PINCES PORTE-LIGATURES
Artériodéon de M. Colombat. — L'instrument se compose d’une grande pince ordinaire, au travers de laquelle passe une tige mobile, gouvernée à une extrémité par un anneau dans lequel on engage le pouce, et qui fait opposition avec deux petites verges métalliques en croix, commandées par l'index et l’indicateur. A l’autre extrémité, cette tige, divisée en deux branches latérales, se termine par deux petits croissants dans lesquels sont recues les extrémités du fil. La figure (a) représente l'instrument ouvert; la figure (b) le montre, au contraire, en action. L’artère étant saisie d’une main, par la pression sur la pince, les doigts de l’autre main, en mème temps qu'ils maintiennent de côté les fils, font glisser la tige mobile, dont les deux croissants latéraux serrent les bouts du fil à ligature.
Pince de M. Cloquet, analogue à celle de M. Colombat. — Cet instrument simplifié diffère du précédent en ce que le mouvement de la tige porte-fil est déterminé par un curseur. (a) Pince ouverte ; (b) pince faisant la ligature d’une artère.
Pince de M. Lacauchie. — L’instrument est représenté serrant la ligature d'une artère. Son mécanisme se compose d’une tige cen-
ae
. Aiguille de sir A. Cooper.
. Aiguille de Desault. — Elle se compose d’un ressort d’acier perforé,
trale mobile, qui fait rentrer ou sortir à volonté deux tiges latérales articulées à leurs extrémités. Quant à son action, la pince étant chargée d’une anse à ligature, on saisit l'artère ; et, par le mouvement de la tige, les articulations latérales, en sortant de leurs coulisses, forment deux plans inclinés qui guidept la ligature sur le vaisseau.
Quoique le mécanisme des pinces porte-ligatures soit très-ingénieux, on ne peut se dissimuler qu’à l’usage la manœuvre n’en soit trop longue et difficile à exercer, par la difficulté de contenir les fils. Il sera toujours plus simple de se servir d’une pince ordinaire fixée par l’un des moyens indiqués plus haut.