SAIGNÉE DE L’ARTÈRE TEMPORALE
La section de l'artère temporale est représentée ici sur deux points :
: (A) Section de la branche frontale de l'artère temporale suivant l'ancien procède décrit par Boyer.
Avec le bistouri droit, tenu en première position, on a fait une incision nette, en travers, sur le trajet de l'artère. La situation variable du vaisseau fait que l’on peut manquer souvent à le trouver sur le cadavre; rien, au contraire, n’est plus facile sur le vivant, où l'artère est toujours sensible au toucher, et le plus souvent visible par ses battemens. Deux petites compresses graduées sont placées en travers parallèlement à chacune des lèvres de la plaie, pour indiquer le mode de compression à employer avant le pansement.
Au lieu de ce procédé, souvent infidèle, l'expérience ayant appris qu’en raison de son petit volume la branche artérielle ne fournit pas assez
de sang, on a proposé (voyez dans le texte) d'inciser au-dessous le tronc même de la temporale, au-devant de l'oreille; mais, comme l'incision porte encore sur le plan du muscle temporal, nous proposons le procédé suivant :
2° (B) Jncision du tronc de l'artère temporale sur l'arcade zygomatique.
La position de l’artère en ce lieu est toujours facile à reconnaître, même sur le cadavre. L'incision portant transversalement sur l'arcade zygomatique, au-devant de la conque et de l'antitragus, on est toujours certain de couper le vaisseau en travers; et le plan solide formé par la surface osseuse, en permettant une compression efficace, rend facile d'arrêter directement l’hémorrhagie, si l'on ne préfère la suture ou la ligature.