DESCRIPTION DES COMPRESSEURS
FiGure 4. Tourniquet ou compresseur de J.-L. Petit, modifié comme on l’emploie de nos jours. Il se compose d’une pelote de compression (a), cousue sur une plaque métallique (b), et gouvernée par la vis de rappel (c) flanquée de deux tiges conductrices (d); ces trois dernières tiges sont guidées par une autre plaque métallique (e), qui supporte le lacs de contension. A l’autre extrémité est la pelote d'opposition (f). Le lacs de contension (g) enveloppe tout l'appareil en passant longitudinalement sur l’une et l’autre plaque terminale, où il est maintenu par deux petits coulants métalliques (h, h). Le lacs sur la plaque supérieure (e) est fendu longitudinalement pour le passage des trois tiges de rappel, et se fixe latéralement par une boucle (i).
Le compresseur de J.-L. Petit est le meilleur modèle des instruments de ce genre, et celui dont l’application est la plus générale pour les grandes artères. (Voyez fig. 1, et planche 21, fig. À, où il est appliqué pour la compression de l’artère fémorale à son origine.)
FiGvre 5. Compresseur de J.-L. Petit, légèrement modifié par M. Charrière.
La plaque supérieure (e) est diminuée d’étendue, et le lacs, en passant de cette plaque à celle de la pelote de compression, remplace les deux tiges conductrices. Le principal avantage de cet instrument est d’être rendu beaucoup plus léger.
Fiéure 6. Petite pelote de M. Charrière, imaginée pour la compres-
sion des artères de moyen calibre. (Voyez, pour son apposition, fig. 3 ; et, pour les applications que nous en avons faites, planches 18 et 19 pour les artères de la tête, et planche 21 pour celles du pied). Cette pelote se compose de deux plaques, l’une supportant la pelote, l’autre fixée sur la première par une petite clef tournante, Cette seconde plaque est surmontée à chaque bout d’un chevalet, entre lesquels s'étend de chaque côté un ardillon, dont les crochets maintiennent le lacs de contension.