‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome deuxièmeChapitre 207 sur 461 · TOME If · texte numérisé non relu

TOME If

Synoviales métacarpiennes. Au nombre de quatre, elles ont une disposition commune. Chacune d'elles commence supérieurement à la cloison transverse de séparation , où elle s'adosse avec la synoviale carpienne; inférieurement , elle se termine sur les articulations métacarpo-phalangiennes, par un semblable repli accolé à celui de la synoviale digitale; transversalement, elle procède de chaque côté de l'enveloppe fibreuse des muscles lombricaux, qui n'en semblent pas distincts. En suivant son trajet, à partir de la face postérieure, ses feuillets s’adossent derrière le tendon profond, tapissent ses faces latérales, se rejoignent derrière le tendon superficiel et enveloppent ce dernier, au-devant duquel ils se confondent , en laissant une cavité entre le feuillet d'enveloppe tendineuse et celui de revêtement émané de la face antérieure des lombricaux. Ainsi les quatre synoviales métacarpiennes , quoique isolées les unes des autres, forment cependant une masse commune, liées , comme elles le sont, les unes aux autres par les feuillets d'enveloppe des muscles lombricaux.

Synoviales digitales. Leur forme et leur trajet étant les mêmes pour toutes, il suffira également de décrire celle du médius. De haut en bas, elle commence au repli d'adossement avec la synoviale métacarpienne et se termine sur le milieu de la phalange ungucale. Transversalement, à partir du milieu de la face anté rieure de la gaîne fibreuse, elle tapisse ses faces latérales, puis la gouttière ostéo-fibreuse des phalanges , s'adosse à elle-même au milieu, en formant des replis, et s'écarte de nouveau pour envelopper les tendons, de manière à former deux feuillets tendineux et capsulaires. Les replis synoviaux (vincula tendinum, Meckel) présentent une disposition assez remarquable. Pour les bien distinguer, il faut érigner en avant les deux tendons, en les écartant de la gouttière des phalanges. Le repli phalanginien , le plus considérable , occupe presque toute la longueur de ja seconde phalange. Destiné au tendon profond qu'il enveloppe, il est assez lâche pour permettre un écartement de quatre à cinq lignes, en formant derrière le tendon une sorte de ligament postérieur, entre les feuillets duquel s'insinuent les vaisseaux nourriciers. Deux replis phalangiens triangulaires , plus courts que l'autre, se dégagent de la moitié inférieure des bords latéraux de la première phalange, et forment le lien et l'enveloppe des bandelettes de bifurcation des tendons superficiels. Leurs usages et leur structure sont les mêmes que pour le précédent. Plus haut, dans le point de leur bifurcation , les deux lamelles du tendon superficiel sont unies avec la tête de la première phalange par des ligamens filiformes de cinq à six lignes de longueur. Enfin , entre les tendons, la synoviale présente trois replis, deux en regard de la moitié supérieure de la première phalange, qui forment des anses synoviales ou des anneaux, réfléchis du tendon superficiel autour du tendon profond ; le troisième est, en avant, dans l'angle de bifurcation des lamelles latérales du tendon fléchisseur.

Synoviale du tendon du long fléchisseur du pouce. Unique dans toute la hauteur du tendon, sa structure est très simple. Elle naît, en haut, de la terminaison des fibres du feuillet celluleux de la portion charnue, et se termine inférieurement sur la phalange unguéale, adossée latéralement à la synoviale carpienne commune , dont elle s’isole dans la paume de la main.

Les faces externe et postérieure de la main présentent des synoviales isolées, divisées en deux séries; les unes accompagnent les tendons jusqu'au point de leur implantation. Ce

sont les synoviales: 1° des extenseurs et abducteurs du pouce ; >° des deux radiaux externes, distincts pour chacun d'eux ; 3° du cubital postérieur. Les synoviales de la seconde série ne sont bien distinctes que derrière le ligament demi-annulaire postérieur du carpe; elles ne nous ont paru accompagner les tendons que jusque vers la partie moyenne de la main. Ce sont: 4° la synoviale de l'extenseur propre du petit doigt et celle de l'exten- .seur commun. Cette dernière, en raison du nombre de ses tendons, est assez complexe ; divisée par des cloisons de séparation antéro-postérieures, elle rappelle la disposition que nous avons décrite pour la synoviale carpienne commune, et permet àla-fois, comme cette dernière, des mouvemens communs ou isolés.

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