‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome cinquième (volume 2)Chapitre 209 sur 373 · FIGURES 7 À 10. — FRAGMENS DE LA LANGUE DE L'HOMME · texte numérisé non relu

FIGURES 7 À 10. — FRAGMENS DE LA LANGUE DE L'HOMME

FIGURE 7. Plan de la section verticale de la langue de l'homme, suivant son diamètre transverse.

Vu sur un fragment de 11 sur 7 millimètres, pris sur la partie So du côté droit de la langue à partir de sa face dorsale, la pointe de cet organe étant tournée vers l'observateur.

: ha Lea (Grossissement de 15 diamètres. — En surface 225 fois.)

De a en a. Alignement en travers des papilles coniques, augmentant un peu de volume du milieu vers le bord de la langue, sur le plan convexe de cet organe, déclive dans le même sens.

a,1;a,13a,1. Papilles inclinées les unes vers les autres, avec dépression de la membrane dermique dans l’espace intermédiaire, montrant la coupe des plis ou sillons interpapillaires de la surface dorsale de la langue.

De b en b. Plan de section de l’épithélium à la surface de la langue.

De c en c. Plan de section de la membrane vasculo-vésiculaire dite le corps ou le réseau muqueux de Malpighi. Comme sur toutes les autres figures (1, 2, 4, 6), on voit que cette membrane est formée de deux couches principales, la superficielle plus pâle et la profonde plus colorée.

De den d. Epaisseur de la couche fibreuse formant le derme de la membrane tégumentaire ou la troisième et dernière couche de la membrane dermique (Voyez le texte, page 87).

Deeene, Plan de section de la membrane papillaire, sous-jacente au derme. Comme celle de la figure 1, elle se montre hérissée de petites papilles.

De fen f. Section de l’aponévrose suslinguale sous laquelle on voit s'implanter les fibres verticales du muscle génioglosse. Cette aponévrose est traversée par les vaisseaux et les nerfs qui se rendent à la membrane papillaire.

Entre la membrane papillaire et l’aponévrose, se voit sur cette figure une légère couche graisseuse dans laquelle rampent les vaisseaux. Cette couche qui ne se montre qu'à l'âge adulte, existe aussi sur le cheval (fig. 6), mais non chez le veau (fig. 1).

g. Papille conique dépouillée de son étui dermo-épithélial. Sa substance mise à découvert à demi-diamètre, la montre formée par l’agglomération en faisceau de cylindres nerveux.

g, 1. Papille fungiforme dont la substance se montre également à découvert, Au contour du sommet libre de ces papilles on a conservé la section de la double enveloppe de l’épithélium et du corps muqueux (Voy. pour les détails pl. 87, fig. 4).

i,i. Petites papilles coniques.

j. Espaces interpapillaires. On les voit partout entre les papilles, mais ils sont moins larges chez l'homme que chez le veau, les papilles étant plus volumineuses et plus serrées.

k, k, etc. Plan de section des fibres du muscle lingual longitudinal supérieur, vues ici coupées à bois debout.

1, 1, etc. Plan de section des fibres du lingual médian.

m, m, etc. Fibres montantes du génioglosse qui se continuent entre celies du lingual longitudinal, et vont s'insérer à l’aponévrose suslinguale.

n, n, etc. Fibres du muscle transverse.

o,oetp, p. Fibres de l’hyoglosse; les unes (o, 0) gagnant la surface de la langue pour former un plan superficiel sous le lingual longitudinal ; les autres profondes (p, p) et faisant partie du noyau central de H langue.

q, q etc. Fibres obliques de Malpighi, que j'ai nommées le muscle oblique latéral. Elles sont courbes à concavité supérieure, tandis que celles de l'hyoglosse sont à concavité inférieure.

Sur toute l'étendue. de la figure, on voit les fibres des différens muscles s’entrecroiser en nattes, les unes avec les autres, dans leurs directions variées, et s’envoyer mutuellement des fibrilles de jonction.

r,r,r. Ramuscules du nerf lingual qui montent entre les fibres musculaires, s’anastomosent les uns avec les autres en arcade, et se divisent en filets qui se perdent dans la membrane papillaire de la langue.

s,s,s. Artérioles. —t,t, t. Veinules. Les unes et les autres émergent à la surface entre les fibres charnues et se distribuent en rameaux dont les uns se perdent dans la substance musculaire et dont les autres remontent pour se rendre dans la membrane papillaire.

FIGURE 8. Face inférieure de la membrane dermique de la langue de l'homme.

(D’après un fragment de 5 sur 4 millimètres. )

Cette figure qui montre à-la-fois la face inférieure et la tranche de la membrane dermique est l'analogue de celle du veau (n° 4) et faite comparativement à un grossissement de 10 diamètres.

De a en a. Epaisseur de la membrane dermique vue en fuite. Elle montre, comme la figure 4, les cornes saillantes, et sur le plan de déchirure les couches superposées de l’épithélium, du corps muqueux et du derme.

d,1;d,1,etc. Plan inférieur du derme adjacent à la membrane papillaire. Le champ est couvert par les orifices des étuis vides de leurs papilles de toutes grandeurs; les fungiformes (h), les coniques (a), les petites papilles (1) et les pertuis des vaisseaux capillaires. On voit très bien sur ce plan comparé à ceux des figures 3, 4, 5, 6, que les papilles linguales, chez l’homme, sont plus serrées, plus nombreuses et, relativement au volume proportionnel de la langue, plus fortes que chez l'animal. Le derme moins épais et plus rare, laisse dessiner en relief, entre les rangées de papilles, des lignes saillantes correspondant sur la face dorsale aux plis et sillons interpapillaires.

FIGURE 9. Papilles de diverses sortes, de la pointe de la langue, où s’agglomèrent les fungiformes.

(Grossissement de 10 diamètres d’après un fragment de 5 sur 3 millimètres. )

FIGURE 10. Aponévrose suslinguale à un grossissement de 15 diamètres, en surface 225 fois.

(D'après un fragment de 4 sur 3 1/3 millimètres.)

f, f. Surface de l’aponévrose suslinguale. Elle est formée de petites bandelettes fibreuses entrecroisées obliquement à angle droit en sens contraire, suivant les deux diagonales de la langue. Par des fentes ellipsoides entre les fascicules fibreux, sortent les vaisseaux et les nerfs qui se rendent dans la membrane papillaire susjacente à l'aponévrose.

k,k. Plan de la surface libre du muscle longitudinal supérieur sousjacent à l’aponévrose. Au travers de ses fibres, de petites fentes ellipsoides livrent passage à celles du génioglosse qui viennent s’insérer à l'aponévrose par de courts prolongemens fibreux.

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