiles a de l'influence sur la détermination du bioxyde d'étain au moyen des réactifs. Dans une dissolution de bichlorure d'étain et d'hydrate de bichlorure d'étain à laquelle on a ajouté de l'acide tartrique, l'ammoniaque ne précipite pas de bioxyde d'étain. La liqueur, sursaturée par l'ammoniaque , reste complètement claire. Au contraire, dans une dissolution chlorhydrique de l'oxyde A, à laquelle on ajoute de l'acide tartrique, tout le bioxyde d'étain est précipité par l'ammoniaque. L«'s dissolutions d'hydrate de potasse et de carbonate de soude ne troublent pas d'abord les dissolutions de bichlorure d'étain »ît d'hydrate de bichlorure d'étain auxquelles on a ajouté de l'acide tartrique ; mais, au bout de quelque temps, il se forme, au moyen du carbonate de soude, un abondant précipité dans une dissolution de ce genre.

Dans la dissolution chlorhydrique de l'oxyde by à laquelle on a ajouté

ET AIN. 25.% rlr l'aride tartrique, l'oxyde d'étain psi précipite par les dissolutions d'hydrate de potasse et de carl>onate de soude. L'acide sulfurique étendu produit , dans une dissolution de ce genre , un précipité . eonnne il en produit un lorsqu'il n'y a pas d'acide tartrique.

La précipitation de l'oxyde b par l'ammoniaque, en présence de l'acide tartrique, est un moyen de le distinguer de l'oxyde a. On doit cependant observer que certaines dissolutions chlorhydriques de bioxyde d'étain, qui ne donnent pas de précipité avec l'acide sulfurique , en produisent un lorsqu'on ajoute de l'acide tartrique et un excès d'ammoniaque.

On obtient des combinaisons de protoxyde d'étain avec le bioxyde d'étain, qui n'ont du reste aucune analogie avec le sesquioxyde d'étain, lorsqu'on mélange les hydrates de bioxyde d'étain « et b avec le protochlorure d'étain. Si on mélange l'hydrate de bioxyde d'étain b avec le protochlorure d'étain et si on ajoute une très petite quantité d'eau, ou si on mélange l'hydrate de bioxyde d'étain b avec une dissolution de sulfate de protoxyde d'étain, il devient immédiatement jaune-brunâtre; la combinaison qui se forme a pour formule SnO-f SSnO1 Freiny). Lorsqu'on mêle la dissolution chlorhydrique de l'oxyde b avec une dissolution claire de protochlorure d'étain ou avec une dissolution de sulfate de protoxydc d'étain. il se forme un précipité jaunâtre. Si l'on ajoute un excès d'ammoniaque , on obtient un précipité blanc qui a une pointe de jaunâtre. Lorsqu'on mélange l'hydrate d'oxyde a , ou même l'oxyde d'étain calciné , avec du protorhlorure d'étain et un peu d'eau, ou avec une dissolution de sulfate de protoxyde d'étain , il devient immédiatement d'une couleur jaune , mais moins intense que l'oxyde b, dans les mêmes circonstances, l 'ne dissolulion de bichlorure d'étain ou d'hydrate de bichlorure d'étain ne donne de précipité ni avec une dissolution de protochlorure d'étain, ni avec une dissolution de sulfate de protoxyde d'étain. Les liqueurs deviennent un peu jaunâtres après le mélange : l'ammoniaque y produit un précipité blanc qui a une faible pointe de jaunâtre. — Lorsqu'une dissolution de bioxyde ou de protoxyde d'étain, dans les acides ou dans les alcalis, a une couleur jaunâtre qui ne vient pas de la présence d'un autre métal, cela vient ordinairement de ce qu'il y a du protoxyde dans la dissolution de bioxyde, ou du bioxyde dans la dissolution de protoxyde. Cette réaction du bioxyde d'étain , surtout celle de la moditication 6 avec le protochlorure et avec le protoxyde, caractérise très bien le bioxyde d'étain et le distingue des antres oxydes, surtout de ceux d'antimoine,

Page 1