‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 80 sur 407 · NERFS SACRÉS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

NERFS SACRÉS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE EN GÉNÉRAL

Les nerfs sacrés sont au nombre de six, quelquefois il n’y en a que cinq, ils sortent par les trous sacrés, le premier par le premier trou sacré, et le dernier par l’échancrure supérieure du coccyx, entre cet os et le sacrum. Ces nerfs vont graduellement en s’amincissant à mesure qu’on s'approche des plus inférieurs, et même pour l'ordinaire le sixième est tellement petit qu'on est souvent porté à croire qu'il n'existe pas, lorsqu'on va à sa recherche, quoique cependant il existe réellement; il en est quelquefois de même du cinquième. Tous ces nerfs naissent des cûtés du renflement olivaire qui existe à l'extrémité inférieure de la moelle, etn’occupent, à leur origine, qu'un espace très rétréci, tellement rétréci, qu'il n’est pas plus grand que celui qui existe entre deux nerfs cervicaux, et présente à peine quelques millimètres d’étendue, aussi se touchent-ils tous ; cependant, malgré cet extrême rapprochement, on distingue parfaitement les filets qui forment les racines de chacun d'eux. Dans leur trajet qui est fort long, beaucoup plus long que dans les précédens, ces filets, quoique adossés les uns aux autres, restent parfaitement distincts, et n’ont aucune communication entre eux, tant qu'ils sont contenus dans le canal vertébral.

Les racines antérieures et postérieures de chaque nerf descendent presque perpendiculairement dans ce canal, en convergeant l’une vers l’autre, et forment, avec les dernières paires lombaires, le faisceau connu sous le nom de queue de cheval. Arrivées au canal fibreux de la dure-mère, elles le traversent séparément et avant de pénétrer dans les trous sacrés, l’une d'elles se renfle dans les paires de nerfs situées plus haut, et ce n’est qu'au delà de ce renflement, que leurs filets se réunissent pour pénétrer dans les trous sacrés, à la sortie desquels ils se séparent en deux branches, une postérieure et l’autre antérieure.

Il y a une particularité qui mérite d'être notée dans les nerfs sacrés, c’est que les renflemens gangliformes de la racine postérieure ne sont pas placés à la partie externe des trous de transmission, comme dans les autres nerfs rachidiens, mais se trouvent contenus dans le canal osseux du sacrum ; on les trouve d’autant plus rapprochés des trous sacrés, qu'ils sont plus supérieurs ; les quatrième, cinquième et sixième en sont sensiblement éloignés. L/'intervalle qui les en sépare est mesuré par la longueur du tronc commun qui résulte de la réunion des deux racines qui se correspondent dans le sixième nerf sacré; le renflement ganglionnaire en question est peu sensible, ce qui tient à ce que le nerf est très petit, mais il ne manque jamais.

Parmi les branches antérieures des nerfs sacrés, les supérieures sont beaucoup plas volumineuses que les inférieures, de telle sorte qu’elles vont successivement en décroissant de hant en bas; ces branches sortent du canal sacré par les trous sacrés antérieurs. Les branches postérieures, au contraire, vont en augmentant depuis la première jusqu’à la quatrième, et en décroissant depuis celle-ci jusqu’à la sixième ; elles sortent par les trous sacrés postérieurs.

Le décroissement successif des branches sacrées antérieures est parfaitement marqué sur la planche 66, lettres c, d, e,f,g,h.

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