‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 253 sur 407 · ENSEMBLE DU PLEXUS DES GANGLIONS SOLAIRES · texte numérisé non relu

ENSEMBLE DU PLEXUS DES GANGLIONS SOLAIRES

( Grossissement de 3 diamètres ; en surface ; 9 fois; à trois dimensions, 27 fois.)

Cette figure représente la masse des ganglions solaires dans sa situation naturelle, et avec les détails qu’elle fournit, après deux mois d'immersion dans l’eau acidulée avec l'acide azotique. Le plexus ganglionnaire abdominal s’y montre en entier dans l’amas des ganglions solaires , des nerfs mixtes et splanchniques qui s’y confondent, des nerfs splanchniques qui en émanent et des faisceaux de communication qui relient ces ganglions les uns avec les autres et avec les grands plexus extra-viscéraux.

Vu d'ensemble et surtout comparé avec celui qui est représenté sur la planche 42, le plexus solaire paraît ici moins fourni de ganglions ou, ce qui revient au même, plus condensé, mieux lié dans la masse de ses ganglions. Ces différences, très sensibles d’un sujet à un autre, sont un des grands caracières du système nerveux splanchnique. Toutefois, il est bon de remarquer qu’elles tiennent aussi, du moins en partie, au soin que l’on a mis à ne pas trop les isoler par la dissection, outre la signification précise et la netteté que prennent les ganglions eux-mêmes et leurs faisceaux de liaison par l'effet du grossissement.

PARTIES ACCESSOIRES

A. Plan de section de la onzième vertèbre lombaire.

B. Onzième côte.

C, D, E. Section irrégulière des faisceaux postérieurs dn diaphragme insérés aux vertèbres lombaires et au ligament cintré.

F. section de la quatrième vertèbre lombaire.

G. Section du tendon du muscle petit psoas.

ORGANES NERVEUX

H. Vaste ganglion semi-lunaire droit. On voit qu’il est formé par un amas de renflemens ganglionaires.

I. Ganglion lié avec le précédent et qui reçoit une portion du nerf pneumogastrique droit (a) et le nerf grand splanchnique du même côté (g).

K. Ganglion recevant un autre faisceau du pneumo-gastrique qu’il transmet au plexus mésentérique supérieur (N).

L. M. Ganglion double, qu'on peut nommer semi-lunaire gauche, mais dont la forme et la disposition ne sont pas constantes. Il reçoit le nerf grand splanchnique gauche (g).

(N.) Origine ganglionaire du plexus mésentérique supérieur sur l'artère du

même nom. La figure montre clairement ses rapports avec les ganglions (K, L) du plexus et un faisceau (f) du nerf pneumo-gastrique droit.

0, O0. Ganglions néphro-aortiques, centres d’origine des plexus rénaux, sur les artères rénales. Ils communiquent par des faisceaux, en haut, avec les ganglions semi-lunaires (H, L-M), avec le grand plexus aortique (P, Q), et reçoivent des deux côtés les nerfs petits splanchniques (h, h).

P, P. Cordons latéraux du grand sympathique.

Q. Grand plexus extra-viscéral aortique', qui établit la communication entre l’amas des ganglions solaires ou abdominal, et l’amas des ganglions pelviens (Voyez planches 62 et 95).

a. Nerf pneumo-gastrique droit. On voit, par son aspect ganglionaire, qu’il conserve la structure mixte que nous lui avons reconnue à son ganglion jugulaire (Voyez pl. 49).

b. Lieu où il se divise en faisceaux : 1° Les uns (c, d, e) vont se rendre dans les plexus du tronc cœliaque, et par eux concourent à former les plexus gas= rique, hépatique et splénique; 2° d’autres se jettent dans le ganglion semi-lunaire droit (1), en partie le gauche (L), le ganglion central (K) rameau (f)et par ces derniers communiquent avec les plexus rénaux et mésentérique supérieur. 8° Une portion plus profonde, au second plan, se mêle aux faisceaux d’où procèdent les plexus diaphragmatiques,surrénaux, et au grand plexus aortique: de sorte qu’on peut la suivre dans ses liaisons avec tout l'appareil splanchnique abdominal.

8, 8- Nerfs grands splanchniques des deux côtés, qui se jettent dans les ganglions semi-lunaires (H, L-M).

h, h. Nerfs petits splanchniques des deux côtés. Tous deux se jettent dans les plexus rénaux : simples et divisés en rameaux du côté droit(k), où ils sont joints par des rameaux du ganglion semi-lunaire (1); doubles et étalés en membranes du côté gauche (i).

m, m, m. Intervalles entre les ganglions où se voient des plexus plus profonds, origines du grand plexus aortique.

n, n. Plexus diaphragmatiques sur les artères du même nom.

o. Plexus mésentérique supérieur.

p, p. Plexus rénaux droit et gauche.

q, q-. Filets de communication des deux cordons du grand sympathique avec le plexus aortique.

r, r. Plexus spermatiques sur les artères du même nom. Sur toute la sur-

face du plexus ganglionaire abdominal , on voit le grand plexus aortique procéder de la masse des ganglions solaires. De nombreux faisceaux montrent ses rapports avec les plexus rénaux, mésentériques et les cordons du grand sympathique.

En dernière observation, le sujet ayant été préalablement injecté pour le microscope, les ganglions et leurs branches plexiformes montrent partout les artérioles et les veinules qui pénètrent sur tous les points, par de petites arcades fibreuses dans leur profondeur.

ANATOMIE MICROSCOPIQUE D'ENSEMBLE DE LUN DES GANGLIONS SOLAIRES INJECTÉ.

(Grossissement de 10 diamètres; en surface 100 fois; à 3 dimensions 1000 fois. )

a, b, c. Etendue du ganglion.

d, d. Artérioles et veinules ganglionaires dont on suit la distribution capillaire à la surface et entre les faisceaux et filamens des organes nerveux.

e,e, e. Rameaux et filets de communication de ce ganglion qui contribuent à former l’intrication commune du plexus solaire.

L'aspect général de cette figure est celui que nous avons reconnu dans toutes les figures du système nerveux splanchnique dont il donne le type. A l’aide du grossissement par le microscope, c’est, pour le ganglion luimême aussi bien que pour ses rameaux de communication, l’assemblage d’une masse innombrable de nervules microscopiques agglomérés en faisceaux et fascicules irréguliers, images des rameaux, filets et filamens nerveux amplifiés. Ces fascicules, intriqués les uns avec les autres dans toutes les directions, sont disposés par plusieurs plans superposés entre lesquels rampent et se subdivisent les vaisseaux. Partout ils se croisent sous tous les angles,

s’élargissent et se pénètrent ou se traversent dans lous les sens ; se resserrent pour donner passage aux capillaires sanguins et lymphatiques, ou s’étalent et s’épanouissent en pinceaux et courbes membraneuses pour mêler et tisser leurs nervules les uns avec les autres ou pénétrer dans la profondeur des ganglions. Ce sont ces courbes formées par les faisceaux de nervules, protégés dans leurs tubes fibreux, qui constituent les petites arcades de passage des vaisseaux, comme on en voit partout sur la figure. La structure du ganglion, comme le démontre le dessin, ne se compose, en apparence, que d’une intrication de ses fascicules et de ses membranules nervulaires, car à ce grossissement, encore trop faible, et vu l’opacité des surfaces , on ne peut reconnaître encore l'existence des globules ganglionaires et des fibres primitives, le dernier résultat de l'analyse microscopique. C’est ce qui fait l’objet de la figure suivante.

FIGURE IIl.

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