‹ Traité complet de diplomatie; (volume 2)Chapitre 47 sur 82 · V. A. Impériale y et pour l'augoste maison dont elle est · texte numérisé non relu

V. A. Impériale y et pour l'augoste maison dont elle est

issae.

De M> le baron de Bredahl , chambellan de S* A. /.

Les témoignages d'amitié que le roi de la Grande-Bretape a chargé monsieur l'ambassadeur de donner de la part de S. M* à madame la grande- duchesse, ne peuvent que lui causer une joie proportionnée à la haute estime qu'elle MoDJours eue, et qu'elle conservera toujours pour la personne de S. M. Britannique. S. A. Impériale et la maison dont elle est issue , connaissent d\iillears depuis long- temps le mérite et les qualités distinguées de monsieur l'ambassadeur , ce sera un plaisir pour elles de pouvoir lui faire connaître d'une manière convaincante, et suivant les occasions , JQsqa'à quel point elles l'estiment.

— DISCOURS DE CONGË —

Adressé à S» M. F impératrice de Russie , par le ministre

de France»

Madame,

Ce n'est pas sans une bien vive émotion que je viens aujoard'hai me présenter à Y. M. I. , puisque obligé de m'éloigner d'une cour où j'ai passé les plus beaux jours de ma fie y comblé par V. M. de grâces et de bontés, je dois prendre congé d'elle, privé peut-être pour jamais du bonheur de la revoir.

C'est par ordre du roi mon maître que j'ai l'honneur de

présenter à V. M. la lettre par laquelle il lai a pla de me rappeler de sa cour; elle contient les témoignages dePamitié inaltérable et de Pattachement sincère que S. M. lui porte, et que je suis chargé de lui exprimer encore de vive voix. Je ne saurais quitter cette cour sans remercier Y* M. L , au nom du roi mon maître , des bonnes dispositions qu'elle a bien voulu témoigher pour les intérêts de S. M. y et dont je me ferai un devoir bien doux de faire un rapport fidèle. Je puis assurer à V. M. que le roi ne laissera échapper aucune occasion d'embrasser avec chaleur les intérêts de votre personne sacrée et de ses sujets , ainsi que de cultiver et de resserrer de plus en plus l'union et les liens de l'amitié qui subsistent entre les deux couronnes. Quant à moi , Madame , je ne trouve point de termes qui puissent, en partie seulement, exprimer l'étendue de ma reconnaissance respectueuse poar toutes les grâces dont Y. M. a daigné me combler. Ces sentimens , comme ceux du plus profond respect , sont à jamais gravés dans mon cœur.

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