partie à cause de la position des demi-tons qui n'est plus la
même. En è, la tonalité même est changée. Si ce dernier
cas ne se présente pas toujours, il est, au moins, très fréquent
Kichter-Sandré, Traité de Contrepoint. 13
et, dans notre exemple, il est obligé si l'on veut conserver un sens mélodique à la partie renversée.
Après ces observations préliminaires nous avons à nous occuper des moyens techniques de pratiquer ce contrepoint.
Avant tout, indiquons par deux séries de chiffres les intervalles produits par le renversement à la dixième:
L'examen musical de ces chiffres nous montre d'abord que:
1. la tierce devenant l'octave, la sixte devenant la quinte et la dixième la prime, le mouvement parallèle qui, ordinairement, se fait par marche en tierces ou en sixtes doit être évité;
2. toutes les dissonances (la seconde, la quarte, la septième et la neuvième) doivent être l'objet de la plus grande attention parce que le renversement à la dixième les transforme en intervalles très différents de ceux que produit le renversement à l'octave.
Mais les deux séries de chiffres ci-dessus ne donnent pas une idée complète des diverses formations d'intervalles qui peuvent résulter du renversement et si nous examinons cette question un peu attentivement nous verrons qu'elle n'est pas aussi simple que lorsqu'il s'agit du renversement à l'octave, car il se produit, dans certains cas, des intervalles inaccoutumés qu'il est assez difficile de soumettre à des règles fixes. Un exemple, suivi d'une courte explication, nous aidera à nous faire comprendre.