TOM£ II
sëquent de la première bande horizontale^ combiné avec c de la clef ^ et par conséquent de lu première colonne verticale^ donne p.
avec
dofioe
Sepanuion de
mots avec
donne
Séparation da i
mots avec
donne
Sêparaiîon de
moto avec
donne
— IStf —
Aiosi ^ la nouyelle 9 traduite en chiffres j s'exprimerait comme il suit :
pààtVî:û&ôCzsfèèxoxig.
Dans ce système , on a , pour exprimer chaque signe ou blanc de thème , autant de caractères qu'il y en a dans la def choisie.
Si donc on prenait le mot on ou le nombre 83 , on n'aurait que deux signes pour exprimer chaque signe ou blanc du thème. Si Ton choisissait le mot oui, ou le nombre 1127, on en aurait trois* On en aurait quatre , en choississant le mot rose ou le nombre 48a5 , et ainsi de suite ; de sorte que si l'on adoptait pour clef la collection des 73 signes dont se compose la table , dans quelque ordre absolument arbitraire qu'on les combinât j on aurait également jusqu'à 73 signes diffërens pour rendre chacun des signes ou blancs du thème y ce qm , dans les méthodes ordinaires , exigerait 53^9 signes, au lieu de 73 seulement qui , dans le système proposé , peuvent faire le même ofEce et changer continuellement la clef.
On remarquera dans l'exemple choisi , que bien que la lettre e^ si fréquente dans le discours français , se soit présentée six fois y elle s'est trouvée chaque fois chiffrée par un signe différent. Une observation analogue peut être faite relative*
ment aux trois /* , aux deux / j et aux deux a que présente la phrase : la guerre est dëdarëe. Enfin, le signe è ^ rëpëtë dans le chifErage , j a deux significations différentes. G^est encore une manière particulière au nouveau système proposé de tromper le profane.
Pour déchiffrer , il est évident que la clef doit être écrite sous Fécriture chiffrée , de la même manière absolument qu'elle a dû l'être sous le thème par l'autre correspondant. Le signe dont on veut connaître la signification est ensuite cherché dans la bande horizontale commençant par le signe de la clef qui se trouve sous le chiffre à déchiflOrer. Celui qu'il représente se trouve au sommet de la colonne verticale dont il fait partie.
On peut chiflOrer et déchiffirer fort vite, et prévenir beaucoup de méprises , en s'aidant , pour courir sur la table de deux règles plates jointes en équerre, dont les côtés de l'angle intérieur laissent entre eux et longent les deux cases régulatrices contenant les deux signes donnés : le troisième qu'ils doivent faire connaître se trouvera dans la case du sommet de l'angle.
Si un nombre exprimé en lettres ou en signes arithmétiques doit être pris dans le sens ordinal , seulement , et j non plus dans le sens cardinal y
une croix ou tout autre signe de convention place au-dessous de la traduction de ce nombre en chiffres peut en avertir , et accëlërer ainsi le chiffrage.
La plupart des particules et autres mots qui reviennent fréquemment dans le discours , tels que les articles y les pronoms , les prépositions , les adverbes et les conjonctions , n'apprenant rien que par les mots avec lesquels ils sont combines , on peut, si Pon y rëflëchit bien, renoncer à l'usage de les chiffrer , et mieux encore , à avoir pour eux des signes spéciaux , comme cela se pra* tique ordinairement dans la plupart des méthodes connues.
L'important est qu'une dépêche chiffrée soit impénétrable , et l'on pense que le système qui vient d'être proposé l'est à tel point , que pour quiconque n'en aurait pas la clef, il serait aussi impossible de parvenir à la lire que de retrouver tel grain de sable déterminé dans le fond des eaux.
Gonune cette assertion pourrait ne paraître qu'une hyperbole aux yeux de ceux qui ne sont point familiarisés avec les combinaisons mathématiques , on place un modèle de formule au moyen de laquelle on acquèrera la connaissance de la quantité de permutation dont un nombre donné est susceptible.
Tableau du nombre des permutations des 16 premiers jiombres.
lao =