FRACTURES NON-CONSOLIDÉES
Figure 3. Fausse articulation au tiers inférieur du fémur.
FIiGurE 4. Fausse articulation au tiers inférieur du tibia.
Dans ces deux cas les os chevauchent sur des fragments aigus; toutefois ils sont de ceux où un chirurgien prudent s’abstiendrait de toute opération.
NÉCROSES.
Fiqures 5 et 6. Nécroses de l'humérus. Dans la fig. 6, où la nécrose occupe la partie moyenne de l'os, le séquestre a été enlevé; l’os de nouvelle formation, développé aux dépens du périoste, est encore incomplet, mince et fragile. Dans la fig. 5, qui offre un des plus beaux cas de nécrose de la presque totalité de l’humérus, l'os de nouvelle formation est entièrement consolidé, et laisse voir, par les orifices de nombreux cloaques (a, a, a, a), l’os ancien ou le séquestre (b, b, b, b), d’une seule pièce, entièrement libre dans la cavité intérieure de l'os.
Ficure 7. Nécrose de l'extrémité inférieure du fémur. L’os est scié en deux fragments (A et B). Sur le fragment supérieur se voient les orifices de couronnes de trépan (a, a) par lesquels on a pénétré dans la cavité de l'os; (b) est le séquestre engagé dans le fragment infé-
rieur ; (c) offre le plan de section qui montre la texture aréolaire de los de nouvelle formation, ;
FIGURE 8. Nécrose de toute la diaphyse du tibia. Le séquestre (a, a) est vu au travers de l’os de nouvelle formation (b, b), encore très-incomplet,
FIGURE 9. Nécrose de la clavicule. (a) Séquestre ; (b) nouvel os.
FIGURE 10. Carie de l'extrémité cubitale de l'humérus. FIGURE 11. Carie de l'extrémité humérale des os de l'avant-bras.
FiçurEe 12. Carie commençante de la tête du fémur. Ce cas est remarquable, comme transition de texture, par la destruction des canaux aréolaires qui, en agrandissant leurs confluents, a converti ces derniers en de vastes foyers (a, a), dont l’abouchement se fait directement à l'extérieur par les trous veineux de la substance compacte. (Voy. pour la texture normale t. IV. pag. 144-146 et pl. 51-54.)
FiGuRE 13. Carie de la partie supérieure de la diaphyse du tibia.
FIGURE 14. Végétations de l'extrémité supérieure du fémur. (Pièce provenant de la collection de l’ancienne Académie de Chirurgie. Cette
- pièce sur laquelle on ne possède plus aucun renseignement, oître d'énormes végétations dont la cause première semble avoir été une carie qui a détruit la tête de l'os. Elle offre un bel exemple d’une sorte d’hypertrophie spongieuse du tissu osseux converti en une masse de canaux aréolaires, qui rappelle le tissu érectile des parties molles, et semble n’en être qu’une modification appliquée à la texture osseuse, La pièce est dessinée en raccourci pour montrer les canaux vasculaires de grande dimension (a, a, a) qui établissent la circulation, de l’intérieur de la tumeur dans les parties molles environnantes,