‹ Traité complet de chimie analytiqueChapitre 98 sur 102 · Hydrogène telluré · texte numérisé non relu

Hydrogène telluré

Quelques-uns de ces gaz se présentent si rarement dans les analyses et ont même été préparés si rarement, que nous ne nous en occuperons que légèrement. Ce sont surtout les gaz qui portent le n° 24 et le n" 25, le gaz hydrogène sélénié et le gaz hydrogène telluré, dont on a du reste décrit les propriétés page 438 et page 428.

Les gaz que nous avons indiqués, ne peuvent pas exister tous simultanément dans un mélange gazeux ; en effet un très grand nombre d'entre eux se décomposent réciproquement. Ainsi le gaz chlore, lorsqu'il est en quantité suffisante, décompose souvent avec beaucoup d'énergie (surtout à la lumière solaire) tous les gaz qui contiennent de 1 hydrogène. Il décompose en outre quelques gaz qui contiennent de l'oxygène, comme le gaz sulfureux ; cependant il ne le décompose qu'en présence de l'eau et non lorsqu'il est sec. Le gaz sulfureux décompose également, mais seulement en présence de l'eau, le gaz hydrogène sulfuré etles autres gaz d'une composition analogue à celle de ce dernier. Le gaz bioxyde de nitrogène se combine avec le gaz oxygène ; l'ammoniaque se combine avec tous les gaz acides.

Il n'y a que les gaz compris entre le n* 1 et le n° 11 qui puissent être recueillis et analysés sur l'eau, parce qu'ils n'y sont que peu solubles. Les autres gaz, compris entre le n° 12 et le n° 25, sont solubles dans l'eau, sans cependant y être tous solubles en égale proportion. Quelques-uns, notamment ceux qui sont compris entre le n° 12 et le n° 18, se dissolvent en forte proportion même dans une très petite quantité d'eau et ne peuvent pas être recueillis sur l'eau ; les gaz compris entre le n* 19 et le n° 25 ne se dissolvent que dans de grandes quantités d'eau ; on peut par suite, dans tous les cas, en faire sur l'eau une analyse qualitative approximative.

Les expériences sur les mélanges gazeux qui contiennent du gaz chlore

,001, ANALYSK UUALlTATIVb.

libre, ne peuvent être faites ni sur l'eau, ni sur le mercure, parce que le chlore est absorbé par l'eau et par le mercure. On ne doit pas du moins laisser le mélange gazeux longtemps en contact avec l'eau, ni avec le mercure, mais on doit, immédiatement après avoir recueilli le gaz, le traiter par les réactifs.

Après avoir recueilli soit sur l'eau , soit sur le mercure, le mélange gazeux à analyser, on en introduit une portion dans un petit tube et on le traite par une dissolution d'hydrate de potasse, en ayant soin d'agiter ensuite le mélange gazeux avec l'hydrate de potasse. Si le mélange gazeux est complètement absorbé, cela indique que les gaz qu'il contient sont du nombre de ceux compris entre le n° 12 et le n° 25 ; si la dissolution d'hydrate de potasse n'a rien absorbé ou n'a absorbé qu'une petite quantité du mélange gazeux, cela indique que les gaz qu'il renferme sont du nombre de ceux compris entre le n° 1 et le n" 11. Si une partie seulement du mélange gazeux est absorbée tandis que l'autre ne l'est pas, cela indique qu'il entre dans le mélange des gaz appartenant aux deux catégories.

Analyse qualitative des gaz absorbables par une dissolution d'hydrate de potasse.

Les gaz qui sont absorbés par une dissolution d'hydrate de potasse, sont: Yoride chlvrhydrique, Yneide bromhydrique, Y aride iodhydriquc, le fluorure de silicium, le fluorure de bore, Yneide eyanhydrique, Ymmnoniaque, Y aride carbonique, Yneide sulfureu.c , le chlore , le cyanogène, Yhydrogène sulfure, Yhydroqhnc sclêniô et Y hydrogène tellure. Après que ces gaz ont été absorbés par une dissolution d'hydrate de potasse, on peut en opérer l'analyse qualitative de la manière qui a été indiquée dans les chapitres page 90/i et pige 947 ; en effet, si l'on excepte le gaz ammoniac, les dissolutions de ces gaz forment avec la potasse des combinaisons dont les parties constituantes peuvent être retrouvées par des méthodes qui ont été indiquées dans les chapitres que nous venons d'indiquer. 11 est cependant quelquefois plus facile de reconnaître certains gaz dans le mélange gazeux même, en traitant par différents réactifs différentes portions de ces gaz.

Tous les gaz absorbables par une dissolution d'hydrate de potasse doivent être recueillis sur le mercure. À l'exception du gaz ammoniac (et aussi du gaz chlore et du gaz cyanogène:, ces gaz sont de nature acide. Les gaz qui ont des propriétés acides énergiques comme le gaz acide chlorhydrique, le gaz acide sulfureux, etc., lorsqu'ils sont secs, sont absorbés par le borax sur le mercure, mais l'absorption s'opère ordinairement très lentement; les gaz qui ont des propriétés acides plus faibles comme le gaz acide carbonique, le gaz hydrogène sulfuré, ne sont pas absorbés. Lesdeux sortes de gaz peuvent souvent par suite être très bien séparées par le borax.

On peut traiter une portion du mélange gazeux par une très petite quantité d'eau dans un tube à essai, sans le soumettre à l'absorption préalable par une dissolution d'hydrate de potasse; les gaz qui se dissolvent ainsi

tiuns l'eau, sont surtout, comme cela a déjà été remarqué, les gaz compris entre le n° 12 et le n° 18, tandis que les autres gaz qui sont compris entre le n» 19 et le n- 25, ne sont absorbés qu'en petite quantité par l'eau.

On ajoute de l'eau de chaux à une portion du mélange gazeux que l'on a conservée sur le mercure, sans traiter préalablement le mélange gazeux par une dissolution de potasse. Si, en agitant l'eau de chaux avec le gaz, elle devient laiteuse, cela est une preuve que le mélange gazeux contient du gaz acide carbonique, que l'on peut facilement reconnaître à l'aide de cette propriété, bien qu'il soit mélangé avec tous les autres gaz, même avec ceux qui sont compris entre le n° 1 et le na 11, et par conséquent avec ceux qui ne sont pas absorbés par une dissolution de potasse. Lorsqu'on a ajouté au mélange gazeux une quantité trop faible d'eau de chaux et lorsque ce mélange contient une grande quantité d'acide carbonique, il peut arriver qu'il ne se produise pas de trouble laiteux (p. 687). Les gaz qui sont doués de propriétés acides énergiques, peuvent également empêcher que l'eau de chaux, à moins que l'on n'en ajoute pas un excès, ne soit troublée par la présence de l'acide carbonique. — Le gaz acide carbonique n'est pas absorbé par le peroxyde de plomb.

On agite une portion du mélange gazeux avec une dissolution de nitrate d'argent ou d'acétate de plomb. S'il se produit ainsi un précipité noir, cela indique que le mélange gazeux contient du gaz hydrogène sulfuré (et aussi du gaz hydrogène sêlénié et du gaz hydrogène telluré). Même lorsque le mélange gazeux contient en même temps plusieurs gaz absorbables par la dissolution de potasse, on peut reconnaître encore avec certitude dans le mélange gazeux la présence des trois gaz que nous venons d'indiquer au précipité noir produit par la dissolution de nitrate d'argent. — Si le gaz est entièrement absorbé par la dissolution d'oxyde d'argent et par la dissolution d'oxyde de plomb, cela est une preuve qu'il est entièrement formé de gaz hydrogène sulfuré (ou des autres gaz que nous avons indiqués). On s'assure avec facilité et avec certitude qu'il y a du gaz hydrogène sulfuré, lorsque le gaz, en très petite quantité, présente l'odeur désagréable et bien connue du gaz hydrogène sulfuré, lorsqu'il est absorbé par le peroxyde de manganèse humide, lorsque le mélange gazeux, enflammé, brûle au contact de l'air avec une flamme bleue et donne ainsi naissance à de l'acide sulfureux. (Si l'on n'a pas préalablement essayé une portion du mélange gazeux au moyen d'une dissolution de potasse, le précipité noir produit par la dissolution d'oxyde d'argent peut aussi provenir de la présence du gaz hydrogène phosphoré, du gaz hydrogène arsénié et du gaz hydrogène antimonié.)

Lorsque le mélange gazeux détruit la couleur bleue du papier de tournesol et blanchit le papier de tournesol humide, et lorsqu'il est absorbé partiellement ou entièrement par le mercure métallique, cela indique que le mélange gazeux contient du gaz chlore on bien qu'il est formé seulement de gaz chlore. En outre lorsque ce gaz se trouve mélangé avec d'autres gaz

qu'il ne décompose pas ou bien avec lesquels il ne se combine pas, il présente les propriétés qui ont été indiquées antérieurement. Mais lorsque le mélange contient la plupart des gaz, et notamment ceux qui contiennent de l'hydrogène, il ne peut pas s'y trouver en même temps du chlore, du moins s'il y a de l'eau, sans qu'il s'opère une décomposition complète.

Si le mélange gazeux est absorbé, non-seulement par une dissolution de potasse, mais aussi par le peroxyde rouge ou le peroxyde puce de plomb et par le peroxyde de manganèse, même lorsqu'ils ne sont que très peu humectés , et en outre par une dissolution de bichromate de potasse à laquelle on a ajouté de l'acide sulfurique, ou bien encore par le borax, et s'il présente l'odeur du soufre en combustion, cela indique qu'il est formé de gaz acide sulfureux ou qu'il contient du gaz acide sulfureux. (Lorsqu'on veut mettre en contact avec le gaz les peroxydes que nous venons d'indiquer, on recouvre d'empois d'amidon jusqu'au tiers de sa longueur une baguette de verre qui est un peu plus longue que le tube qui contient le gaz, on plonge cette baguette de verre dans le peroxyde qui a été préalablement réduit en poudre fine et qui s'attache alors à l'amidon et on introduit dans le tube de verre l'extrémité de la baguette de verre qui est recouverte de peroxyde. En quelques minutes, le gaz est absorbé.)

Pour reconnaître dans un mélange gazeux la présence du gaz cyanogène, on doit, après avoir traité le mélange par une dissolution d'hydrate de potasse, essayer ce mélange par la méthode qui a été indiquée p. 722 ; on doit surtout chercher a obtenir du bleu de Prusse par la méthode qui a été indiquée précédemment. S'il y avait en même temps du gaz acide cyanhydrique, on absorbe le gaz par la dissolution de potasse, et on obtient les mêmes réactions. Pour les séparer l'un de l'autre, on peut, avant de traiter le mélange gazeux par la dissolution de potasse, introduire dans le mélange du bioxyde rouge de mercure qui absorbe le gaz acide cyanhydrique et qui n'absorbe pas le gaz cyanogène, ou qui du moins ne l'absorbe que très lentement et seulement lorsqu'il est humide.

Le meilleur moyen de reconnaître la présence du gaz acide chlorhydrique, du gaz acide brmnhydriquc et du gaz acide iodhydrique dans un mélange gazeux est de traiter ce mélange gazeux par l'eau ou par la dissolution de potasse et de rechercher dans les dissolutions la présence de ces acides. — Pour retrouver la présence du gaz fluorure de silicium, on traite le mélange gazeux par l'eau ; la présence du gaz fluorure de silicium peut alors être indiquée par les flocons d'acide silicique gélatineux qui se déposent. — Pour rechercher dans le mélange gazeux la présence du gaz fluorure de boiv, on dissout le mélange dans l'eau ou dans une dissolution de potasse, on ajoute de l'acide chlorhydrique à la dissolution et on y plonge du papier de curcuma ; si le mélange gazeux contient du gaz fluorure de bore, le papier de curcuma devient rouge-brun après avoir été desséché ; on peut aussi ajouter de l'acide sulfurique et de l'alcool à la dissolution du mélange gazeux; si l'on enflamme alors l'alcool, il brûle avec une flamme verte.

ANALYSE 01 aLITATIVK DKS MËUNGKS GAZEUX. 1009 Le gazammaniae qui ne peut du reste pas exister dans un mélange gazeux en même temps que les gaz qui peuvent être absorbés par une dissolution de potasse, peut être reconnu à son odeur particulière, soit avant, soit après que l'on a soumis le mélange gazeux à l'action de l'eau ou de la dissolution de potasse.

Analyse qualitative des gaz non absorbâmes par une dissolution d'hydrate de potasse.

Les gaz qui ne sont pas absorbables par une dissolution d'hydrate de potasse, sont ceux qui sont compris entre le n" l et le n° 11 : ce sont par conséquent le gaz itjggène, le gaz /igdrogèae, le gaz hgdraghte jj/otitf /irbfmr, le gaz hgdrageae bicarlHmé, le gaz hydrogène phosphore, le gaz hydrogène ursëni<'\ le gaz hydrogène antinamié, le gaz oxyde de carbone, le (faz proto.ri/de de ni/royènf, le gaz Inojyde de nitiogène et le gaz nitrogène. Ou peut reconnaitre avec facilité la présence de quelques-uns de ces gaz dans un mélange gazeux ; d'autres au contraire ne peuvent être retrouves qu'avec difficulté; on ne peut même s'assurer de leur présence qu'en opérant l'analyse quantitative du mélange» gazeux. '

Si une portion du mélange gazeux ne s'enflamme pas par le contact d'un corps en combustion, mais s'il entretient la combustion d'un corps combustible, cela indique que le mélange gazeux est composé de gaz oxygène ou qu'il contient une certaine quantité de ce gaz. Si la combustion du corps s'opère bien plus vivement dans le mélange gazeux que dans l'air atmosphérique, si en outre une allumette présentant encore quelque point en ignition s'enflamme immédiatement lorsqu'on l'introduit dans le mélange gazeux, cela indique que le gaz contient surtout de I oxygène ou qu'il en contient plus que l'air atmosphérique , ou bien, même qu'il n'est formé que d'oxygène. — On peut encore reconnaître dans un mélange gazeux la présence du gaz oxygène en introduisant dans le mélange gazeux du bioxyde de nitrogène incolore; il se produit ainsi des vapeurs jaune-rougeâtre. En outre, l'oxygène, même lorsqu'il est mélange avec d'autres gaz, est absorbé par le phosphore, par un sulfure alcalin, par les sulfites et par les hyposultites, par une dissolution de sulfate de protoxyde de fer qui a été saturée de bioxyde de nitrogène, par l'hydrate de protoxyde de fer en suspension dans un»* dissolution d'hydrate de potasse, par une dissolution ammoniacale de protochlorure de cuivre, par une dissolution ammoniacale de sulfite de protoxyde et de bioxyde de cuivre et surtout par une dissolution d'acidepyrogallique dans l'hydrate de potasse. Les matières sèches doivent être humectées lorsqu'on veut, les employer pour opérer l'absorption du gaz oxygène. Parmi ces réactifs absorbants, on employait autrefois le plus fréquemment le phosphore, maison emploie surtout maintenant l'acide pyrogallique. Le phosphore convient très bien pour opérer l'absorption de l'oxygène : pour s'en servir, on lixe un petit morceau de phosphore à l'extrémité d'un til de platine et on l'humecte fortement avec de l'eau avant de l'introduire dans le mélange gazeux. A i. 64

lOtO A.NAUSh yl ALI I AI l \ t.

une basse température, le phosphore absorbe très lentement le gaz oxygène : on doit \mv suite laisser le phosphore en contact a\ee le mélange gazeux dans un endroit modérément chaud a une température d'environ 20" ; on peut aussi, vers la lin de l'expérience, exposer aux rayons solaires le tube qui contient le mélange gazeux. Un prolonge l'expérience aussi longtemps que l'on peut encore apercevoir autour du phosphore des nuées blanches d'acide phosphoreux. Si le gaz oxygène est mélange avec du gaz hydrogène carbone ou avec des vapeurs d'hydrogènes carbones liquides, il n'est pas absorbe par le phosphore, même lorsqu'on chauffe ce dernier presque jusqu'à son point de fusion. Un doit par suite, immédiatement après avoir introduit le phosphore dans le mélange gazeux, voir s'il se produit autour du phosphore une fumée blanche d'acide phosphoreux. Si cela arrive, il se produit en même temps une absorption de gaz oxygène. Cependant s'il ne se forme pas de fumée blanche autour du phosphore, on ne doit pas en conclure que le mélange gazeux ne contient pas d'oxygène ; si le mélange gazeux renferme du gaz hydrogène carbone, on doit employer par suite une dissolution alcaline d'acide pyrogallique qui permet de reconnaître facilement la présence de l'oxygène.

Si, par le contact d'un mélange gazeux avec un corps en combustion, il se produit une explosion plus ou moins vive, cela indique que le mélange gazeux contient, outre le gaz oxygène, du gaz hydrogène ou un gaz qui contient du gaz hydrogène. L'explosion est surtout vive et dangereuse, lorsque le mélange gazeux contient du gaz hydrogène bicarbone.

Si une dissolution de nitrate d argent produit, dans le mélange gazeux, un précipite noir, cela indique que ce mélange gazeux contient du yaz hydrogène /Juiydtoré , du yaz hydrogène arsénié ou du yaz hydrogène antimoine. Pour les distinguer l'un de l'autre, lorsqu'ils sont isoles, on introduit dans le mélange gazeux une dissolution de bichlorure de mercure. Le gaz hydrogène phosphore donne avec ce reactif un précipite jaune ; le gaz hydrogène arsénié donne un précipite brun-jaune et le gaz hydrogène antimoine un précipite blanc. Même lorsque ces gaz sont mélangés avec une très grande quantité de gaz hydrogène libre, on les reconnaît a ce que, lorsqu'on les fait passer dans un tube étroit et lorsqu'on les chauffe jusqu'au rouge en une ou plusieurs places, il se dépose du phosphore, de l'arsenic ou de l'antimoine dans le tube aux endroits qui ont été soumis a l'action de la chaleur. Lorsqu'on a obtenu ainsi de l'arsenic ou de l'antimoine à l'état métallique, on peut les distinguer de la manière qui a été indiquée précédemment |p. uiO). Si on enflamme les gaz et si on place un corps froid dans la Hamme, il se dépose sur ce corps froid du phosphore, de l'arsenic ou de l'antimoine. — Le gaz hydrogène phosphore, surtout lorsqu'il est mélangé avec une petite quantité de gaz hydrogène, possède quelquefois la propriété de s'enllammer spontanément au contact de l'air. — La propriété de former avec la dissolution d'oxyde d'argent un précipite noir peut permettre de reconnaître facilement la présence de ces gaz.

même lorsqu'ils sont mélangés avec d'autres gaz non absorbables par une dissolution d'hydrate de potasse.

Si le gaz bride avec une flamme jaune qui soit bleue sur les bords çt qui ne jouisse pas d'un pouvoir éclairant très prononce, cela indique que ce gaz peut être de Y hydrogène protocarbonê . Si on le mélange avec le chlore, il se transforme, en présence de l'eau, rapidement à la lumière solaire, mais au bout de quelque temps seulement à la lumière du jour, en acide chlorhydrique et en acide carbonique qui produit un trouble dans un excès de chaux.

Si le gaz brûle avec une llamme légèrement bleuâtre, s'il n'a pas d'odeur ou s'il n'a qu'une odeur très faible (qui provient du reste toujours uniquement d'un mélange de matières étrangères/, si, après avoir été mélangé au-dessus de l'eau avec un volume égal de gaz chlore, il est absorbé à la lumière du jour et donne de l'acide chlorhydrique sans qu'une addition d'eau de chaux en excès produise un trouble laiteux, cela indique que le gaz est du gaz hydrogène ou qu'il est formé surtout de gaz hydrogène. — Il n'est pas absorbé par une dissolution de nitrate d'argent, ne produit pas de précipité noir dans cette dissolution et ne la trouble pas, ce qui permet de reconnaître sa présence dans le gaz hydrogène phosphore, dans ' le gaz hydrogène arsénié et dans le gaz hydrogène antimonié qui, à l'état pur, sont entièrement absorbés par mie dissolution de nitrate d'argent.

Si le gaz brûle avec une flamme jaune, fuligineuse, d'un éclat très prononcé, cela prouve que ce gaz est de Y hydrogène bicarboné. Si on le mélange au-dessus de l'eau avec du gaz chlore (en ayant soin de n'ajouter qu'un peu moins d'un volume de chlore pour un volume d'hydrogène bicarboné , on s'assure facilement de la présence du gaz hydrogène bicarboné ; il se produit alors de petites gouttes huileuses et l'eau prend une odeur éthérée.

Pour séparer le gaz hydrogène bicarboné du gaz hydrogène protocarboné et des autres gaz, on emploie un mélange de parties à peu près égales d'acide sulfurique anhydre solide et d'acide sulfurique fumant ordinaire qui se prennent en une masse cristalline à la température ordinaire. Dans les analyses qualitatives, on introduit dans le tube qui contient le mélange gazeux à analyser, un morceau de coke que l'on a imprégné de la dissolution de l'acide sulfurique anhydre dans l'acide sulfurique hydraté. On comprend bien que cette expérience ne peut être exécutée que sur le mercure.

Il est difficile, surtout lorsqu'on ne fait pas l'analyse quantitative d'un mélange gazeux, d'y reconnaître la présence du gaz hydrogène, lorsqu'il est mélangé avec une combinaison d'hydrogène et de carbone, et spécialement avec de l'hydrogène protocarboné. La meilleure méthode a suivre pour reconnaître le gaz hydrogène, lorsqu'il est mélangé avee un des deux gaz hydrogènes carbonés ou avec tous les deux, est la suivante : On se procure d'abord une lame de platine platinisée , c'est-à-dire une lame de platine sur laquelle on a précipité par voie électrique du pla-

tine très divisé. Foui* l'obtenir, on place deux lames de platine dans une dissolution très étendue de bichlorure de platine qui ne doit pas avoir une densité plus élevée que 0,01. On soumet ces deux lames à l'action d'une batterie platino-zincique de Grove composée de deux éléments, en plaçant l'une des lames au pôle positif et l'autre au pôle négatif de la pile. Le courant électrique doit être assez fort pour que la séparation du platine de la dissolution soit accompagnée d'un dégagement d'hydrogène. Le platine qui se sépare, mis en mouvement par le gaz hydrogène, se dépose alors sur la lame de platine du pôle négatif sous forme d'une poudre noire, ténue, qui adhère assez fortement sur cette lame. Si le courant électrique est faible et si la dissolution de bichlorure de platine est concentrée, le platine se précipite en écailles et non en poudre line ; il ne peut pas alors être employé pour le but que nous nous proposons.

On|introduit la lame de platine platinisée dans le mélange gazeux contenu dans un tube dont l'ouverture repose dans une liqueur qui est formée de trois parties de bichromate de potasse et de U parties d'acide sulfurique concentré dissous dans 18 parties d'eau. Le tube est à moitié rempli de cette liqueur, mais la lame de platine platinisée doit être introduite dans la partie supérieure du tube de manière que la moitié environ de la lame soit dans la liqueur et l'autre moitié dans le mélange gazeux. Autour de cette moitié de la lame de platine, il se dégage du gaz oxygène qui est absorbé par le platine très divisé qui se trouve sur la lame de platine et qui réagit alors sur le gaz hydrogène contenu dans le mélange gazeux et l'absorbe. Les deux hydrogènes carbonés gazeux ne sont pas modifiés par la lame de platine platinisée.— Autour de la partie inférieure de la lame de platine platinisée, il ne se sépare pas de gaz hydrogène; mais ce gaz est absorbé par l'acide chromique qui est contenu dans le liquide intercepteur et qui est ainsi réduit à l'état de sesquioxyde de chrome. (Poggendorff.)

Si le gaz oxygène est mélangé avec les deux espèces de gaz hydrogène carboné, le mélange fait souvent explosion avec force, ainsi qu'on l'a déjà observé précédemment. C'est seulement lorsque la quantité d'hydrogène carboné est prédominante, qu'il ne se produit pas d'explosion ou qu'il se produit une explosion à peine observable. On s'assure, dans ce cas, de la présence de très petites quantités de gaz oxygène au moyen d'une dissolution alcaline d'acide pyrogallique : on ne peut pas employer ici le phosphore.

Si le gaz brûle avec une llamme bleue lorsqu'on l'allume, il peut être formé de (jaz oxyde de carbone. Il se comporte alors à l'égard du gaz chlore de la même manière que le gaz hydrogène protocarboné ; exposé à la lumière solaire en présence de l'eau, il se transforme en acide carbonique avec production d'acide chlorhydrique et il trouble par suite l'eau (le chaux, pourvu qu'il y en ait un excès.

Dans un mélange gazeux, on peut s'assurer de la présence de l'oxyde de carbone en le faisant absorber par une dissolution concentrée de protochlorure de cuivre dans l'acide chlorhydrique ; p. 151), après avoir

absorbé préalablement, au moyen d'une dissolution de potasse, le gaz acide carbonique et, au moyen d'une dissolution alcaline d'acide pyrogallique, l'oxygène qui pouvaient exister dans le mélange gazeux. Après l'absorption du gaz oxyde de carbone, il reste encore du gaz hydrogène et du gaz hydrogène carboné dont on peut reconnaître la présence par la méthode indiquée précédemment. — On doit observer ici que le gaz oxyde de carbone ne'se dissout, surtout dans la dissolution de protochlorure de cuivre, que lorsqu'on agite et que le gaz hydrogène bicarboné peut aussi être absorbé à la longue par une dissolution de protochlorure de cuivre (p. 151), en sorte qu'on doit conseiller également de séparer préalablement le gaz hydrogène bicarboné que pourrait contenir ce mélange. La distillation de la houille et de la plupart des substances organiques donne un mélange gazeux de la nature de celui dont il est question ici.

Si on traite un mélange gazeux de cette nature par la méthode qui vient d'être indiquée au moyen d'une lame de platine platinisée audessus d'une liqueur contenant de l'acide chromique avant d'en avoir séparé le gaz oxyde de carbone au moyen d'une dissolution de protochlorure de euivre, le gaz oxyde de carbone est bien transformé en acide carbonique, mais cette transformation s'opère très lentement, tandis que le gaz hydrogène du mélange gazeux est absorbé rapidement et produit une diminution de volume. Mais le gaz oxyde de carbone ne peut naturellement donner lieu à une diminution de volume que lorsqu'on n'a pas préalablement opéré l'absorption de l'acide carbonique produit. Bien que le gaz hydrogène et le gaz oxyde de carbone ne puissent pas être bien séparés l'un de l'autre au moyen d'une lame de platine platinisée, ils peuvent tous les deux être séparés ainsi des deux espèces d'hydrogène carboné gazeux: cependant, lorsqu'il y a du gaz oxyde de carbone, il faut plusieurs jours pour que la séparation puisse s'opérer; on doit par conséquent préférer effectuer l'absorption du gaz oxyde de carbone au moyen du protochlorure de cuivre.

Si le gaz n'est pas combustible et s'il ne peut pas entretenir la combustion des corps combustibles, si en outre il est inodore et s'il n'est modifié ni par une dissolution de nitrate d'argent, ni par une dissolution de gaz chlore, ni par d'autres réactifs, cela indique qu'il peut être du gaz iiitro-

gène

Il est difficile de reconnaître avec certitude, seulement par une analyse qualitative, la présence du gaz nitrogène, surtout lorsqu'on veut s'assurer en même temps de la présence des autres gaz dans un mélange gazeux. Il vaut mieux par suite faire une expérience spéciale pour rechercher le gaz nitrogène. — Il existe fréquemment du gaz nitrogène dans les mélanges gazeux que nous avons indiqués précédemment et qui se produisent par la distillation des houilles ou des substances organiques nitrogénéçs. On introduit une portion du mélange gazeux dans un flaeon qui peut être fermé à l'émeri avec un bouchon de verre. On y introduit le mélange, en opérant sur la cuve à eau et en ayant soin de ne pas aller tout à fait jusqu'à la

moitié du flacon ; on y fait passer du gaz chlore de manière à remplir le flacon que Ton ferme immédiatement. On laisse le tout en contact pendant quelque temps d'abord à la lumière du jour et ensuite à la lumière solaire et on ouvre le flacon sous une dissolution d'hydrate de potasse. Tous les autres gaz, le gaz hydrogène, les deux gaz hydrogènes carbonés, le gaz oxyde de carbone (et aussi le gaz acide carbonique) sont, après le traitement par le gaz chlore, absorbés par la dissolution de potasse; le gaz nitrogène seul reste comme résidu. On n'expose pas immédiatement, mais seulement au bout de quelque temps, le mélange à la lumière solaire, parce que, s'il y avait une grande quantité de gaz hydrogène libre, il pourrait se produire une explosion, tandis que, à la lumière du jour, le gaz hydrogène s'unit peu à peu avec le gaz chlore.

La seule méthode positive pour s'assurer que le résidu est réellement du gaz nitrogène est celle qui a été décrite page 699.

Si le mélange gazeux est incolore, mais s'il s'y forme des vapeurs rouges lorsqu'on le met en contact avec de l'air atmosphérique ou avec du gaz oxygène, cela indique qu'il existe du bioxyde de nitroyone dans le mélange gazeux ou que ce mélange gazeux est formé seulement de bioxyde de nitrogène. La propriété que possède ce gaz de former des vapeurs d'acide nitreux en absorbant l'oxygène, est si caractéristique qu'elle permet de le distinguer avec facilité et avec certitude de toute autre espèce de gaz. Mais une seconde propriété de ce gaz qui est bien caractéristique , est d'Être absorbé par les dissolutions des sels de protoxyde de fer et de leur faire prendre une couleur brun-noir foncé (p. 762} ; en effet aucun autre gaz incolore ne possède cette propriété. — En outre, le gaz bioxyde de nitrogène n'est pas combustible ; cependant quelques corps combustibles comme le phosphore continuent à brûler avec une flamme très vive dans le gaz bioxyde de nitrogène, tandis que d'autres, comme le soufre, s'y éteignent.

Si le gaz n'est pas combustible, mais s'il rallume une allumette présentant quelque point en ignition, comme le fait l'oxygène, et s'il ne forme pas de vapeurs jaune-rougeAtrr avec le bioxyde de nitrogène, cela indique qu'il peut être du gaz pmtoLi/de de nitrogène. Il n'est pas facile de s'assurer avec certitude de la présence de ce gaz, lorsqu'il est mélangé avec d'autres gaz; du rcstr, il ne se rencontre que très rarement dans les analyses des mélanges gazeux.

ADDKNDA.

Addendutn à la page 4.

Tous les sels dp potasse ne donnent pas avec le bichlorure de platine un précipité jaune de chlorure double de platine et de potassium : le précipité- jaune ne se produit pas dans une dissolution d'iodure de potassium (p. 610;; mais il prend naissance dans une dissolution de bromure de potassium (p. 598).

Add. à la page 6.

Si l'on regarde au travers d'un verre qui a été- coloré fortement en bleu par l'oxyde de cobalt une flamme dans laquelle on a placé un sel de potasse et qui ne donne de cette manière qu'une coloration violette peu nette, la flamme paraît d une belle couleur pourpre bien prononcée Bunsen). On peut observer cette coloration aussi bien lorsqu'on verse de l'alcool sur le sel de potasse que lorsqu'on place une petite quantité du sel sur le fil de platine dans une flamme d'alcool ou mieux dans une flamme de gaz ; mais la coloration parait la plus pure lorsqu'on place dans une flamme de gaz hydrogène pur le sel de potasse avec le til de platine.

Le nitrate de potasse, mélangé avec le chlorure d'ammonium et soumis à l'action de la chaleur, est aussi complètement transformé en chlorure de potassium. Le fluorure de potassium, le bromure de potassium et l'iodure de potassium ne sont, au contraire, transformés de cette manière que partiellement en chlorure de potassium.

Add. à la page 10.

Si l'on observe au travers d'un verre fortement coloré en bleu par l'oxyde de cobalt une flamme qui est fortement colorée en jaune par un sel de soude, cette flamme n'est pas visible ou parait seulement légèrement colorée en blanc-bleu&tre laiteux. Si cependant le sel de soude contient une très petite quantité d'un sel de potasse sans que cependant la présence de cette petite quantité de potasse ait affaibli la coloration jaune intense de la flamme, et si l'on observe cette flamme au travers d'un verre de cobalt, la réaction de la potasse est seule visible et la flamme parait de couleur pourpre. Cette méthode est excellente pour reconnaître la présence de la potasse, même lorsqu'elle est mélangée avec une grande quantité de soude (Bunsen).

Add. à la page 14.

Si l'on regarde au travers d'un verre de cobalt une flamme qui a pris une belle coloration rouge par l'action des combinaisons du lithium, cette flamme parait à peint? visible ou légèrement colorée en rouge-pourpre. Mais si le sel de lithium est mélangé avec une petite quantité d'un sel de potasse, la flamme parait fortement colorée en rouge-pourpre, comme cela arrive lorsqu'elle est seulement colorée par un sel de potasse. Même lorsque l'on ajoute en outre une quantité considérable d'un sel de soude, de manière que la flamme devienne jaune et lorsqu'on la regarde au travers d'un verre de cobalt, elle parait de couleur pourpre, comme s'il y avait seulement un sel de potasse.

Add. à la page 18.

Une flamme qui est colorée en violet par un sel ammoniacal, n'est pas visible lorsqu'on l'observe au travers d'un verre de cobalt.

La flamme qui a été' colorée en jaunc-verdatre par l'action d'un sel de baryte, ne parait pas visible au travers d'un verre de cobalt. Si le sel de baryte contient une petite quantité d'un sel de potasse, la flamme paraît alors de couleur pourpre.

Add. à la page 24.

Pour retrouver facilement au moyen du chalumeau la présence de la baryte dans le sulfate de baryte, on le chauffe fortement sur le charbon à l'aide de la flamme intérieure : lorsque, par une insufflation suffisamment prolongée, le sulfate de baryte a été transformé en sulfure de baryum, on l'enlève de dessus le charbon et on le met dans un petit creuset de platine ou de porcelaine ou dans une cuiller de platine : ou le traite ensuite par l'acide ehlorhydriquc étendu qui le dissout, on évapore pour chasser l'acide libre, on ajoute de l'alcool et on l'enflamme. L'alcool brûle alors avec une flamme jaune-verdàtre bien nette.

Add. à la page 26.

Lorsqu'on traite une dissolution aqueuse de sulfate de strontiane par une dissolution saturée de sulfate de potasse, et lorsqu'on fait ensuite bouillir le tout, le sulfate de strontiane est sépare en totalité. Il se précipite alors une combinaison saline double du sulfate de potasse et du sulfate de strontiane qui est insoluble dans une dissolution saturée de sulfate de potasse, mais qui est décomposée par l'eau qui dissout d'abord le sulfate de potasse et qui dissout enfin aussi le sulfate «le strontiane.

Si l'on fait bouillir le sulfate de strontiane avec une dissolution de sulfate de soude, le sulfate de strontiane est également précipité en totalité. Mais il faut filtrer le précipité pendant qu'il est chaud : en effet, il

n'est pas complètement insoluble dans l'eau à la température ordinaire.

Add. à la pape 29.

lue flamme qui a été colorée en rouge par les sels de 'strontiane, n'est pas visible ou ne possède qu'une légère coloration pourpre lorsqu'on l'observe au travers d'un verre de cobalt. Mais si le sel de strontiane contient une petite quantité d'un sel de potasse, la flamme parait d'une couleur pourpre prononcée.

Add. ù la page 30.

Pour retrouver au moyen du chalumeau la présence de la strontiane dans de petites quantités de sulfate de strontiane, on le chauffe sur le charbon à l'aide de la flamme intérieure du chalumeau. Il est ainsi transformé en sulfure de strontium que Ton met dans un petit creuset de platine ou de porcelaine ou dans une cuiller de platine et que l'on traite par l'acide chlorhydriquc qui le dissout. On évapore pour chasser l'acide libre, on ajoute de l'alcool au résidu et on enflamme cet alcool qui brûle alors avec une flamme rouge-carmin.

Add. à la page 32.

Si Ton mélange une dissolution de sulfate de chaux avec une dissolution saturée de sulfate de potasse et si l'on évapore le tout, en ayant soin d'arrêter l'évaporation assez tôt pour qu'il ne puisse pas se déposer de sulfate de potasse à l'état cristallin, il se forme une combinaison saline double du sulfate de chaux et du sulfate de potasse ; cette combinaison est décomposée par l'eau pure qui dissout d'abord le sulfate de potasse et ensuite le sulfate de chaux.

Si l'on fait bouillir une dissolution de sulfate de chaux avec une dissolution de sulfate de soude, il se produit un sel double de la même espèce qui est soluble dans de l'eau qui contient un peu de sulfate de soude. Le sel double y est bien plus soluble à la température ordinaire qu'à une température élevée.

Add. à la page 35.

Si l'on observe au travers d'un verre de cobalt une flamme qui est colorée en rouge ou en rouge-jaunàtre par un sel de chaux, elle n'est pas visible ou n'est que peu visible et parait alors de couleur pourpre. Mais si le sel de chaux contient une petite quantité d'un sel de potasse, la flamme parait d'une couleur pourpre bien prononcée.

Add. à la page 35.

Pour reconnaître au moyen du chalumeau la présence de la chaux dans le sulfate de chaux, on le chauffe sur le charbon a l'aide de la flamme intérieure du chalumeau pour le transformer en sulfure de calcium que l'on met dan< un petit creuset de platine ou de porcelaine ou dans une cuiller

de platine. On le traite ensuite par l'acide cljlorhydrique qui le dissout, et on évapore la dissolution pour en chasser l'acide libre ; on ajoute de l'alcool au résidu et on enflamme cet alcool. L'alcool bride alors avec une flamme d'une couleur rouge qui a ordinairement beaucoup de ressemblance avec la couleur produite par les combinaisons de la strontiane.

Add. à la page 38.

Si l'on ajoute du carbonate d'ammoniaque à une dissolution concentrée d'un sel de magnésie, il ne se produit pas de précipité; mais il s'en forme immédiatement un lorsqu'on ajoute de l'ammoniaque pure. Si la dissolution est très étendue, le précipité ne se forme qu'au bout de quelque temps. Il est formé d'une combinaison saline double de carbonate neutre de magnésie et de carbonate neutre d'ammoniaque. Même lorsqu'on ajoute à la dissolution concentrée du sel de magnésie une grande quantité de chlorure d'ammonium ou d'un autre sel ammoniacal, la magnésie est complètement précipitée par une dissolution concentrée de carbonate d'ammoniaque avec addition d'ammoniaque; cependant la précipitation ne s'opère alors qu'au bout d'un temps plus long. Le précipité n'est pas soluble dans une dissolution concentrée de carbonate neutre d'ammoniaque; il est également insoluble dans une dissolution qui contient d'autres sels ammoniacaux ; il est au contraire soluble dans l'eau, mais il ne s'y dissout que difficilement, lorsqu'on veut opérer la dissolution quelques instants après sa production.

Add. à la page 43.

Si on ajoute une dissolution concentrée d'alun à un excès d'une dissolution concentrée d'hydrate de potasse de manière que toute l'alumine soit dissoute, il se produit un précipité cristallin qui est du sulfate de potasse.

Le phosphate d'alumine n'est pas soluble dans l'acide acétique libre. Si, par suite, on l'a dissous dans une quantité d'acide chlorhydrique aussi petite que possible et si on ajoute de l'acétate de soude, le phosphate d'alumine est précipité. Le phosphate d'alumine est soluble dans un excès de la dissolution d'un sel d'alumine et n'est pas précipité de cette dissolution par l'acétate de soude.

Add. à la page 51.

La thorine se distingue surtout des autres oxydes qui lui ressemblent par la manière dont se comporte sa combinaison avec l'acide sulfurique. Le sulfate de thorine se dissout lentement, mais complètement dans l'eau à la température ordinaire. Si l'on fait bouillir la dissolution, le sulfate de thorine est précipité, mais il se redissout peu à peu complètement par le refroidissement. Lorsqu'on a employé une trop grande quantité d'eau, le

phénomène n'a pas lieu. Si l'on fait bouillir avec une petite quantité d'eau le sulfate de thorine anhydre, il se produit des écailles cristallines qui se dissolvent par le refroidissement. — Il faut observer cependant que cette réaction du sulfate de thorine n'a pas lieu, lorsque la thorine est en présence de bases qui puissent former avec la thorine des sels doubles qui ne sont précipités qu'en quantité peu considérable par l'ébullition.

Au chalumeau, la thorine n'est pas modifiée. — Elle se dissout dans le borax, mais très difficilement. La perle ne peut pas devenir opaque par une insufflation intermittente, mais on peut la saturer, de manière qu'elle devienne laiteuse après le refroidissement. — Le sel de phosphore la dissout difficilement. — La soude ne la dissout pas.

Add. à la page 53.

La zircone calcinée se dissout assez facilement par l'action de la chaleur dans l'acide sulfurique concentré. On peut ensuite chasser l'acide sulfurique en soumettant le tout à une température voisine du rouge sombre ; le sulfate neutre de zircone qui reste alors comme résidu, se dissout à la température ordinaire dans une petite quantité d'eau : la dissolution s'opère plus rapidement par l'action de la chaleur. Si l'on évapore la dissolution au bain-marie, on obtient une masse sirupeuse qui se dissout dans une assez grande quantité d'eau, sans se décomposer, en donnant une dissolution claire. Si l'on ajoute de l'acide sulfurique concentré au sulfate neutre de zircone, le sulfate se dissout dans l'acide à l'aide d'une faible chaleur ; mais, après le refroidissement, le sel neutre qui est soluble à une température élevée dans l'acide sulfurique concentré, mais qui n'y est pas soluble à la température ordinaire, se sépare et la liqueur prend alors un aspect laiteux ; cependant la masse sirupeuse chaude reste encore claire longtemps après le refroidissement, lorsqu'on ne la remue pas et surtout lorsqu'on ne l'agite pas. Une petite quantité d'eau dissout complètement le tout.

La dissolution de sulfate de zircone, aussi bien lorsqu'elle est neutre que lorsqu'elle contient un peu d'acide libre, n'est pas modifiée par l'ébullition lorsqu'elle ne contient pas une trop grande quantité d'eau; mais si on l'étend d'une très grande quantité d'eau, elle devient opaline, même à la température ordinaire : la réaction s'opère plus rapidement lorsqu'on fait bouillir. Si on ajoute une très grande quantité d'eau, la zircone peut être complètement précipitée de sa dissolution dans l'acide sulfurique par l'ébullition, cependant la liqueur reste longtemps trouble, la zircone précipitée se dépose difficilement, et si on jette le tout sur un filtre, la liqueur passe légèrement trouble au travers du filtre. La zircone se sépare encore plus lentement de la liqueur opaline à la température ordinaire, lorsqu'on ajoute une grande quantité d'eau: cependant, même dans ce cas, la séparation s'opère encore complètement, mais seulement au bout d'un temps très long.

Si on concentre jusqu'à un petit volume la dissolution du sulfate de zir-

cone cjui est devenue (rouble par le mélange avec une (rès grande quantité d'eau, par l'ébullition ou bien par un contact prolongé, elle redevient complètement claire.

Le cblorurede zirconium, qui ne fume pas lorsqu'on l'expose au contact de l'air, se dissout complètement dans l'eau en produisant un sifflement et en déterminant une élévation de température; il donne ainsi une dissolution très légèrement opaline. L'opalinité de la dissolution est encore bien moins prononcée lorsque, avant de traiter le chlorure par l'eau, on Ta exposé pendant longtemps à l'humidité de l'air, il se dissout alors dans l'eau sans produire d'élévation de température : la dissolution filtrée ne se trouble pas par l'addition d'une très grande quantité d'eau, ni par un contact prolongé, ni par une ébullition prolongée, ce qui la distingue essentiellement de la dissolution sulfurique. Si l'on ajoute de l'acide chlorhydrique, la dissolution ne se trouble pas, mais elle se trouble lorsqu'on ajoute un peu d'acide sulfurique, une grande quantité d'eau, et lorsqu'on chauffe ; si l'on évapore cette liqueur trouble de manière à l'amener à un petit volume, elle redevient claire comme la dissolution sulfurique de zircone. — Si l'on évapore jusqu'à siccité au bain-marie la dissolution de chlorure de zirconium, elle perd de l'acide chlorhydrique et donne un résidu qui n'est plus soluble dans l'eau, mais qui est soluble dans l'acide chlorhydrique.

Une dissolut ion concentrée de sulfate de /xitasse produit , à la température ordinaire, dans les dissolutions de zircone, aussi bien dans celles du sulfate de zircone que dans celles du chlorure de zirconium, un trouble qui augmente par un contact prolongé, en sorte qu'il finit par se produire un abondant précipité. Le précipité se forme plus rapidement dans la dissolution du sulfate que dans celle du chlorure. La zircone est ainsi complètement précipitée, surtout lorsqu'on soumet le tout à l'action de la chaleur et lorsque l'acide libre a été. exactement saturé par l'hydrate de potasse; s'il n'en est pas ainsi, la liqueur passe ordinairement un peu trouble au travers du filtre. On doit laver le précipité avec de l'eau qui tienne en dissolution une petite quantité de potasse ou d'ammoniaque. Le précipité est soluble, principalement avec l'aide de la chaleur, dans une grande quantité d'acide chlorhydrique et d'acide sulfurique étendu, surtout lorsqu'on ne l'a pas préalablement fait bouillir avec la liqueur. La dissolution peut être étendue d'une grande quantité d'eau et être portée à l'ébullition sans se troubler. — Si l'on fait fondre la zircone avec du bisulfate de jwtasse, elle donne ensuite une dissolution aqueuse complètement claire. Si l'on verse sur la niasse refroidie de l'eau à la température ordinaire, il si- sépare un sel blanc qui est soluble dans une grande quantité d'eau. Si l'on fait bouillir, la dissolution reste claire, mais elle se trouble par le refroidissement.

I ne dissolution concentrée de sulfate de soude ne produit de précipité, ni par un contact prolongé, ni par l'action de la chaleur, dans les dissolutions de zircone. — Si l'on fait fondre la zircone avec du bisulfate d*' soude, elle se dissout. La masse refroidie se dissout complètement dans l'eau à la

ADDKNDA. I U'2 i

température ordinaire. Si l'on fait bouillir cette dissolution et si on la laisse ensuite refroidir, Mie reste claire.

Si l'on verse dans les dissolutions des sels de zircone une dissolution concentrée de aW/rtte d'ammoniaque, il ne se produit pas de précipité, même lorsqu'on fait bouillir la dissolution. Cependant lorsqu'on laisse le tout en contact pendant quelque temps (cinq ou six jours), il peut se former un précipité qui n'est pas dissous même par une grande quantité d'eau. — Si l'on fait fondre la zircone avec du sulfate acide d'ammoniaque, la zircone se dissout : la masse fondue, aprèsavoir été refroidie, sedissout dans l'eau : la dissolution ne donne pas de précipité par l'ébullition.

Si l'on ajoute peu à peu à la dissolution d'un sel de zircone une petite quantité d'une dissolution A' aride n.ralirpie, il se produit un précipité qui disparait de nouveau lorsqu'on agite. Lorsqu'on ajoute une plus grande quantité d'acide oxalique, le précipité reste fixe; mais si l'on ajoute un grand excès d'acide oxalique, le précipité se dissout complètement et facilement. Si l'on sature par l'ammoniaque la dissolution aqueuse, l'oxalate de zircone est précipité de nouveau : cependant la précipitation n'est pas complète, parce que le précipité se dissout aussi dans l'oxalate d'ammoniaque, lin excès d'ammoniaque, en réagissant sur la dissolution oxalique, précipite complètement la zircone à l'état d'hydrate.

Le ferrocynnure de jujtassium produit immédiatement un précipité jauneblanchâtre dans les dissolutions neutres des sels de zircone. Dans les dissolutions acides, il ne se produit pas de précipité.

Le ferricyanure de potassium ne produit pas de précipité dans la dissolution duchlorurede zirconium ; si l'on ajoute un peu d'acide chlorhydrique. il se sépare au bout de quelque temps un précipité verdàtre. Dans la dissolution de sulfate neutre de zircone, le précipité se produit sans qu'il soit ' besoin d'ajouter d'acide.

La teinture de noix de (jattes ne produit pas de précipité dans la dissolution de chlorure de zirconium, même lorsqu'on ajoute une petite quantité d'acide chlorhydrique. Dans la dissolution neutre du sulfate de zircone (mais non dans celle à laquelle on a ajouté un peu d'acide sulfuriquei, il se produit un précipité brun-jaunàtre qui ne se sépare pas immédiatement, mais seulement au bout de quelque temps.

line dissolution de cyanure de potassium produit dans les dissolutions de zircone un précipité abondant d'hydrate de zircone qui est solubledaus l'acide chlorhydrique. — L'aride cyan/tydrit/ue ne produit pas de précipité dans la dissolution de chlorure de zirconium, mais il en produit un dans la dissolution de sulfate de zircone. Ce précipité se dissout, mais ditlicilement, dans l'acide chlorhydrique.

Si l'on fait fondre la zircone avec le carbonate de potasse ou le carbonate de soude, elle en chasse l'acide carbonique. Mais si l'on traite la massefondue par l'eau, l'hydrate d'oxyde alcalin seul se dissoutet la zircone reste comme résidu insoluble, sans être combinée avec l'oxyde alcalin.

Add. aux pages 59 et suivantes.

Le protoxytle de cerium à l'état anhydre que I on obtient lorsqu'on calcine dans une atmosphère de gaz hydrogène l'oxyde Ce3* )* combinaison duprntoxyde et du sesquioxyde de cerium i, est une poudre gris-bleuàtre qui, exposée au contact de l'air à la température ordinaire, se transforme instantanément avec production de chaleur en oxyde CeW de couleur isabclle iKammelsberg.i Si I on précipite par l'hydrate de potasse la dissolution d'un sel de protoxyde de cerium, le précipité d'hydrate de protoxyde de cerium que Ton obtient ainsi se transforme au contact de 1 air en un mélange d'hydrate d'oxyde Ce30* de couleur jaune et de carbonate de protoxyde de cerium.

Les combinaisons salines du protoxyde de cerium se rapprochent de celles de la thorine et de la zircone en ce que, après avoir été calcinées, elles ne sont plus solubles dans l'acide sulfurique concentré que par l'action de la chaleur. La dissolution ne prend pas ainsi une couleur rouge, mais elle prend une couleur rouge-jaunàtre pâle qui parait jaune fonce par l'action de la chaleur.

SESQUIOXYDE DE CERIUM Ce*03.

Le sesquioxyde de cerium n'a pas encore été obtenu à l'état pur. Ce que l'on avait pris pour du sesquioxyde de cerium, est de l'oxyde Ce3!)*. Ni par voie humide au moyen du chlore, ni par voie sèche en chauffant l'oxyde Ce3!)* au contact de l'air ou au contact du gaz oxygène pur, ni par la fusion avec le chlorate de potasse, avec le nitrate de potasse ou l'hydrate de potasse, l'oxyde Ce3!)* n'est oxydé 'Kammelsberg.)

COMBINAISON DE PROTOXYDE ET DE SESQUIOXYDE DE CERIUM Ce30*

(CeO+Ce2!)3).

L'oxyde Ce30*, à l'état pur, est de couleur jaune-isabelle avec une pointe de rougeatre. Par la calcination, il passe au jaune foncé. S'il contient du protoxyde de didyme, il prend une couleur plus ou moins foncée qui varie du brun-cannelle au brun foncé. 11 est presque entièrement insoluble dans l'acide chlorhydrique, dans l'acide nitrique et dans l'acide sulfurique étendu; il ne se dissout que dans l'acide sulfurique qui est concentré ou qui est étendu d'une petite quantité d'eau et donne alors une liqueur jaune-rouge. Si cependant on opère sur de l'oxyde Ce3!)4 impur qui contienne du lanthane et du didyme, il s'en dissout une portion dans l'acide chlorhydrique et dans l'acide nitrique en même temps que le> oxydes de ces deux métaux. Lorqu'on a calciné l'oxyde Ce3!)* avec de la magnésie, il n'est également soluble qu'en partie. Si, au contraire, on dissout dans l'acide sulfurique ou dans l'acide nitrique, un oxyde Ce3!)4 qui contienne du lanthane et du didyme, si on ajoute du sulfate de magnésie.

ADDKNDA. 1023 ■

si on précipite les bases par le carbonate de soude et si on calcine pendant quelque temps le précipité à une température très peu élevée, le tout se dissout par l'action de la chaleur dans l'acide nitrique concentré et donne une liqueur brun foncé qui contient seulement du nitrate d'oxyde Ce304 (et du peroxyde de didyme) en combinaison avec du nitrate de magnésie et de l'oxyde de lanthane. La présence de l'oxyde de lanthane, en même temps que celle de la magnésie, est par conséquent nécessaire pour opérer par la méthode indiquée la transformation du protoxyde de cerium en oxyde Ce^soluble (Bunsen). La cristallisation de la combinaison saline double du nitrate d'oxyde Ge304 et du nitrate de magnésie est le meilleur moyen de séparer le cerium du lanthane et du didyme ; il reste cependant encore une assez grande quantité de cerium dans les eaux mères. — On peut se procurer également ce sel double en traitant d'abord par le gaz hydrogène sulfuré la dissolution des sulfates de cerium, de lanthane et de didyme que l'on obtient par la décomposition de la cérite au moyen de l'acide sulfurique, en filtrant la liqueur pour la séparer du précipité, en la faisant bouillir avec de l'acide chlorhydrique et en précipitant ensuite par l'acide oxalique. Les oxalates de protoxyde de cerium, d'oxyde de lanthane et d'oxyde de didyme ainsi précipités sont lavés et sont mélangés avec la moitié en poids de carbonate de magnésie ; on expose ensuite le mélange à une température rouge faible que l'on maintient jusqu'à ce que l'acide oxalique soit complètement détruit. Les oxydes calcinés sont ensuite dissous avec l'aide de la chaleur dans l'acide nitrique; on chauffe la dissolution jusqu'à ce que l'acide libre soit presque entièrement chassé et on dissout dans l'eau la masse cristalline qui s'est formée et qui est composée de la combinaison du nitrate d'oxyde CeK^etdu nitrate de magnésie. On verse la dissolution dans de l'eau chaude à laquelle on a préalablement mélangé un peu d'acide sulfurique. Il se sépare de cette manière du sulfate basique d'oxyde Ce^J4 à l'état pur qui peut être transformé par l'hydrate de potasse en hydrate d'oxyde Ce304.

Le nitrate d'oxyde Ce304 forme des sels doubles avec le nitrate de zinc, avec le nitrate de nickel comme avec le nitrate de magnésie. Il ne donne pas de sels doubles ou n'en donne que de très peu nets avec les combinaisons salines de l'acide nitrique avec la soude, la chaux, la baryte, le sesquioxyde de fer, l'oxyde de cobalt et le protoxyde de manganèse. Par la réaction d'une dissolution d'oxyde Ce30A sur une dissolution de protoxyde de manganèse, il se produit un précipité d'hydrate de peroxyde de manganèse, même lorsqu'il y a de l'acide libre et lorsque les dissolutions sont très étendues. En réagissant sur une dissolution de sesquioxyde de chrome, la dissolution d'oxyde CeK){ transforme le sesquioxyde de chrome en acide chromique (Holzmann.)

L'hydrate d'oxyde Ce^O* à l'état humide est de couleur jaune clair : après avoir été desséché , il forme une masse vitreuse dont la poudre est jaune clair. Il se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique surtout avec l'aide de la chaleur en produisant un abondant dégagement de chlore, en don-

1024 ASALYSfc UIAMTA'IIW..

liant uni" liqueur qui est d'abord jaune, mais qui devient ensuite incolore et qui ne contient que du protochlorurc de eeriuni. L'hydrate d'oxyde Ce3!)1 se dissout dans l'acide sulfurique et dans l'aride nitrique en donnant une liqueur de couleur jaune-rouge et forme avec ces acides des combinaisons salines doubles de couleur rouge qui contiennent du protoxyde et du sesquioxyde de cerium qui se déposent en partie sous forme de cristaux très bien définis.

Les combinaisons salines doubles du protoxyde et du sesquioxyde de cerium ou le sel obtenu en dissolvant dans l'acide sulfurique l'oxyde OH)4 calciné, peuvent être dissous dans une très petite quantitc d'eau : si, au contraire, on ajoute une plus grande quantité d'eau, il se produit immédiatement un précipité blanc-jaunAtre ; si l'on fait bouillir, le précipité est encore plus considérable. — L'aride rhlurhydriqae réduit ces combinaisons salines doubles à l'état de sels de protoxyde de cerium ; la réduction s'opère lentement à la température ordinaire et plus rapidement par l'action de la chaleur ; en même temps, la liqueur est décolorée et il se produit un dégagement de chlore. — L'aride mlfureus les réduit «'gaiement avec rapidité à l'état de combinaisons du protoxyde de cerium.

Les dissolutions d'hydrate tir gâtasse, iVainaamiaquc, {Y aride tua/iqar et le carbonate de baryte se comportent comme il a été indique pag" (52 et page 63 en parlant des sels de sesquioxyde de cerium. — Le saifhw de jtotasse donne un précipité cristallin qui est insoluble dans une dissolution de sulfate de potasse, mais qui se décompose par l'action de l'eau en donnant naissance à un sel basique.

Atlil. .1 la page 67.

Les dissolutions qui contiennent du peroxyde de didyme, sont colorées en rouge-violet foncé; et ressemblent à une dissolution d'by permanganate de potasse. Si on y ajoute de l'alcool, de l'acide tartrique, ou simplement si on les filtre au travers d'un papier gris, m;.is surtout si on les traite par les agents de réduction, leur coloration dispar ut instantanément.

Add. ù la page 79.

La dissolution verte du manganate de potasse se transforme bien moins en hypermanganate de potasse et en hydrate de peroxyde de manganèse par l'action de l'acide carbonique de l'air que par l'action de l'eau qui agit également dans ce cas comme un acide. Far suite, une température élevée accélère beaucoup cette décomposition, et l'on peut même, à l'aide de l'ébullilion, transformer facilement en hypermanganate de potasse et en hydrate de peroxyde de manganèse des dissolutions concentrées de manganate de potasse. Mais lorsqu'on évapore à siccité la dissolution, même seulement au bain-marie, il se reproduit de nouveau du manganate de potasse qui donne avec l'eau une dissolution verte.

Si l'on évapore, même seulement au bain-marie, jusqu'à siccité complète, une dissolution d'hypermanganate de potasse, ce sel est transformé en manganate vert de potasse.

Add. à la page 83.

La dissolution de l'hypermanganate de potasse dans une dissolution acide très étendue est décolorée instantanément par les dissolutions des sels de protoxyde de fer, de nitrate de protoxyde de mercure, de protochlorure d'êtain et de prvtocklorure de cuivre dans l'acide chlorhydrique. — La dissolution d'un sel de protoxyde de manganèse ne décolore pas la dissolution très étendue d'hypermanganate de potasse que Ton a rendue acide, mais elle décolore la dissolution très concentrée qui n'a pas été rendue acide. — Une dissolution d'acide oxalique produit également la décoloration de l'hypermanganate de potasse, mais seulement au bout de quelque temps ; la décoloration a lieu, surtout avec l'aide d'une légère élévation de température, lorsqu'on ajoute qune uantité d'acide sulfurique qui ne soit pas trop petite. — Une dissolution étendue de ferrocyanurc de -potassium à laquelle on a ajouté une petite quantité d'acide chlorhydrique étendu, décolore immédiatement la dissolution d'hypermanganate de potasse : il se forme alors du ferricyanure de potassium et la réaction bleue des sels de sesquioxyde de fer ne se produit pas.

Add. à la page 93.

Les dissolutions des sels de sesquioxyde de fer et celles du sesquichlorure de fer auxquelles on a ajouté un acide libre, sont très facilement transformées, même à la température ordinaire, en dissolutions de protoxyde de fer et en dissolution de protochlorure de fer par l'action du zinc métallique.

Add. à la page 93.

Le phosphate de sesquioxyde de fer de couleur blanche n'est pas soluble dans l'acide acétique libre. Si on le dissout dans une quantité d'acide chlorhydrique aussi petite que possible, il est par suite complètement précipité de cette dissolution par une dissolution d'acétate de soude. Cela n'a cependant lieu que lorsque la dissolution ne contient en même temps aucun autre sel de sesquioxyde de fer. Si l'on ajoute une très grandi; quantité de sesquichlorure de fer à une dissolution de phosphate de soude , il ne se précipite pas de phosphate de sesquioxyde de fer et, même si l'on ajoute de l'acétate de soude, il ne se produit pas de précipité : comme, par suite de l'addition de l'acétate de soude, il se produit de l'acétate de sesquioxyde de fer, la liqueur prend alors la couleur rouge-sang de ce dernier sel (p. 7G9) ; même si l'on fait bouillir, il ne se produit pas de précipité. Si l'on dissout un phosphate insoluble, comme le phosphate de chaux par i. 65

exemple, dans une quantité d'acide chlorhydrique aussi petite que possible, si l'on ajoute un peu de sesquichlorure de fer et ensuite de l'acétate de soude, tout l'acide phosphorique est précipité à l'état de phosphate blanc de sesquioxyde de fer : si, au contraire, I on ajoute une grande quantité de sesquichlorure de fer, on n'obtient pas de précipité, mais on obtient une dissolution de couleur rouge-sang.

Add. à la page 102.

Si Ton ajoute à une dissolution concentrée de sulfate de zinc un excès d'une dissolution concentrée d'hydrate de potasse, de manière que tout le aine soit dissous, il se produit un précipité cristallin qui est formé de sulfate de potasse.

Add. à la page 130.

Si l'on ajoute du ferricyanure de potassium à une dissolution d'oxyde de plomb dans l'hydrate do potasse et si l'on fait bouillir, il se précipite de l'oxyde puce de plomb et il se produit du ferrocyanure de potassium.

Add. à la page 132.

Le sulfate de plomb récemment précipité est transformé en chromate de plomb par les dissolutions des chromâtes alcalins.

Add. à la page 135.

Le minium n'est décomposé qu'avec l'aide de la chaleur, par l'action de l'acide acétique un peu étendu, en oxyde puce de plomb et en oxyde de plomb qui se dissout dans les acides. L'acide acétique concentré (hydrate d'acide acétique) dissout avec l'aide de la chaleur le minium et donne une liqueur incolore qui peut laisser déposer des écailles blanches cristallines. Si l'on ajoute de l'eau, il se précipite de l'oxyde puce de plomb, mais la précipitation n'a ordinairement lieu qu'au bout de quelque temps. La liqueur incolore se conserve dans des vases fermés sans se décomposer.

L'oxyde puce de plomb se dissout aussi dans l'acide acétique concentré; cette dissolution est incolore; si l'on y ajoute de l'eau, l'oxyde puce de plomb s'en précipite.

Add. à la page ICC.

L'iodure d'argent devient blanc par l'action de rammoniaque ; mais il reprend sa couleur jaune lorsqu'on enlève l'ammoniaque qui y adhère en le lavant avec de l'eau. Même en y ajoutant seulement une grande quantité d'eau, l'iodure d'argent blanc redevient jaune.

Add. à la page 100.

Dans une dissolution ammoniacale de chlorure d'argent, l'argent peut être réduit complètement par le zinc métallique et iiiCmuc par le fer métallique.

ADDENDA 1027 Add. à la pago 182.

Si I on ajoute à une dissolution de nitrate de bioxyde de mercure In dissolution d'un chlorure, comme le chlorure de sodium ou le chlorure (l'ammonium par exemple, il se produit du bichlorurc de mercure et un nitrate : lu dissolution perd alors les propriétés à l'aide desquelles les dis» solutions des sels de bioxyde de mercure se distinguent de colles du bichlorurc de mercure. Elle ne donne, par exemple, pas de précipité par l'action d'une dissolution de phosphate de soude. Le précipité qui se produit dans une dissolution de nitrate de bioxyde de mercure par l'action du phosphate de soude, est par suite soluble dans les dissolutions de chlorure de sodium ou de chlorure d'ammonium.

Add. à la page 197.

Les combinaisons du platine (comme celles des autres métaux nobles, et spécialement des métaux que l'on extrait de la mine de platine) ne donnent au chalumeau aucune réaction avec les llux et ne s'oxydent pas.

t if »1 :

Add. à la page 214.

D'après les recherches récentes de MM. Deville et JHray, on peutobtetenir par fusion de l'osmium qui possède l'éclat métallique et qui soit très brillant, dur au point de rayer le verre et très compacte, avec une densité de 21, a ; suivant les mômes chimistes, le platine et l'iridium fondus, mais non écrouis, possèdent une densité égale à 21,15.

Add. à la page 220.

L'odeur d'une dissolution aqueuse d'acide osmique ne disparaît pas entièrement par l'action d'une dissolution d'hydrate de potasse; cependant elle disparaît en grande partie et beaucoup mieux que lorsqu'on emploie le carbonate de potasse. Par l'action de l'hydrate de potasse, la dissolution d'acide osmique est fortement colorée en jaune, tandis qu'elle n'est que légèrement colorée en jaune par le carbonate de potasse»

Add. à la page 2i t.

Les dissolutions des sulfates alcalins produisent des précipités dans les dissolutions de bichlorurc d'étain.

Add. à la page 247.

Le sulfure d'étain 8nS2 est oxydé par l'acide nitrique et est transformé comme l'étain métallique en bioxyde d'étain qui ne se dissout pas dans l'acide nitrique. L'or mussif au contraire n'est pas attaqué ou n'est presque pas attaqué par l'acide nitrique, même avec l'aide de la chaleur; l'eau régale concentrée, au contraire, l'oxyde et le dissout.

Add. à la pago 263.

Si l'on précipite par l'hydrogène sulfuré un mélange de dissolution de chlorure d'antimoine SbCl3 et de bichlorure d'étain, la couleur des sulfures précipités est verte pour une certaine proportion relative des deux mélanges. Ordinairement la couleur du mélange ne paraît complètement verte qu'au bout de quelque temps.

Add. a la page 281.

Si Ton fait bouillir pendant longtemps dans une capsule de platine une dissolution de l'acide titanique dans les acides, le platine du fond de la capsule prend un aspect madré. Ce résultat se produit non-seulement lorsque l'acide titanique a été précipité de la dissolution par l'ébullition, mais aussi lorsqu'il a été maintenu en dissolution dans la liqueur bouillante par l'addition d'une grande quantité d'acide sulfurique ou d'acide chlorhydrique. Ce résultat, qui provient de la désoxydation d'une certaine quantité de l'acide titanique par l'action du platine, caractérise très bien l'acide titanique et ne se produit pas lorsqu'on traite de la même manière les acides analogues comme les acides du niobium, l'acide ta nia lique, la zircone, etc.

Add. à la page 282.

Lorsqu'on fait fondre l'acide titanique avec du bisulfate de soude et du bisulfate d'ammoniaque, l'acide titanique est complètement dissous. La masse fondue se dissout complètement dans l'eau à la température ordinaire : si l'on fait bouillir ces dissolutions, l'acide titanique en est complètement précipité.

Add. à la page 286.

Lorsqu'une dissolution sulfurique contient en même temps de l'acide titanique et de la zircone, et lorsqu'on fait bouillir cette dissolution étendue d'eau, il ne se produit pas de précipité. Si l'on ajoute cependant une très grande quantité d'eau, et si l'on fait bouillir d'une manière continue pendant plusieurs jours en ayant soin d'ajouter de temps en temps de l'eau pour remplacer celle qui s'est évaporée, les deux substances, l'acide titanique aussi bien que la zircone, finissent par être entièrement précipitées. Le précipité peut être filtré et lavé facilement. — Si l'on fait fondre un mélange de zircone et d'acide titanique avec du bisulfate de soude et si on laisse refroidir la masse fondue, elle se dissout ensuite complètement dans l'eau à la température ordinaire : si l'on soumet pendant quelque temps la dissolution à une ébullition continue, elle reste claire, bien qu'elle ait été étendue d'une grande quantité d'eau.

Add. à la page 335.

Si l'on fait bouillir avec l'acide nitrique les tungstates que l'on obtient sous forme de précipités blancs, il se sépare du tungstate d'argent de cou-

leur jaune. — La dissolution ammoniacale d'acide tungstique laisse déposer un précipité blanc. Si Ton fait bouillir le tungstate d'argent avec 1 acide nitrique, ce qui donne de l'acide tungstique de couleur jaune, et si on traite le tout par l'ammoniaque, il s'opère une dissolution complète ; mais, par le repos, il se produit également un précipité blanc.

Add. à la page 371.

Le protochlorure d'antimoine transforme, de la même manière que les sels de protoxyde de fer et le protochlorure d'étain, l'acide chromique des chromâtes alcalins en sesquioxyde de chrome et la dissolution prend alors une couleur verte.

Add. à la page 386.

Lorsqu'on verse sur un arsénite à l'état solide une dissolution concentrée de nitrate d'argent, il se produit de Parsénite jaune d'argent.

Add. à la page 397.

Si une dissolution d'acide arsénique contient une petite quantité d'acide arsénieux, on peut retrouver ce dernier au moyen du nitrate d'argent de la manière suivante : après avoir ajouté un excès de dissolution de nitrate d'argent et avoir ainsi déjà produit un peu d'arséniate d'argent de couleur brun-rouge, on ajoute de l'ammoniaque, mais en quantité assez petite pour que la liqueur exerce encore une réaction acide sur le papier de tournesol ; de cette manière le reste de Parséniate d'argent se sépare, mais il est ordinairement mélangé avec de l'arsénite d'argent. Si on filtre la liqueur et si on la sature ensuite par l'ammoniaque, on obtient un précipité d'arsénite d'argent d'une couleur jaune pur.

Add. à la page 398.

Le précipité qui se produit par l'action du gaz hydrogène sulfuré sur une dissolution d'acide arsénique, n'est pas une combinaison chimique; ce n'est que du sulfure d'arsenic .^S3 mélangé avec 2 S. Si l'on ne fait passer que pendant peu de temps du gaz hydrogène sulfuré dans une dissolution aqueuse d'acide arsénique, la liqueur prend un aspect laiteux provenant de la séparation d'une certaine quantité de soufre qui reste pendant très longtemps en suspension. Il faut laisser reposer la liqueur pendant plusieurs jours et, souvent même, il faut chauffer afin que la quantité du soufre qui se dépose augmente assez pour qu'on puisse le séparer par filtration. Le soufre ainsi séparé ne contient qu'une petite quantité de sulfure d'arsenic que l'on peut enlever au moyen de l'ammoniaque qui ne dissout pas le soufre. Dans la liqueur filtrée et séparée ainsi du soufre insoluble, on peut au moyen du nitrate d'argent retrouver la présence de l'acide arsénique et en outre y reconnaître aussi la présence de l'acide arsénieux. Si, après avoir séparé le soufre, on fait ensuite passer très rapidement pendant peu de temps un courant de gaz

hydrogène sulfuré dans la liqueur filtrée, on obtient du sulfure d'arsenic. Si on le sépare rapidement de la liqueur, il présente toutes les propriétés du sulfure d'arsenic As3S3; par son mélange avec un carbonate alcalin et par la fusion du mélange, il se produit un fort anneau d'arsenic métallique. Après la séparation du sulfure d'arsenic, la liqueur commence à se troubler de nouveau par suite de la séparation d'une certaine quantité de soufre, et l'on peut, en faisant passer d'une manière convenable le courant de gaz hydrogène sulfuré, séparer alternativement de la dissolution d'acide arsénique, du soufre et du sulfure d'arsenic As'S3.

Add. à la page 400.

Les arséniates à l'état solide, surtout lorsqu'ils sont de couleur blanche, peuvent être reconnus à ce que, traités par une dissolution concentrée de nitrate d'argent, ils se colorent en rouge-brun. Il en est ainsi, par exemple, pour l'arséniate ammoniaco-magnésien, pour l'arséniate de magnésie, pour l'arséniate d'alumine qui ne se colore en rouge-brun qu'un peu lentement, pour l'arséniate de plomb, etc., etc.

Add. à la page 436.

Le sélénium amorphe n'est pas conducteur de l'électricité ; le sélénium grenu-cristallin est, au contraire, bon conducteur de l'électricité.

Add. à la page i92.

L'acide sulfureux, en réagissant sur la dissolution de bicblorure de mercure, ne peut pas transformer complètement le bicblorure en protochlorure de mercure, même avec l'aide do la chaleur; l'acide sulfurique et l'acide chlorhydrique qui ont pris naissance empêchent la réduction complète de s'opérer. Si on ajoute de l'acide libre à une dissolution de bicblorure de mercure, l'acide sulfureux n'opère plus la réduction du bicblorure à l'état de protochlorure de mercure. Si l'un sursature par l'ammoniaque, l'acide sulfureux opère la réduction du bicblorure de mercure à l'état de mercure métallique, et si l'on chauffe, la réduction est complète.

Add. à la page 522.

Si l'on verse sur les hypophospbites à l'état solide une dissolution concentrée de nitrate d'argent, ils se colorent d abord en brun et enfin en noir.

Add. à la page 525.

Les phosphites à l'état solide, traités par une dissolution concentrée de nitrate d'argent, deviennent d'abord bruns et ensuite noirs.

Add. à la page 5i0.

Le molybdate d'ammoniaque ne parait pas être un réactif aussi infaillible qu'on le supposait pour découvrir de très petites quantités d'acide

phosphorique, ce qui nécessite, par suite, de ne l'employer qu'avec précaution. Outre l'acide arsénique, do très petites quantités d'acide silicique peuventaussi donnerune réaction semblable à celle de l'acide phosphorique ; cette réaction peut notamment être produite par des quantités d'acide silicique si petites, qu'elles ne peuvent pas être séparées des dissolutions par les acides libres. En présence d'un excès d'acide nitrique ou d'acide chlorhydrique, ces petites quantités d'acide silicique colorent la dissolution de molybdate d'ammoniaque en jaune avec l'aide de la chaleur , il peut même se produire un précipité jaune, comme cela arrive lorsqu'il y a de l'acide phosphorique, surtout lorsqu'il y a en même temps une grande quantité de chlorure d'ammonium. Lorsque l'acide silicique s'est déposé, le précipité est jaune clair et il a un autre aspect. (W. Knop.)

Add. à la page 55t.

La plupart des combinaisons solides de l'acide phosphorique ordinaire peuvent être reconnues, même à l'état 9olide, a ce que, si on les réduit en poudre fine et si on verse goutte à goutte sur cette poudre une petite quantité d'une dissolution concentrée de nitrate d'argent, ces combinaisons deviennent jaunes par suite de leur transformation en phosphate d'argent. Cela a lieu aussi bien pour les sels solubles comme le phosphate de soude que pour les sels insolubles comme le sont les combinaisons de l'acide phosphorique ordinaire avec la chaux, la baryte, l'oxyde de zinc et le protoxyde de manganèse ; cela se produit aussi avec le phosphate ammoniaco-magnésien ; les phosphates colorés comme le phosphate de cuivre se colorent aussi en jaune de cette manière ; cependant la réaction n'a lieu alors qu'au bout de quelque temps. Le phosphate d'alumine, le phosphate de sesquioxyde de fer et le phosphate de plomb, traités par une dissolution de nitrate d'argent, ne subissent pas de modification et restent blancs; le phosphate bleu de protoxyde et de sesquioxyde de fer ne subit pas davantage de modification.

Add. à la page 562.

L'alumine qui a été exposée à une calcination au rouge intense se dissout rapidement dans l'acide fluorhydrique avec dégagement de chaleur. Si l'acide fluorhydrique est très concentré, la dissolution ne s'opère que lorsqu'on ajoute un peu d'eau. Au contraire, l'alumine qui a été exposée à la chaleur d'un bon fourneau de fabrique de porcelaine, n'estattaquée que très faiblement par l'acide fluorhydrique, même avec l'aide de la chaleur. Le corindon, réduit en poudre très fine, n'est pas attaqué davantage par l'acide fluorhydrique, même lorsqu'on le chauffe jusqu'au rouge.

Add. a la page 588.

11 se produit en même temps de l'acide hypochlorique et de l'acide carbonique lorsqu'on chauffe à 70° un mélange de chlorate de potasse et d acide oxalique cristallisé. On 'fait passer le gaz dans l'eau et on obtient

une dissolution aqueuse d'acide hypochlorique que Ton peut employer comme agent énergique d'oxydation. Par l'action de l'acide sulfureux sur cette dissolution, il se produit de l'acide chlorhydrique et de l'acide sulfurique. (Calvert et Davier .

Add. à la page 598.

Si l'on ajoute du protoclilorure de palladium à la dissolution d'un bromure, et si l'on y verse ensuite un peu d'eau de chlore et de l'éther, la coloration jaune de l'éther parait comme à l'ordinaire..

Add. à la page 610.

Lorsqu'on veut retrouver dans une dissolution de très petites quantités d'iode ou d'iode et de brome, la méthode suivante doit être spécialement recommandée : On précipite de la dissolution à l'état de sels d'argent, au moyen d'une dissolution de nitrate d'argent, l'iode et le brome, et en outre le chlore qui se rencontre toujours en grande quantité en même temps que le brome et l'iode dans les dissolutions. Si la dissolution n'est pas acide, on ajoute après la précipitation un peu d'acide nitrique. On filtre ensuite le précipité, on le lave et on le dessèche, on le mélange ensuite avec un peu de cyanure d'argent bien sec (on peut très bien, au lieu de cyanure d'argent, employer le ferrocyanure d'argent que l'on obtient par l'action du nitrate d'argent sur le ferrocyanure de potassium) et on place le mélange dans la partie antérieure d'un tube de verre qui soit un j>eu long, mais qui ne soit pas très large. On fait alors passer sur le mélange du gaz chlore bien desséché et on chauffe très légèrement le mélange au moyen d'une petite lampe. Dans la partie froide du tube de verre, se déposent des cristaux d'iodure et de bromure de cyanogène qui ne sont pas décomposés par le gaz chlore ; en même temps, il se dégage du chlorure de cyanogène à l'état gazeux. (0. Henry fils et Humbert.)

On dissout dans l'eau les cristaux sublimés et on reconnaltdans la dissolution la présence de l'iode, en la traitant par une petite quantité d'acide sulfureux ou de dissolution d'hydrogène sulfuré et en y ajoutant ensuite de l'empois d'amidon ou du sulfure de carbone. Il vaut cependant encore mieux ajoutera la dissolution un peu d'acide sulfurique étendu et du zinc métallique ; après que le dégagement de gaz hydrogène a duré quelque temps, on enlève le zinc métallique et on ajoute ensuite de l'amidon ou du sulfure de carbone. S'il y a du brome et de l'iode, on ajoute à la dissolution un peu d'acide sulfureux et ensuite du protochlorure de palladium ; on filtre pour séparer l'iodure de palladium et on précipite l'excès de palladium à l'aide d'une dissolution d'hydrogène sulfuré; on filtre de nouveau pour séparer le sulfure de palladium qui s'est formé, et on ajoute de l'eau de chlore et de l'éther à la dissolution filtrée.

Si l'on ajoute à une dissolution d'un iotlure du protochlorure de palla-

dium en excès, et ensuite un peu d'eau de chlore et d'éther, l'iodure de palladium qui s'est produit n'est pas décomposé et l'éther qui le surnage n'est pas coloré; cependant cet iodure de palladium surnage d'une manière particulière au-dessus de la liqueur, se mélange avec l'éther incolore, le colore en apparence en noir, et empêche de bien reconnaître qu'il n'est pas incolore. Si l'on ajoute une grande quantité d'eau de chlore, le chlorure de palladium de couleur noire se dissout en donnant une liqueur brun-rouge et l'éther qui surnage est alors incolore. Mais si la dissolution contient en môme temps un peu de bromure, l'éther est alors coloré.

Toutefois il vaut mieux, lorsqu'il y a en même temps un bromure et un iodure, opérer comme il a été indiqué page 610: c'est-à-dire, précipiter d'abord l'iode à l'état d'iodure de palladium, séparer dans la dissolution filtrée l'excès de palladium au moyen de l'hydrogène sulfuré et rechercher seulement ensuite le brome au moyen de l'eau de chlore et de l'éther.

Add. à la page 612.

Lorsqu'on veut rechercher de très petites quantités d'iodure en ajoutant à la dissolution de l'acide sulfurique très étendu, un peu d'eau de chlore et ensuite du zinc métallique, on doit, lorsqu'on a employé trop d'eau de chlore, ce que l'on ne peut éviter que rarement, conseiller, après que le dégagement d'hydrogène a duré quelque temps, d'enlever de la liqueur le morceau de zinc et d'ajouter immédiatement l'empois d'amidon ou le sulfure de carbone. Surtout lorsqu'on emploie le sulfure de carbone, le zinc agit souvent de telle manière qu'il est moins facile de découvrir dans la dissolution de petites traces d'iode.

Cette observation s'applique également à la découverte de très petites quantités d'acide iodique (p. 620).

Add. à la page 694.

La plupart des carbonates qui sont solubles dans l'eau et qui y deviennent insolubles lorsque, après les avoir réduits en poudre, on les traite par une dissolution un peu concentrée de nitrate d'argent, deviennent jaunes au bout de quelque temps ; la couleur qu'ils prennent ainsi est bien plus claire que celle du phosphate d'argent. Les carbonates alcalins, soit simples, soit doubles, deviennent d'abord blancs et ensuite jaunAtres. Les carbonates alcalino-terreux (ceux qui se rencontrent dans la nature, de même que ceux qui ont été préparés artificiellement) et le carbonate neutre de magnésie deviennent également jaunâtres au bout de quelque temps ; quelques-uns de ces carbonates, comme la magnésite en poudre , ne deviennent jaunAtres qu'au bout d'un temps assez'long. Le carbonate de plomb et le carbonate de zinc à l'état complètement neutre ne deviennent pas jaunAtres.

Add. à la page 715.

Si, au lieu de traiter le cyanure d'argent par l'acide sulfurique étendu,

on le traite par l'acide chlorhydrique, il est complètement réduit avec facilité par le zinc; en effet, par l'action de l'acide chlorhydrique, il ne se forme que du chlorure d'argent. Si l'on dissout du cyanure d'argent dans l'ammoniaque et si l'on traite cette dissolution par le zinc métallique, l'argent est complètement réduit.

Add. àlapoge8l6.

Protoehiorarc de palladium. — Le protoehlorure de palladium sert

pour découvrir de petites traces d'iode p. 610). Dans beaucoup de cas, surtout lorsqu'on veut séparer le chlore de l'iode et déterminer la quantité de ces deux corps, on emploie une dissolution de nitrate de protnxyde de fjaUadium. Ce sel doit contenir de l'acide nitrique libre, parce que, sans cela, il serait décomposé par l'eau qui déterminerait la précipitation d'un sel basique.

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