‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 230 sur 407 · TOME TILL PLANCHE · texte numérisé non relu

TOME TILL PLANCHE

SPINAL, GLOSSO-PHARYNGIEN, PARTIE DU TRIJUMEAU, GRAND HYPOGLOSSE, PORTIONS CERVICALE ET THORACIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE, PLEXUS SOLAIRE ABDOMINAL ET ACCESSOIRES.

Vus par le plan latéral droit.

PRÉPARATION. À. la tête, les sections osseuses sont les mêmes que pour la planche précédente. Sur la partie latérale de la face, la paroi de la joue est enlevée pour montrer l’intérieur de la bouche, et la situation superficielle du nerf lingual sous la membrane muqueuse. Au cou, l’on a conservé, sur certains points, des anneaux des artères carotides pour marquer les rapports des nerfs. — La paroi latérale droite de la cavité thoraco-abdominale est enlevée en entier jusqu’au-dessous du rebord cartilagineux des côtes. Le diaphragme n’est indiqué que par la ligne de ses attaches, de façon à ne faire que marquer la succession des anneaux de passage de l’œsophage, de l’aorte et des nerfs. — Dans la poitrine, le poumon droit (A) est écarté en avant et à l'extérieur pour démasquer l’œsophage, l’aorte, le canal thoracique, la veine azygos et la gouttière vertébro-costale, où se dessinent le pneumo-gastrique et le cordon du grand sympathique du côté droit avec leurs annexes. — A la région épigastrique de l'abdomen , l'estomac seul est représenté (B), mais flottant, et sa portion pylorique est enlevée de manière à montrer les épanouissemens du nerf pneumo-gastrique droit sur ce viscère et dans le plexus solaire. — En général, sur cette figure, on a varié les détails des nerfs à la tête et au cou, relativement à la planche précédente, de façon à les faire mieux comprendre dans leurs intrications et dans leur ensemble.

INDICATION DES CHIFFRES

1. Ganglion de Gasser formé par le tronc du nerf trijumeau, et d’où procèdent ses trois grandes branches.

2. Nerf sous-orbilaire, terminaison du nerf maxillaire supérieur, la seconde branche du trijumeau, que l’on voit plus loin, à partir du ganglion de Gasser jusqu’à son entrée dans l’orbite,où s’en dégagentlesnerfsalvéolairessupérieurs.

3. Ganglion de Meckel avec les rameaux qui en émergent (V. PI. 43).

4. Nerf auriculo-temporal, coupé sur une origine plexiforme, Comme dans la planche précédente, on y remarque un petit ganglion.

5. Nerf lingual, branche principale du nerf maxillaire inférieur, le troisième du trijumeau. Au-devant de son origine on voit le départ du nerf masticateur avec les rameaux des divers muscles , temporal, ptérygoïdiens et buccinateur. — Dans le point indiqué (5) le nerf lingual est rejoint par le filet tympanique — 6. Ganglion sous-maxilluire, figuré sur un fragment de la glande du même nom. On voit les filets qu’il reçoit, dont le tympanique, et ceux qu’il fournit à la glande. — 7. Trajet du nerf lingual sous la muqueuse bucco-linguale et plexus qu’il forme avant sa division en filets dont les uns vont à la langue, et les autres dans le muscle génio-glosse. — Rameau d’anastomose en arcade du nerf lingual avec l’hypoglosse (16).

9- Nerf dentaire inférieur, branche du maxillaire inférieur du trijumeau. Il est coupé avec son rameau mastoïdien (voy. pl. 42).

10. Nerf facial, à sa sortie du trou stylo-mastoïdien. On voit son rameau d’anastomose avec le nerf glosso-pharyngien (11).

11. Nerf glosso-pharyngien, indiqué à sa sortie du trou déchiré postérieur sur le ganglion d’Andersh. 12. Tronc du glosso-pharyngien sur le pharynx. Audessus, il contribue avec les filets carotidiens du grand sympathique (27) à former un premier plexus pharyngien supérieur. Au-dessous, il forme avec le rameau interne du spinal un, plexus pharyngien moyen, dont les filets s’a-

nastomosent en arcade. Ceux qui descendent le plus bas concourent à former un plexus pharyngien inférieur (pl. 42).

13. Nerf grand hypoglosse , dans le point indiqué par le trou qui correspond à la torsion en pas de vis, qu’il forme avec le pneumo-gastrique (pl. 42). On en a enlevé une longueur d’un centimètre, pour démasquer les anastomoses du spinal et du pneumo-gastrique, qui est ganglionaire à cette hauteur. On y voit, du reste, le petit plexus anastomotique qui unit par des filets, l’hypoglosse avec le pneumo-gastrique, le spinal, les deux premières paires cervicales et le ganglion cervical supérieur.—Nous avons vu même le phrénique et l’anse de l’hypoglosse envoyer un filet ascendant à ce petit plexus.

14. Branche en anse anastomotique de l’hypoglosse. Cette branche, beaucoup plus faible que sur le sujet de la planche précédente (pl. 42) ne s’anastomose que par deux rameaux avec la seconde et la troisième paires cervicales. 15. Rameau du muscle thyro-hyoïdien.

16. Epanouissement terminal du nerf hypoglosse visible seulement dans les muscles extrinsèques de la langue et le génio-hyoïdien. Tous ces rameaux sont plexiformes, et l’on suit l’anastomose de l’un d’eux avec le nerf lingual (8). 17. Filets musculaires de l’anse qui vont aux muscles sous-hyoïdiens.

18. Nerf spinal. On voit ses filets d’anastomose avec le pneumo-gastrique ; sa branche externe musculaire. (19), continuation du tronc, et sa branche interne pharyngienne. Vers la portion enlevée de l’hypoglosse, est vue la naissance de cette branche interne à laquelle s’adjoint un filet du pneumogastrique, et d’où il part un autre filet pour le plexus commun avec l’hypoglosse, le pneumo-gastrique, les deux premières paires cervicales et le ganglion cervical supérieur. Au-dessous , on suit le rameau spinal dans les deux plexus pharyngiens moyen et inférieur.

20. Deuxième paire cervicale. Des rameaux vont au plexus ci-dessus et à

la première paire ; trois filets au ganglion cervical supérieur, etun à l’anse de lhypoglosse ; un autre descend au ganglion cervical moyen. Le dernier ést la branche communicante avec la troisième paire.

21. Troisième paire cervicale. On y voit un rameau à l’anse de l’hypoglosse, deux au ganglion cervical moyen , et de plus les branches cervicales, et les deux rameaux de communication avec la deuxième et la quatrième paires.

22. Quatrième paire cervicale. Elle fournit ses branches cervicales et scapulaires, une autre qui est l’origine du nerf phrénique (25), et elle envoie un fort rameau au ganglion cervical moyen.

23, 24. Les quatre dernières paires cervicales et la première dorsale, qui forment le plexus brachial.

GRAND SYMPATHIQUE

Plexus carotidien, sur l'artère carotide interne, à son entrée dans le canal inflexe de l'os temporal. On en voit naître les filets qui vont concourir à former le plexus pharyngien supérieur.

28. Ganglion cervical superieur, avec les rameaux qui communiquent dans le plexus sextuple des nerfs hypoglosse, pneumo-gastrique et spinal, des deux premières paires cervicales, et parfois du phrénique et de l’anse de l’hypoglosse.

29. Petit ganglion et plexus intercarotidien, où situé dans la bifurcation des deux artères carotides (voy. pl. 42), et formé par des filets du ganglion cervical supérieur, du glosso-pharyngien , de la branche interne du spinal et du pneumo-gastrique

30. Tronc cervical du grand sympathique, simple, mais d’un volume considérable sur ce sujet. On en voit naître, entre deux fragmens de l'artère carotide primitive, des filets qui vont au plexœus pharyngien inferieur (31) auquel concourent aussi le glosso-pharyngien, les filets du rameau interne du spinal et le petit plexus intercarotidien (voy. pl. 42). Sur cette figure se voit aussi un rameau destiné au plexus pharyngien inférieur ; il se dégage du tronc du pneumo-gastrique (56), qui forme avec la branche laryngée supérieure du même nerf(55), une arcade d’où émanent les filets.

32. Ganglion cervicalmoyen, d’un très grand volume sur ce sujet; aussi, estce de lui que procèdent les premiers nerfs cardiaques, car il n’y en a pas ici de supérieur. On en voit émaner en haut les trois rameaux de liaison avec les deuxième, troisième, quatrième paires cervicales, l’anse de l’hypoglosse et le nerf phrénique. En bas s’en dégagent les trois rameaux suivans.

32, 59. Fort rameau qui va se jeler dans le nerf récurrent.

33, Gros rameau de communication avec le ganglion cervical inférieur. Auprès est un autre rameau qui s’anastomose avec le tronc du pneumogastrique. Les anastomoses de ces rameaux entre eux et avec ceux du ganglion cervical inférieur sont ici très différentes de celles du sujet de la planche 42. Mais quelles que soient les variétés, il existe toujours en ce point un plexus très prononcé sur cette figure. Il en part en haut deux gros rameaux (34) qui accompagnent l'artère vertébrale dans son canal; et en bas, de forts rameaux cardiaques, dont une branche principale, masquée d’abord par l'artère sousclavière (35), reparaît plus bas (36); la branche cardiaque descend avec celle du pneumo-gastrique (37, 59), et une autre, très forte, remonte derrière l'artère pour se jeler dans le récurrent (58).

38-59. Nerfs cardiaques formés par les filets des ganglions cervicaux moyen et inférieur, anastomosés avec ceux qui proviennent du pneumogastrique et du nerf récurrent.

39. Vaste ganglion double, formé de la jonction du cervical inférieur avec le premier intercostal ou dorsal. De sa portion supérieure émergent les rameaux cardiaques et des filets d’anastomose avec le récurrent, et, de sa portion inférieure les filets vertébraux et ceux de l’œsophage, formant, avec d’autres filets provenant du pneumo-gastrique, un pleœus œsophagien superieur, qui s’'anastomose avecleplexus pulmonaire du pneumo-gastrique (61).

40. Deuxième ganglion inlercostal. 41. Deuxième nerf intercostal. De ce deuxième ganglion jusqu’au septième, au-dessous, la disposition est partout la même ; en dehors, un ou deux filets supérieurs et inférieurs d’anastomose avec chacun des nerfs intercostaux inférieurs ou supérieurs à chaque ganglion; en dedans, deux, trois ou quatre filets vertébraux, obliques et descendans, qui vont former un long plexus aortique thoracique, et s’anastomosent avec le pneumo-gastrique.

42. Septième ganglion intercostal. 43. Septième nerf intercostal. De là jusqu'aux attaches du diaphragme (C), les filets sont analogues, en dehors,àceux ci-dessus ; en dedans naissent les forts rameaux dont la jonction constitue le cordon du nerf grand splanchnique.

44, Cordon du grand sympathique au-dessus du diaphragme.

46. Grand sympathique à sa sortie par une arcade de passage au diaphragme. Un fort cordon se jette dans le plexus solaire, l’autre continue le cordon lombaire du grand sympathique (46,.

47. Nerf grand splanchnique. 48. Passage du grand splanchnique par une arcade du diaphragme. On le voit se jeter au-dessous dans les ganglions solaires du côté droit.

49. Origine du nerf petit splanchnique (dixième ganglion intercostal). 50, Son passage au travers du diaphragme , sa jonction avec un rameau du grand splanchnique (51), et leur terminaison dans le plexus rénal (76).

52. Nerf pneumo-gastrique sur le ganglion qu’il forme à sa sortie du trou déchiré postérieur. Immédiatement en émergent les filets qui rejoignent le tronc du spinal, sa branche pharyngienne, le nerf glosso-pharyngien et le plexus carotidien.

5e. Le même nerf vu dans l’espace interrompu de l’hypoglosse. I1 yreprend un aspect ganglionaire très visible au-dessous (54), et il en émerge aussi quel ques filets au plexus de l’hypoglosse et des deux premières paires cervicales, au ganglion cervical supérieur et au nerf laryngé supérieur, après qu’il s’est détaché du tronc.

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