‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 34 sur 407 · T. IT · texte numérisé non relu

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il est intermédiaire à ces trois parties de l’encéphale. C’est une cavité losangique, que forment 1° l'union de la protubérance et du bulbe qui lui constituent un plan postérieur et supérieur ; 2° la partie moyenne et inférieure du cervelet le ferme en arrière ; 3° les pédoncules supérieurs avec la valvule de Vieussens en haut; 4° les pédoncules moyens et inférieurs se confondent, les uns avec le pont de Varole, les autres avec le bulbe pour le fermer en dehors ; en bas, le ventricule reste en communication avec l’espace sous-arachnoïdien ; car 5° les deux lamelles de la pie-mère, qui s'étendent de chaque côté, du bulbe à l’amygdale correspondante, ne se réunissent jamais que dans leur partie supérieure.

Inférieurement done, le ventricule communique avec l’espace sous-arachnoïdien de la moelle; et supérieurement, comme nous le verrons, il communique avec le troisième ventricule.

Nous allons étudier en détail ses parties constituantes. Nous lui considérerons une paroi supérieure, une inférieure, quatre parois latérales , quatre angles.

Paroi antérieure ou inférieure. La face supérieure de la protubérance annulaire s’adosse à la partie postérieure et supérieure du bulbe crânien, calamus scriptorius ; ces deux surfaces, creusées en gouttières au milieu, donnent naissance à une surface losangique ; c’est pourquoi la paroi antérieure a encore reçu le nom de sinus rhomboïdal. Elle répond donc, en haut au pont de Varole, en bas à la moelle allongée.

La gouttière que nous avons nommée, constitue le sillon médian, qui se dirige de haut en bas dans toute l’étendue.

On remarque sur sa moitié inférieure des stries transversales, blanches, non symétriques, se réunissant plus loin en faisceau : ce sont les barbes du calamus dont le sillon représente la tige.

Ces faisceaux sont, en partie, les racines primitives du nerf acoustique.

Ce sillon médian se termine, en bas, dans un cul-de-sac triangulaire, que l’on nomme ventricule d’Arantius ou bec du calamus; et en haut à l’aqueduc de Sylvius.

Elle arrive jusqu’à la valvule de Vieussens, à laquelle elle est contiguë. Attachée au cervelet, par deux pédicules blancs, qui se perdent dans l’éminence cruciale, elle envoie des deux côtés un repli semi-lunaire. Ce sont les valvules de Tarin, minces, transparentes, elles ressemblent quelque peu aux valvules sigmoiïdes. Leur bord antérieur libre est concave et un peu plus épais ; il se continue en dedans avec la luette; l’extrémité externe, remontant entre le bulbe crânien et l’échancrure du cervelet, va se perdre dans les lobules du nerf vague. Le bord postérieur, convexe, se continue avec les branches latérales de l'éminence cruciale. Leur face inférieure est recouverte par les lobules tonsillaires; la face supérieure, qui correspond au ventricule, forme, avec la paroi antérieure du ventricule, un nid d’hirondelle (Reil.). En comparant ces parties au voile du palais, l'extrémité antérieure du ver inférieur reçut le nom de luette; les valvules de Tarin, les piliers du voile; les lobules tonsillaires, qui constituent deux saïllies latérales dans le ventricule, devinrent les amygdales, et l’espace renfermé entre le bulbe crânien et le quatrième ventricule d’une part, la luette et les bords libres des valvules de Tarin, constituèrent l’isthme du gosier.

Les parois latérales inférieures sont formées par les corps restiformes, ou pédoncules cérébraux inférieurs. Ils résultent de la divergence des faisceaux postérieurs de la moelle. Leur

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