‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome cinquième (volume 2)Chapitre 258 sur 373 · NERFS DE L'INTESTIN GRÉLE · texte numérisé non relu

NERFS DE L'INTESTIN GRÉLE

PrépararTion. Le mésentère est étalé de manière à développer, dans toute leur étendue, l'artère et la veine mésentériques supérieures et leurs divisions principales , depuis le tronc cæliaque jusqu'aux arcades anastomotiques de la petite courbure de l'intestin. Néanmoins, les nerfs mésentériques sont si nombreux que les vaisseaux, les deux troncs surtout, environnés comme dans un fourreau tissu de nerfs, ne sont que suivis dans leur trajet, et non précisément visibles à découvert. Les branches mésentériques, qui laissent entre elles des écartemens, sont plus distinctes, mais pourtant les nerfs y sont encore très nombreux, quoique la figure n’en montre

guère plus que la moitié qui peut être vue sur la face antérieure. Ces nerfs sont, en général, au nombre de quatre ou cinq gros

rameaux pour chaque couple de vaisseaux, outre les anses en pas de vis de leurs anastomoses d’enveloppe du cylindre vasculaire

lui-même, et les rangs concentriques de leurs arcades d’anastomose dans le champ mésentérique. Dans toute leur étendue, ces nerfs

sont remarquables par leurs nombreux filamens plexiformes,

analogues à de minces épanouissemens aponévrotiques, caractère

que j'ai eu déjà l’occasion d’assigner aux plexus des viscères, et principalement à ceux des organes membraneux, et qui se retrouve

également, au microscope, à leur terminaison périphérique dans l'infiniment petit. — Au contour, s'étend, en une courbure ovalaire ,

la succession de l'intestin gréle et du gros intestin.

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