‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 340 sur 470 · D ET D’) SAIGNÉE DE LA VEINE CÉPHALIQUE · texte numérisé non relu

D ET D’) SAIGNÉE DE LA VEINE CÉPHALIQUE

Dans le cas où, sur un sujet gras, on ne peut trouver une veine au pli du bras pour pratiquer une saignée jugée indispensable, M. Lisfranc a conseillé de mettre à découvert, par une incision, la veine céphalique, entre les muscles deltoïde et grand pectoral.

(D) représente cette incision. Il ne s’agit plus que de piquer la veine mise à nu.

Le précepte de saigner la céphalique est bon en lui-même ; mais le choix du lieu nous paraissant offrir de graves inconvéniens, énoncés dans le texte, au lieu de ce procédé nous proposons le suivant :

(D’) Saignée de la céphalique au-dessous du tendon du deltoïde, dans le sillon vertical intermédiaire du biceps et du brachial antérieur en avant, à la portion externe du triceps en arrière.

Dans ce procédé on comprime sur le trajet de la veine, au-devant du tendon du deltoïde, par une petite compresse graduée, maintenue par une bande {c}, qui produit la réplétion de la veine et s’oppose à l’introduction de l'air. Le moment de l'opération représenté est celui où, l'incision veticale de la peau étant pratiquée avec le bistouri, on fait avec la lancette la ponction de la veine mise à nu.

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