‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome deuxièmeChapitre 102 sur 461 · CONSTRICTEURS · texte numérisé non relu

CONSTRICTEURS

DU CONSTRICTEUR SUPERIEUR. (:)

PTÉRYGO ET GLOSSO-PHARYNGIENS (#1INSLOW ); PTÉRYGO-PHARYNGEUS (DRAKE, MORGAGNI); MYLO ET GLOSSO-PHARYNGEI (SANTORINI).

Configuration, insertions. Muscle membraneux, irrégulière ment quadrilatère, coudé sur lui-même, situé à la partie supérieure du pharynx. Nous le décrivons le premier, contre l'usage adopté généralement, vu ses nombreuses connexions avec les parties que nous venons d'étudier. Il procède, par son bord externe et supérieur, d'insertions fixes ou mobiles très variées : 1° du faisceau péristaphylo-pharyngien, du muscle pharyugo-staphylin et du péristaphylin interne; 2° de la moitié inférieure du bord de l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde jusqu’au sommet de son crochet (ptérygo-pharyngien de Winslow); 3° de l'aponévrose ptérygo-myloïdienne qui lui est commune avec le buccinateur ; 4° de l'extrémité supérieure de la ligne myloïdienne de l'os maxillaire inférieur au-dessous de l'attache du mylo-glosse (mylo-pharyngien de Douglas); 5° du côté de la base de la langue, entre le stylo-glosse et l'hyo-glosse (glosso-pharyngien de Winslow); 6° parfois d’un faisceau spécial qui descend de l’apophyse styloïde, ou se détache du muscle stylo-pharyngien. La première bandelette, ptérygoïdienne et palatine, se divise en deux parties : l’une, ptérygo-pharyngienne, qui est distincte du constricteur proprement dit, s'en détache en dedans, descend perpendiculairement aux fibres transversales de ce muscle, et parallèlement au palato-pharyngien, qu'elle renforce. Elle est unie intimement à tous les deux, et se perd inférieurement dans le constricteur ; mais, par ses usages, elle semble appartenir au système des faisceaux élévateurs. L'autre bandelette, ou ptérygo-basilaire, forme le bord supérieur libre du constricteur. Dans sa forme générale, elle s'incurve d’abord de haut en bas et d'avant en arrière, puis elle remonte en sens opposé pour sinsérer, par un sommet aigu, au milieu du corps sphéno-basilaire et sur le raphé médian ; en sorte qu'elle trace une courbe à concavité supérieure, dont le point déclive en dehors inscrit une anse assez épaisse autour de la saillie du péristaphylin interne et de l'angle latéral de l'aponévrose céphalopharyngienne. Cette disposition se rencontre telle que nous ve-

(1) Planches 99, 101. (2) Planches 98, 99, 100, 101.

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