‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 37 sur 407 · ANATOMIE COMPARÉE · texte numérisé non relu

ANATOMIE COMPARÉE

Reptiles. Dans cette classe, le cervelet présente de grandes inégalités dans son développement. Certains auteurs nient son existence chez les batraciens et les ophidiens ; d’autres en reconnaissent des vestiges. Toujours est-il que chez ceux d’entre ces animaux où il a été étudié, on trouve une bandelette en travers le quatrième ventricule. Puis chez les chéloniens il forme une espèce de voüte, de masse sphérique pour atteindre chez les sauriens un haut degré de développement. Carus le dit plié sur lui-même chez les sauriens, et accompagné de ganglions à la racinedesnerfs auditifs, dans l’ordredes sauriens etdes chéloniens.

Poissons. Ganglion situé derrière les lobes optiques ; il est implanté dans la partie supérieure et latérale de la moelle, audessus de son canal. Le ganglion situé derrière lui, par exemple dans la carpe, et qui est avoisiné de deux renflemens pairs, a été assimilé aux lobes latéraux. Dans la raie et la squale il est divisé en lobules et même en lames. Chez les silures il recouvre, d’après Weber, les lobes cérébraux.

Quoique volumineux chez les oiseaux, il n'offre que le lobe médian. Toutefois il présente déjà de nombreux sillons, d’où résultent des lames transversales ; on en trouve de dix à vingt. Mais les rudimens des lobes latéraux, signalés chez les squales, sont ici constans. D’après M. Serres, ces lobes latéraux sont très prononcés chez l’autruche, la cigogne, etc.

Le centre du cervelet, chez les oiseaux, renferme une cavité communiquent avec le quatrième ventricule.

La valvule de Vieussens et les pédoncules cérébro-spinaux communiquant avec les lobes optiques.

Dans ses rapports avec la moelle on trouve les rudimens du pont de Varole. Il y est représenté par des fibres transversales, constituant une commissure.

Chez les mammifères, apparaissent distinctement les lobes latéraux. Il est à remarquer que ce sont les rongeurs qui présentent la transition entre les oiseaux et les mammifères, dont ils occupent à cet endroit le dernier rang. Les ruminans, les solipèdes, les carnassiers montrent des lobes latéraux de plus en plus développés ; en même temps le cervelet se divise et se subdivise. Chez ces animaux, comme le fœtus humain, les lobes latéraux et les divisions de leur masse vont en croissant à mesure que l’on remonte l’échelle des uns ou la vie fœtale de l’autre. Le corps dentelé, la protubérance, marchent absolument dans la même progression. Quant aux lamelles, Malacarne à trouvé qu’elles étaient en proportion moindre chez les idiots, comme aussi les lobes cérébraux sont frappés de certaine atrophie.

Ainsi, lobe médian rudimentaire au moins toujours dans les classes inférieures; lobes latéraux constans chez les mammifères ; division des masses cérébelleuses , proportionnelle à leur

développement; et rapport, parallele avec le corps dentelé, le pont de Varole et les lobes cérébraux eux-mêmes.

Structure (Pr. 36 bis, 36 ter). Un grand nombre de moyens ont été préconisés pour arriver à des notions touchant la structure du système nerveux. On a conseillé, par exemple, l’immersion dans les liqueurs, telles que l’alcool, le sublimé , les acides étendus, l’eau salée, la coction dans ce dernier liquide ou dans l'huile, l’action des rayons solaires sur des pièces préalablement macérées ou soumises à la coction dans les liquides que nous venons de nommer, la macération dans l’eau pure, l’action du jet d’eau et l'examen microscopique. Loin de répudier les enseignemens d'aucun de ces moyens, il faut insister, avant tout, sur la description de plusieurs coupes cérébelleuses , qui semblent constituer à elles seules un procédé très avantageux.

Les quatre genres de coupe que nous décrirons doivent servir à une suffisante étude de l’olive quant à sa situation, sa forme, son étendue dans les trois dimensions, les différences et la quantité de ses substances, leur situation respective, leur résistance, ete. Les notions acquises ainsi, loin de rester bornées à l'olive cérébelleuse, peuvent s'étendre au centre médullaire, et, d’une manière générale, à tout l'organe parencéphalique ou cervelet.

Ces coupes se divisent en horizontales, verticales, transversales, obliques et surnuméraires.

Les coupes horizontales sont au nombre de quatre. La première est très rapprochée de la face supérieure de l'organe; la deuxième est parallèle, et tangente à la face supérieure des pé-

doncules supérieurs du cervelet; la troisième est faite en suivant

l'axe des pédoncules supérieurs du cervelet; la quatrième est parallèle, et tangente à leur face inférieure.

Les coupes verticales sont au nombre de sept. La première est médiane ; la deuxième est faite selon le pédoncule supérieur du cervelet ; et les cinq autres, qui n’ont pas toute la même importance, sont désignées par des termes qui indiquent à quelle distance elles ont été pratiquées de l’extrémité externe de l’organe.

Les cinq coupes transversales décrites sont elle - mêmes désignées d’après leur distance de l’extrémité postérieure des hémisphères du cervelet.

Il y a trois coupes obliques : la première est empruntée à Vicq-d'Azyr; la deuxième à Gall ; la troisième est une modification de la deuxième.

On peut admettre, avec le docteur Auzias-Turenne, une coupe surnuméraire, qui tire sa spécialité et sa valeur de l’action du jet d’eau.

I. Coupe horizontale, très rapprochée de la face supérieure du cervelet. Le résultat qu’elle donne, bien que peu remarquable, mérite néanmoins d’être noté, parce qu'il sert comme d’échelon pour s'élever aux données fournies par les coupes suivantes. Dans chaque hémisphère cérébelleux, on trouve un centre de substance blanche, asymétrique et isolé, c’est-à-dire sans communication d’un côté à l’autre. La substance grise est aussi abondante que peu régulièrement disposée. On ne voit pas de corps dentelé. L'irrégularité et l’asymétrie des substances qu'offre cette coupe, est la conséquence de la disposition irrégulière et sans symétrie des lobules, lames et lamelles de la face supérieure de l’organe , bien qu’on ait, dans beaucoup d’ouvrages , consigné cette symétrie et cette régularité.

IT. Coupe pratiquée au niveau de la face supérieure des pé-

doncules supérieurs du cervelet. Cette coupe laisse à découvert et parfaitement en rapport les pédoncules supérieurs et inférieurs de l'organe parencéphalique. On passera successivement en revue la substance blanche, la substance grise et l’olive. &. La substance blanche affecte de chaque côté la forme d’un croissant, ou des deux lignes d’un disque, tronqué à sa partie interne, et de 3 centimètres de diamètre environ.

Cette substance fait suite en dedans, au moyen d’une commissure variable, à celle du côté opposé. Sa continuité avec les pédoncules supérieurs et moyens du cervelet devient on ne peut plus manifeste. b. La substance grise varie d'aspect dans différentes répétitions de cette coupe : tantôt on voit à son centre des arborescences de substance blanche ; tantôt elle offre des lamelles, parallèles ou obliques les unes par rapport aux autres.

Toutes ces différences dérivent, soit de variétés individuelles, soit surtout de la difficulté de fixer aux sections un plan précis et invariable. ce. L'olive a tantôt la forme d’un ovale, dont le grand diamètre est antéro-postérieur, et la grosse extrémité en arriére, tantôt celle d’un croissant à concavité interne. Les dimensions approximatives sont, d'avant en arrière, de 1 centimètre et demi, et de 1 demi-centimètre transversalement : cette olive est très rapprochée de la ligne médiane. Lorsqu'elle est ovalaire, elle ne présente aucune échancrure; mais, lorsqu’elle est semilunaire, elle en offre une vers la concavité. On ne voit pas, comme ailleurs, cette olive s'identifier avec celle du côté opposé; mais il paraît bien, déjà sur cette coupe, que les pédoncules supérieurs et moyens gagnent l’un et l'autre sa convexité , comme cela devient très manifeste par l'intervention du jet d’eau. Nous y reviendrons.

IT. Coupe horizontale en suivant l'axe des pédoncules supérieurs. Êlle offre : a. deux vastes centres médullaires réunis par une étroite commissure. b. Une substance grise sans importance. ce. De chaque côté, un corps dentelé à dentelures profondes de 1 centimètre d’étendue, à peu près, dans tous les sens, et dépourvu d’échancrure en dedans, où il se rétrécit beaucoup. Il n’est plus représenté, au milieu de la commissure, que par de petites masses denticulées séparées les unes desautres, de manière à laisser, par une série en chapelet, les vestiges de l'union du corps dentelé d’un côté avec celui du côté opposé. La substance blanche centrale de cette olive est très peu considérable.

IV. Coupe pratiquée au niveau de la face inférieure des pédon:cules supérieurs. Cette coupe rase, par la base, le vermis inferior, en touchant à la face inférieure de la valvule de Vieussens. Elle est une des plus fécondes. En voici les détails : a. Substance blanche. On dirait d’un centre ovale ou d'un corps calleux du cervelet, tantôt rétréci à sa partie moyenne, convexe en avant, concave et échancré en arrière; tantôt, au contraire, large rectiligne, ou à peine convexe en avant. Ce centre cérébelleux est considérablement élargi sur les côtés, antérieurement surtout, où il occupe presque en entier la surface de la coupe. On vérifie bien aisément, à l’aide de cette coupe, une opinion incontestable de Vicq-d’Azyr, sur laquelle je reviendrai, parce qu’elle est suggérée par plusieurs coupes à peu près semblables, Cette opinion est rendue, par M. Cruveilhier, dans les termes suivants: « Les dimensions du noyau central, dans le sens horizontal, sont de beaucoup supérieures à celles du même noyau, dans le sens vertical. » On voit un beau dessin de cette coupe dans l’ouvrage d’Arnold. Il suffit de jeter les.yeux sur cette planche, pour com-

prendre qu'on serait autorisé à admettre une seconde commis-

sure du cervelet, représentée par les fibres transversales de la protubérance annulaire. D. Substance grise. Elle est très peu considérable; on en voit, çà et là, sur la paroi antérieure du quatrième ventricule , une petite quantité que nous étudierons plus tard, dont la teinte se rembrunit, et qui a presque l’appa-

rence d’une substance particulière; puis, quelques parties à la“ périphérie, bien moins épaisses qu'habituellement. On note la

substance grise, qu’on trouve éparse à la surface de la coupe, et

ces quelques parcelles s'étendant de la protubérance aux confins

des corps restiformes ? c. Olive. Il ÿ a une olive de chaque côté,

parfaitement symétrique, semi-lunaire, à concavité interne. La

mollesse , l’affaissement , la position de l’organe, et peut-être

même d’autres circonstances, ont une influence énorme sur les

diamètres de cette olive, qui varient depuis 1 demi-centimètre

jusqu’à r centimètre et demi d’avant en arrière, et, transver-

salement, depuis 1 demi-centimètre jusqu’à 2 centimètres et

demi. Ce corps dentelé est éloigné par 3 centimètres et demi

de l'extrémité externe de l’organe, et par 2 centimètres des par-

ties antérieure et postérieure. La distance d’une olive à celle du

côté opposé est sujette à varier singulièrement. Le centre de ce

corps est occupé par une substance d’un blanc mat, qui, du côté

de son échancrure, gagne les processus cerebelli ad testes.

Voici une coupe qu’on ne peut guère réaliser que comme une modification de l’une ou de l’autre des deux précédentes, et qu'on confond avec la dernière; c’est celle qui passerait au milieu de la valvule de Vieussens , et parallèlement aux deux faces de cette valvule. Pour l'obtenir, comme dérivation de la précédente, il suffit d'entamer un peu horizontalement la paroi postérieure et supérieure du quatrième ventricule. Comme l'instrument n’agit qu’à la partie médiane, ou dans son voisinage, les différences qui distinguent cette coupe des précédentes portent exclusivement sur la partie moyenne du corps dentelé. Il est le plus grand que l’on puisse rencontrer, et se présente sous la forme d’une besace étendue d’un côté à l’autre. Peu apparent à la partie moyenne, où il est représenté par une commissure, il affecte, sur les côtés, la forme des deux tiers d’une lune à concavité dirigée en avant et en dedans.

Les deux extrémités postérieures et internes , de chacun de ces croissans, se continuent l’une avec l’autre, au moyen d’une bande transversale ; les deux extrémités antérieures et externes arrivent jusqu’à l'endroit d’immergence des corps restiformes dans le cervelet.

Cette olive, parfaitement centrale, et en proportion de quantité avec la substance blanche, présente les dimensions suivantes : le diamètre transversal de la substance blanche, étant de 9 centimètres, celui de l’olive est de 5 centimètres ; le diamètre antéropostérieur de la partie moyenne de la substance blanche étant de 2 centimètres, celui de la partie moyenne de l’olive est der demi-centimètre ; le diamètre antéro-postérieur des parties latérales de la substance blanche étant de 4 centimètres et demi, celui des parties latérales de l’olive a 2 centimètres et demi; la largeur de la partie moyenne du croissant de l’olive est de 1 centimêtre, et celle de ses extrémités, de 1 demi-centimètre.

V. Coupe verticale médiane. a. Substance blanche. Ce centre médullaire, qui n’est autre chose qu’une des formes de l'arbre de vie des auteurs, a, conjointement avec les ramifications , la figure d’une roue échancrée à la partie antérieure et inférieure, vers la valvule de Vieussens. Il est très étroit, et ne paraît point présenter invariablement la forme triangulaire que lui assigne

M. Cruveilhier. De ce centre émanent trois branches supérieures, longues et grêles, une branche inférieure, et une autre postérieure : celles-ci sont de même longueur toutes les deux, et la dernière se bifurque presque à sa naïssance. Quelquefoï, l’arbre de vie se montre de la manière suivante : 1° deux branches supérieures; une, en avant, longue, mais peu ramifiée; une autre, en arriere, plus large, plus grosse et plus ramifiée. 2° Deux branches inférieures aussi, une antérieure plus courte, plus grêle, et moins ramifiée qu’une autre postérieure. 3° Une branche postérieure volumineuse et bifurquée. d. Il n’y a rien de remarquable dans la substance grise. c. T1 n’y a pas d'olive visible. d. Cette coupe montre bien la valvule de Vieussens. On voit très bien : r°qu'’elle forme la partie supérieure de la paroi postérieure du quatrième ventricule ; 2° que cette valvule est une demi-lamelle se continuant avec le noyau central médullaire du cervelet, et donnant Je plus généralement naissance à cinq embranchemens supérieurs; 3° que ceux-ci sont très petits, vont en diminuant de hauteur, d’avant en arrière, et que le plus antérieur est seul blanc intérieurement ; 4° que cette valvule, enfin, se dédouble en haut, pour embrasser une substance grise du tubercule quadrijumel postérieur, en s’identifiant avec la substance blanche qui le couronne.

VI. Coupe verticale suivant l'axe d'un pédoncule supérieur du cervelet. a. La substance blanche a la forme de la section longitudinale d’un fuseau, à surface irrégulière, très renflé à sa partie moyenne, et se continuant en avant avec le processus cerebelli ad testes. b. La substance grise paraît deux ou trois fois aussi considérable que la blanche; quoique moins épaisse en haut, elle est bien plus étendue qu’en bas et en arrière. c. L’olive se moule, par la forme, sur les substances grise et blanche; elle présente comme elles, en bas et en avant, une échancrure vers la valvule de Vieussens. Cette échancrure a au moins 1 centimètre d’étendue, d’avant en arrière. 4. Quant au processus incisé luimême, on voit qu'il s’infléchit au-dessous du tubercule quadrijumel postérieur, en donnant une expansion qui passe au-dessus.

VII. Coupe verticale à 4 centimètres et demi en dedans de l'extrémité externe du cervelet. a. Le centre médullaire est très considérable, allongé, et comme quadrangulaire.

Tandis qu’en avant, il arrive jusqu'aux confins de la protubérance, plus de 1 centimètre l’éloigne en arrière de la partie postérieure du cervelet. D'une part, il est distant, en haut, d’un peu moins de 1 centimètre de la partie supérieure de cet organe, et d'autre part, il parvient, en bas, jusqu’au côté externe du processus cerebelli ad testes , sans être confiné par aucune substance grise. Trois branches en partent supérieurement : deux postérieurement et une inférieurement. Cette coupe est décrite dans le Traité de l Encéphale, de Chaussier. 11 donne au centre médullaire cinq branches supérieures : quatre inférieures et une postérieure. M. Cruveilhier indique un total de quinze ou seize branches. Les deux habiles anatomistes ont voulu désigner les branches secondaires du noyau principal. 4. La substance grise n'offre rien de spécial. c. L’olive est presque entièrement dépourvue de substance blanche centrale. Les diamètres sont, d’avant en arrière, de 1 centimètre et demi; de haut en bas, de r demicentimètre, et dans le même sens, de moins de 1 demi-centimètre, tout à fait en arrière.

VIII. Coupe verticale à h céntimètres en dedans de l'extrémité

externe du cervelet. Cette coupe tombe précisément sur l'endroit d’immergence des pédoncules cérébelleux inférieur et moyen.

a. Le centre médullaire tient le milieu, pour l’étendue, entre le précédent et le suivant, et se termine presque en pointe, en avant et en arrière. Ses branches sont supérieures, inférieures et postérieures. 1° Il y a deux branches supérieures qui se bifurquent bientôt, et dont celle qui est en avant a un tronc plus long et des rameaux plus courts que celle qui est en arrière. 2° Il y a deux branches inférieures, dont l’une en avant, étroite et simple; l’autre, en arrière, volumineuse et bifurquée. 3° Enfin, il n’y a qu’une seule branche postérieure, bifurquée, le rameau de bifurcation supérieur se subdivisant en deux ramuscules. 2. Rien à noter pour la substance grise. c. L’olive occupe le milieu de la coupe, et présente peu de substance blanche centrale. Un centimètre d’avant en arrière, 1 demi-centimètre de haut en bas, tels sont les diamètres de cette olive.

IX. Coupe verticale à 3 centimètres et demi en dedans de l'extrémité externe du cervelet. Cette coupe ressemble à la précédente, avec cette particularité, qu’elle tombe sur l’olive à son origine.

X. Coupe verticale à 3 centimètres en dedans de l'extrémité externe du cervelet. Cette coupe fait voir: 1° en haut, une bandelette médullaire étroite, antéro-postérieure, émettant des embranchemens dans la partie supérieure de l’organe ; 2° au milieu, un centre médullaire ellipsoïde, plus étendu d’avant en arrière (3 centimètres), que de haut en bas (1 centimètre), également distant de la partie supérieure et de la partie inférieure du cervelet, mais plus rapproché de la partie antérieure que de la partie postérieure. Il fournit deux ou trois embranchemens postérieurs et un pareil nombre d’inférieurs.

XI. Coupe verticale à 2 centimètres en dedans de l'extrémité externe du cervelet. On trouve les émanations suivantes de l’arbre de vie: 1° deux bandelettes antéro-postérieures ; l’une, rapprochée du plan supérieur; l’autre, rapprochée du plan inférieur. La première se divise en deux branches : l’une supérieure, et l’autre postérieure ; la seconde se divise en trois branches : l’une postérieure, et les deux autres inférieures. 2° Deux petites bandelettes ou deux demi-bandelettes, à peu près antéro-postérieures : l’une existe en arrière et en haut, l’autre en avant et en bas.

XII. Coupe transversale à 2 centimètres en avant de l'extrémité postérieure des hémisphères cérébelleux. a. La substance blanche constitue deux noyaux médullaires : un supérieur, et un autre inférieur. Celui-ci, beaucoup plus considérable que celui-là, est l’aboutissant de tous les lobules, lames et lamelles, à l'exception de ceux de la partie médiane supérieure, qui sont tributaires du noyau médullaire supérieur. b. La substance grise est remarquablement irrégulière ; il n’y a pas de traces du corps frangé ou dentelé.

XIII. Coupe transversale a 3 centimètres en avant de l'extrémité postérieure des hémisphères de l'organe. Ta figure de cette coupe, qui correspond à la plus grande hauteur des différentes parties du cervelet, est à la fois belle et instructive. Elle offre à la partie moyenne et inférieure une vaste échancrure (de 4 cent. d’étendue), dont la portion moyenne (de 1 cent. d’éten-

Page 1