‹ Traité complet de chimie analytiqueChapitre 64 sur 102 · AN 1 1 MOIN K · texte numérisé non relu

AN 1 1 MOIN K

I»' i "irlMinate do soude. L'ammoniaque forme aussi dans la dissolution . hlorhydrique un abondant précipité qui ne se redissout pas lorsqu'on ajoute de l'eau. Si la dissolution est étendue de beaucoup d'eau, de manière cependant qu'elle ne se trouble pas encore, l'ammoniaque ne forme |m> de précipité.

L'hydrate d'acide antimoniquo et l'acide desséché, mis en contact avec la dissolution d'hydrogène sulfuré, ne sont pas transformés immédiatement, nuis sont transformés au bout de peu de temps et pou à peu en sulfure 'l'antimoine do couleur rougo-orangé. Dans la dissolution d'acide antimonique dans l'acide chlorhydrique ou dans tout autre acide, mémo lorsqu'il n'y est contenu qu'en petite quantité, la dissolution d'hydrogène sulfuré m un courant de gaz hydrogène sulfuré produisent un précipité rougeorangé volumineux de sulfure d'antimoine. C,e précipité a une couleur presque entièrement pareille à celui qui se forme par l'action de l'hydro- {.vne sulfuré dans les dissolutions d'acide antimonieux (p. 261) ; seulement I un se produit plus lentement que l'autre. Lorsqu'une dissolution ne contient que de petites quantités d'acide antimoniquo, la dissolution d'hydrouène sulfuré ne produit souvent d'abord pas de précipité ; mais il s'en produit un au bout de quelque temps. Tout l'acide antimoniquo est précipité par l'hydrogène sulfuré à l'état de sulfure d'antimoine. — Ce sulfure d'antimoine ne retient pas d'eau à une température de 100°, comme celui dont la composition correspond à l'acide antimonieux auquel, du reste, il ressemble complètement par son aspect extérieur. Il fond lorsqu'on le chauffe a l'abri du contact de l'air et se transforme en sulfure d'antimoine noir tîVS3'; : en même temps il se volatilise du soufre. Traité par le gaz hydrogène à une température élevée, il est transformé on antimoine métallique avec dégagement de gaz hydrogène sulfuré et volatilisation d'une

• ♦•rtaine quantité do soufre. — Si l'on fait fondre le sulfure d'antimoine Sh^avec du cyanure de potassium, une partie seulement est réduite à Irtat d'autimoine métallique qui se sépare sous forme do grains métalliques fondus. La masse fondue contient , outre le cyanure de potassium

• '» excès, du rhodanure de potassium et un sulfosel formé par la combinaison du sulfure de potassium et du sulfure d'antimoine Sb2S\ Le sulfure d'antimoine au maximum do soufre se comporte par conséquent à l'égard du ryanure de potassium d'une manière analogue au sulfure d'antimoine Sb2S3 p. 263) : seulement, dans le premier cas, il y a moins d'antimoine réduit que dans le second. Si on mélange les deux espèces de sulfure d'antimoine avec du soufre, et si on fait fondre le mélange avec du cyanure de potassium, il ne se sépare plus d'antimoine métallique : il ne se produit que du rhodanure do potassium et un sulfosel d'antimoine. — Le sulfure d'am- "wn/um dissout le sulfure d'antimoine Sb'S* plus facilement qu'il no dissout celui formé par la précipitation des dissolutions d'acide antimonieux. ^ Ion sursature par un acide étendu, le sulfure d'antimoine est précipité de nouveau; mais il a ordinairement une couleur plus -pale qu'auparavant v[ peut paraître souvent tout à fait jaune, lorsqu'il se précipite en mémo

temps beaucoup de soufre provenant de la décomposition du sulfure d'aiu monium. — I*e sulfure d'ammonium réagit moins énergiquement que 1 dissolution d'hydrogène sulfuré sur l'hydrate d'acide antimonique et su l'acide antimonique sec. Ce n'est qu'au bout de très longtemps qu'ils son dissous par le réactif. — Le sulfure d'antimoine, correspondant à l'acicl antimonique, se dissout à chaud dans l'acide chlorhydrique concentré ave dégagement de gaz hydrogène sulfuré, comme celui qui correspond à Tacidi antimonieux (p. 262); mais, ce qui est caractéristique pour le sulfure d anti moine Sb2S5,il reste du soufre insoluble qui parait d'abord un peurou^eâtre mais qui devient jaunâtre lorsqu'on le soumet à l'action d'une chaleur pro longée. La dissolution contient du sesquichlorure d'antimoine. — Si l'on fai bouillir le sulfure d'antimoine au maximum de soufre avec l'hydrate cl< potasse, il s'y dissout plus facilement que le sulfure d'antimoine correspon dant à l'acide antimonieux. Dans cette dissolution, il ne se forme ordinai rement qu'un faible précipité floconneux d'antimoniate de potasse. — S on chauffe le sulfure d'antimoine avec une dissolution d'hydrate de soude il se sépare par le refroidissement de l'antimoniate de soude, blanc, pei soluble, que l'on peut obtenir à l'état cristallin, lorsqu'on n'a pas employt de trop petites quantités de matières. — Si l'on fait bouillir le sulfure d'antimoine Sb2S5 avec une dissolution de carbonate de potasse, on obtien une dissolution complète qui, même après le refroidissement, reste cLiin lorsqu'elle n'est pas très concentrée et lorsqu'on la préserve du contact de l'air. — Si on fait bouillir le même sulfure d'antimoine avec une dissolution de carbonate de soude, on obtient un dépôt considérable d'antimoniate de soude peu soluble ; mais il ne se sépare pas de sulfure d'antimoine lorsque, après le refroidissement, on la préserve bien du contact de l'air. Cette manière de se comporter avec les carbonates alcalins distingue essentiellement le sulfure d'antimoine Sb2S5 du sulfure d'antimoine SbaSJ. Si l'on sursature avec des acides, même des acides très faibles, les dissolutions du sulfure d'antimoine dans les dissolutions des hydrates ou des carbonates alcalins, on en précipite du sulfure d'antimoine rougeorangé. L'acide carbonique de l'air peut même produire cette décomposition. Si l'on fait fondre le sulfure d'antimoine Sb*S5 avec un carbonate alcalin dans un petit creuset de porcelaine, il ne se sépare pas d'antimoine métallique. Lorsqu'on fait bouillir avec de l'eau la masse fondue, elle se dissout ; mais, par le refroidissement, il se sépare du sulfure d'antimoine brun-rouge. Si on mélange avec une grande quantité d'oxyde de cuivre le sulfure d'antimoine au maximum de soufre et si on fait bouillir pendant longtemps le mélange avec une dissolution d'hydrate de potasse, une dissolution de nitrate d'argent produit dans la liqueur filtrée un précipité noir qui est soluble dans l'ammoniaque; s'il n'y est pas complètement soluble, c'est que l'ébullition n'a pas été continuée pendant assez longtemps. — Le sulfure d'antimoine au maximum de soufre est soluble dans l'ammoniaque, mais en quantité pas très considérable. Si on ajoute à la dissolution filtrée une dissolution de nitrate d'argent et si l'on sépare en filtrant

le précipité de sulfure d'argent obtenu, la dissolution ammoniacale filtrée produit, lorsqu'on la sature, un précipité blanc. — Si on mélange avec du chlorure d'ammonium le sulfure d'antimoine Sb2S5, et si l'on chauffe le mélange, il se volatilise complètement. On peut aussi, dans les combinaisons du sulfure d'antimoine avec les autres sulfures, volatiliser le sulfure d'antimoine en mélangeant ces combinaisons avec du chlorure d'ammonium et en chauffant le mélange : dans la plupart des cas , les sulfures étrangers restent comme résidu à l'état de chlorures.

Le une métallique précipite , dans la dissolution d'acide antimonique dans l'acide chlorhydrique , l'antimoine sous forme d'une poudre noire , mais incomplètement.

L'acide antimonique forme avec les bases des sels qui appartiennent k deux modifications isomériques : les unes se forment au moyen des autres par la calcination. Les sels calcinés sont plus insolubles et se décomposent plus difficilement par l'action des acides que les sels qui n'ont pas ♦'té calcinés. Lorsqu'on calcine certains antimoniates métalliques, la réaction est accompagnée de production de lumière (Berzelius) .

La combinaison de l'acide antimonique avec la potasse, lorsqu'elle a été obtenue par la fusion de l'antimoine avec le nitrate de potasse et par le lavage de la masse fondue au moyen de l'eau, se dissout difficilement dans l'eau froide; mais elle peut se dissoudre dans l'eau par une longue ébullition. Lorsqu'on la fait fondre dans un creuset de platine avec l'hydrate de potasse, on obtient un sel de potasse qui se dissout facilement dans I eau froide, et que l'on peut obtenir du reste en ajoutant simplement de I hydrate de potasse à la première dissolution. Les deux dissolutions ne se comportent pas tout à fait de la même manière avec les réactifs; car, dans le premier cas, il se dissout un peu d'antimoniate acide de potasse : la seconde dissolution contient de l'antimoniate neutre de potasse, et aussi un peu d'hydrate de potasse libre.

Vatide chlorhydrique produit dans ces deux dissolutions un précipité blanc, abondant, d'hydrate d'acide antimonique qui se dissout bien même à froid dans un excès d'acide.

l'acide nitrique y donne également un précipité d'hydrate d'acide antimonique qui n'est pas soluble à froid dans un excès d'acide î à chaud, au contraire, il se forme une dissolution claire.

l'acide sulfurique étendu produit également un précipité abondant d'hydrate d'acide antimonique, qui est soluble par un long contact et à chaud dans l'acide sulfurique.

L'n courant de gaz acide Carbonique produit au bout de quelque temps un abondant précipité : si cependant la dissolution contient de la potasse libre, il se passe naturellement un temps bien plus long avant que le gaz puisse troubler la liqueur. Lorsqu'on la laisse au contact de l'air, l'acide carbonique que l'air contient, y produit également un trouble : ce qui la Nnd moins apte à être employée comme réactif qu'une dissolution qui contient de la potasse libre.

Les dissolutions d'acide oxalique et de bicxalale de fêtasse ne produis**! i pas de précipité : au bout de quelque temps, il se forme un faible préei pité floconneux.

Les antimoniates sont pour la plupart insolubles ou peu solubles dan l'eau. Le plus soluble de tous est le sel de potasse. L'antimoniate ci potasse est décomposé par l'eau; il se dissout d'abord de l'hydrate ri potasse ; plus tard , la dissolution contient un antimoniate de potasse u peu acide, tandis qu'il reste à l'état insoluble un antimoniate de potass encore plus acide. Cette décomposition se produit plus rapidement jki l'ébullition.

Les dissolutions des sels de potasse, surtout celles du sulfate et ri nitrate de potasse, produisent un faible précipité floconneux dans les dis solutions qui contiennent de l'antimoniate de potasse un peu acide ; mai elles n'en produisent pas dans celles auxquelles on a ajouté de l'hydrat de potasse.

Les dissolutions des sels de soude , surtout celles du nitrate, du sulfate du carbonate, du phosphate et du borate de soude, aussi bien que cell du chlorure de sodium, versées dans une dissolution d'antimoniate d potasse à laquelle on a ajouté un peu d'hydrate de potasse, donnent, biei que souvent ce ne soit pas immédiatement, mais au bout de quelque temps un précipité grenu cristallin qui se dépose en partie sur les parois du vern en y adhérant. L'acide antimonique est précipité en grande partie par le dissolutions des sels de soude, en sorte que la liqueur filtrée n'en contien que de faibles traces au bout de vingt-quatre heures. On peut de cetti manière distinguer très bien la soude de la potasse (p. 9i. Cependan l'antimoniate de soude peut se dissoudre dans une très grande quanti h d'eau chaude et former une dissolution claire. — Si on ajoute à la disso lution d'antimoniate de potasse assez d'acide chlorhydrique pour que h précipité formé d'abord se redissolve, les dissolutions des sels de soud< ne forment pas dans cette dissolution un précipité d'antimoniate de soude il faut, pour qu'il s'en forme un, sursaturer préalablement la dissolutioi par l'hydrate de potasse.

V ammoniaque ou le chlorure d'ammonium produisent d'abord dans h dissolution d'antimoniate de potasse, soit qu'elle contienne de la potass* libre ou quelle n'en contienne pas, un faible précipite qui augmenta beaucoup à la longue.

Les antimoniates, lorsqu'ils n'ont pas été calcinés, se dissolvent dan* l'acide chlorhydrique, lorsque la base de l'antimoniate ne forme pas avec cet acide une combinaison insoluble. — Si on précipite les dissolutions des sulfates neutres ou des chlorures par la dissolution d'antimoniate de potasse qui ne contient pas de potasse libre ou par une dissolution bouillante d'antimoniate de soude, on obtient, surtout dans le dernier cas, des précipités floconneux qui se déposent bientôt et qui sont formés d'antinioniates acides : au bout de quelque temps, il se forme à la surface de la liqueur de petits cristaux d'antimoniates neutres qui deviennent plus gros au bout

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de quelque temps, se précipitent en partie au fond du vase et se mélangent avec le sel acide amorphe : une partie du sel neutre reste attachée aux parois du vase. On peut séparer le sel neutre du sel acide par des lavages.

Une dissolution de chlorure de baryum y donne un précipité abondant qui se dissout presque entièrement dans une dissolution de chlorure d'ammonium. Cependant le sel se sépare de nouveau de la dissolution au bout de quelque temps. — L'antimoniate de bary te est soluble dans un excès de chlorure de baryum.

Une dissolution de chlorure de calcium donne également un abondant précipité qui est encore plus soluble dans une dissolution de chlorure d ammonium que le précipité formé par le chlorure de baryum , mais la dissolution se trouble au bout de quelque temps.

l'ne dissolution de tulfale de magnésie ne produit pas de précipité, même au bout de quelque temps. Il ne s'en forme un que lorsqu'on ajoute de l ammoniaque, et le précipité qui se forme alors se dissout facilement et complètement dans une dissolution de chlorure d'ammonium. Cette dissolution reste claire, même au bout de quelque temps.

Une dissolution de sesquichlorure d'or ne produit presque pas de précipité dans la dissolution d'antimoniate de potasse, même lorsqu'elle rontient de la potasse libre. Ce n'est qu'au bout de quelque temps qu'il se forme un faible précipité noir.

l'ne dissolution de nitrate d'argent donne, dans la dissolution d'antimoniate de potasse, un précipité blanc, abondant, d'antimoniate d'argent. Si la dissolution contient de la potasse libre, le précipité est brun par suite de la séparation de l'oxyde d'argent qui se précipite en même temps. Les deux précipités sont complètement solubles dans l'ammoniaque. L'acide nitrique forme dans la dissolution ammoniacale un précipité d'hydrate d'acide antimonique. — Si cependant la dissolution contient seulement une très faible quantité d'acide antimonieux, le précipité formé par la dissolution d'argent n'est pas complètement soluble dans l'ammoniaque, il reste alors un précipité noir insoluble (p. 264 .

Une dissolution de nitrate de protoxyde de mercure produit un précipité jaunâtre d'antimoniate de protoxyde de mercure. Si la dissolution contient de la potasse libre, le précipité est brun et devient noir par un contact prolongé.

Le bichlorure de mercure ne produit pas de précipité dans la dissolution d'antimoniate de potasse, lorsqu'elle ne contient pas de potasse libre.

Une dissolution de sulfate de cuivre produit un précipité blanc-bleuâtre. Si l'antimoniate de potasse contient de la potasse libre, le précipité est bleu-verdâtre. Les deux précipités sont complètement solubles dans l'ammoniaque.

La dissolution (Yhydrogène sulfuré ne produit pas immédiatement de précipité dans la dissolution d'antimoniate de potasse qui ne contient pas de potasse libre; mais au bout de quelque temps il se produit un précipité

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rouge de Milfure d antimoine. Si, au contraire, la dissolution contient de la potasse libre, il ne se tonne pas de précipité, et il ne se précipite du sulfure d'antimoine que par la sursaturation avec un acide étendu.

Lorsqu'on les calcine, les antimoniates alcalins sont légèrement décomposés par l'eau de cristallisation : il se forme de l'hydrate d'oxyde alcalin et de l'antimoniate alcalin acide. Ces combinaisons salines ne perdent pas complètement leur eau de cristallisation par la calcination. Ce n'est que lorsqu'on les soumet à l'action de la chaleur dans une atmosphère de gaz acide carbonique que l'eau se dégage complètement: il se forme alors un carbonate alcalin et un antimoniate alcalin acide. La même réaction s'opère lorsqu'on calcine l'antimoniate alcalin avec un peu de carbonate d'ammoniaque. L'antimoniate de baryte se montre sous ce rapport légèrement analogue aux antimoniates alcalins.

Si on mélange les antimoniates alcalins avec du chlorure d'ammonium et si on calcine le mélange , l'acide antimonique est complètement volatilisé et l'oxyde alcalin reste comme résidu à l'état de chlorure. Si on traite les autres antimoniates de la même manière, la décomposition n'est pas complète.

Si on fait fondre avec du cyanure de potassium les antimoniates, surtout les antimoniates alcalins et alcalino-terreux , l'antimoine est réduit complètement à l'état métallique ; et, lorsqu'on dissout dans l'eau la masse fondue, l'antimoine reste presque en entier comme résidu sous la forme d'un seul globule métallique : il ne se sépare qu'une très petite quantité d'antimoine sous forme pulvérulente. Si, pour dissoudre la masse fondue, on emploie l'alcool étendu d'eau et si on laisse le liquide le moins longtemps possible en contact avec l'antimoine réduit, la dissolution ne contient pas d'antimoine. On n'en trouve des traces que lorsque le liquide est reste longtemps en contact avec l'antimoine réduit: ou en trouve une plus grande quantité lorsqu'on n'a employé que de l'eau pour dissoudre la masse fondue et lorsqu'on l'a laissé réagir pendant longtemps sur l'antimoine. — Si l'on fait fondre les antimoniates dans un courant d'hydrogène, il se volatilise une quantité excessivement faible d'antimoine à l'état d'hydrogène antiraonié gazeux.

Les antimoniates contiennent de l'eau de cristallisation. Dans un très grand nombre d'antimoniates neutres cristallisés qui ont une même forme cristalline, l'eau peut aller jusqu'à 12 atomes. Si on les chauffe jusqua 100 degrés, ils perdent 8 atomes d'eau; à 200 degrés, ils en perdent 10, et à 300 degrés, ils en perdent 11. Si on les chauffe jusqu'au rouge, ils perdent également le dernier atome d'eau; mais en même temps il se produit un phénomène de lumière remarquable. Ce phénomène est surtout intense pour les antimoniates de zinc, de cuivre, de nickel et de cobalt : le phénomène de lumière se montre par la calcination même pour les sels acides de Ces oxydes. Après la calcination, ces antimoniates ne sont presque plus tlécomposables par les acides forts.

Ohauflé à la ilauuue du chalumeau sur le charl>on, l'acide antimonique

amimoim:. 27:.

perd (li* l'oxygène en répandant uni' forte lumière et se transforme eu um* combinaison d'acide antimonieux et d'acide antimonique. Cette combinaison ne fond pas et m1 se volatilise pas eoimne l'acide antimonieux pur. A la flamme intérieure, rette combinaison ne se réduit pas sans addition de soude, mais elle diminue de volume; en même temps le charbon se recouvre d'un dépôt blanc. Humecté avec la dissolution de nitrate de cobalt, l'acide antimonique devient vert foncé sale après la calcinatiou. Avec les fondants, l'acide antimonique se comporte comme l'acide antimonieux p. 26.V.

Le meilleur moyen de reconnaître l'acide antimonique et de le distinguer des autres oxydes métalliques est, comme pour l'aeide antimonieux, remploi du gaz hydrogène sulfuré. L'acide antimonique, en dissolution dans les acides et surtout dans l'acide ehlorhydrique, peut être distingué de l'acide antimonieux au moyen du sesquichlorure d'or qui, en présence du premier, ne réduit pas l'or à l'état métallique : dans les dissolution* alcalines, et surtout dans une dissolution d'hydrate de potasse, on peut de préférence distinguer les deux acides de l'antimoine au moyen du nitrate d'argent.

La présence des substances organique* non volatiles modifie essentiellement la manière dont l'acide antimonique se comporte avec les réactifs. Ainsi, en présence de l'acide tartrique, la dissolution de l'acide antimonique dans l'acide ehlorhydrique n'est précipitée ni par l'eau, ni par les dissolutions d'hydrate de potasse et de carbonates alcalins. Cependant l'acide tartrique n'empêche pas la formation du sulfure d'antimoine au moyen de l'hydrogène sulfuré s'il n'est |>as en très grand excès.

Si. à une très petite quantité d'antimoine métallique, à un anneau d'antimoine par exemple, comme celui (pi on obtient dans un petit tube de verre par la décomposition de l'hydrogène antimonié gazeux p. 257), on ajoute une très petite quantité de chlorate de potasse et quelques gouttes d'acide ehlorhydrique, l'antimoine se dissout entièrement, soit par un contact prolongé, soit avec l'aide d une chaleur excessivement faible. M on ajoute un peu d'acide tartrique, et ensuite de l'ammoniaque en excès, à cette dissolution qui contient l'antimoine à l'état d'acide antimonique, la dissolution reste non-seulement complètement claire lorsqu'on prolonge le contact, mais elle ne s»' trouble pas du tout lorsqu'on y verse une dissolution claire d'un sel de magnésie à laquelle on a ajouté une dissolution de chlorure d'ammonium et de l'ammoniaque libre. Cette réaction est caractéristique pour distinguer l'acide antimonique des acides analogues , et notamment de l'acide arsénique. Mais on doit faire l'expérience avec précaution. 11 est nécessaire de laisser reposer quelque temps la dissolution après avoir ajouté l'acide* tartrique et l'ammoniaque et avant d'ajouter la dissolution de magnésie. Quelquefois, lorsqu'il n'y a pas une quantité suffisante de tartrate d'ammoniaque et de chlorure d'ammonium, il se forme un faible précipité floconneux d'acide antiiuonique qui disparaît

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lorsqu'on ajoute une dissolution de ehlorure d'ammonium. C'est ce qui arrive, par exemple, lorsqu'on traite de la manière indiquée une dissolution d'antimoniate de potasse qui contient beaucoup de potasse libre. Il est en outre nécessaire que la liqueur ne soit pas chaude lorsqu'on ajoute la dissolution de magnésie : on ne doit pas non plus la chauffer après qu'on a ajouté la dissolution de magnésie, parce que la dissolution d'un sel de magnésie qui contient des sels ammoniacaux et de l'ammoniaque libre, est troublée par l'action de la chaleur et peut former un précipite considérable.

Lorsqu'une quantité très faible d'une combinaison anthnoniée quelconque est mélangée avec une grande quantité de substances organiques, avec des aliments solides, semi-solides ou liquides par exemple , et lorsqu'on veut y rechercher la présence de l'antimoine, le mieux est d'opérer de la manière suivante : Si la substance organique est solide, il faut la diviser en portions très petites; si elle est liquide, il faut l'évaporer aune très faible chaleur pour la réduire à un petit volume. On ajoute ensuite environ autant d'acide chlorhydrique concentré qu'il y a de substance organique; on ajoute ensuite assez d'eau pour que le tout forme une bouillie épaisse et on chauffe le tout à une faible chaleur. On ajoute ensuite peu à peu, et en agitant, de petites quantités de chlorate de potasse à la liqueur chaude jusqu'à ce qu'elle devienne jaune clair, et on chauffe encore jusqu'à ce que l'odeur du chlore disparaisse : on étend alors la liqueur avec de l'eau et on laisse le tout refroidir complètement. Comme une chaleur trop forte et de trop longue durée pourrait déterminer la volatilisation d'une très petite quantité d'antimoine à l'état de chlorure d'antimoine, le mieux est de faire l'expérience dans un vase spacieux que l'on ne chauffe que faiblement et que l'on recouvre d'un entonnoir. Ordinairement il se sépare une quantité plus ou moins grande de matière grasse liquide ou demisolide. On filtre , et on peut faire passer dans la dissolution filtrée un courant de gaz hydrogène sulfuré qui produit du sulfure d'antimoine rouge-orangé qui se dépose immédiatement ou au bout de quelque temps: on peut encore utiliser la dissolution pour former du gaz hydrogène antimonié et obtenir par suite un anneau d'antimoine métallique par l'action de la chaleur sur ce gaz. On opère ici d'une manière tout à fait semblable à celle que l'on suit pour découvrir de petites quantités d'arsenic dans de grandes quantités de substances organiques : ce qui sera décrit avec détail plus loin à l'article Arsenic.

Une combinaison d'acide antimonieux avec Y acide antimonique iSb^+Sb^O3) se forme lorsqu'on calcine l'acide antimonique assez longtemps pour que le résultat de la calcination paraisse entièrement blanc après le refroidissement. A chaud, cette combinaison a une petite pointe de jaunâtre. Elle se produit aussi lorsqu'on chauffe d'abord faiblement et ensuite fortement l'acide antimonieux au contact de l'air. Lorsqu'on calcine cette combinaison, soit dans des vases fermés, soit dans des vases

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