‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome deuxièmeChapitre 67 sur 461 · MUSCLES PEAUCIERS DE LA TÉTE · texte numérisé non relu

MUSCLES PEAUCIERS DE LA TÉTE

La peau présente en regard des cavités orbitaires et buccale du squelette, des ouvertures, ellipsoïdes en travers, qui, à volonté, doivent être closes ou largement ouvertes. Un muscle orbiculaire spécial environne chacune de ces cavités; de là deux variétés correspondantes d'orbiculaires, lun palpébral ou cränien, et l'autre buccal ou facial. Chacun de ces muscles ferme, par sa contraction, l’orifice musculo-cutané, autour duquel il est situé ; mais comme il est inhabile à ouvrir cet orifice, cet usage est rempli par d’autres muscles qui viennent se confondre avec lui par l’une de leurs extrémités. Ainsi chacun des orbiculaires palpébral et buccal est le centre d’un système particulier de muscles peauciers : organe, par lui-même, d'occlusion des ouvertures et de rétraction des traits, de sa circonférence irradient des appendices musculaires fixes par leur autre extrémité sur les os, et qui exécutent le double mouvement excentrique de dilatation des orifices et d'expansion des traits.

A l'ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES se rapportent: 1° le petit muscle de l’arcade sourcilière, son accessoire ou le sourcilier; 2° les muscles antagonistes de l'orbiculaire; (a) le vaste appendice du cuir chevelu , ou l'occipito-frontal ; 3° un prolongement ou attache moyenne de ce dernier muscle, le pyramidal du nez ; 4° élévateur de la paupière supérieure. Le système des deux orbiculaires est lié par le petit zygomatique.

L'ORBICULAIRE DES LÈVRES est l’'aboutissant de presque tous les muscles de la face, ses antagonistes, qui en irradient dans toutes les directions. Ce système offre de chaque côté : 1° Des élévateurs sous plusieurs angles ; (a) deux directs de son milieu , le naso-labial et le myrüforme ; (b) un oblique en dedans, l’élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure; (c) un direct de sa commissure, le canin ; (d) trois de plus en plus obliques en dehors, l'élévateur propre de la lèvre supérieure, le petit et le grand zygomatiques. 2° Un diducteur latéral , le buccinateur. 3° Des abaisseurs sous plusieurs angles ; (a) un direct de son milieu, l’incisif; (b) un direct de sa commissure, le triangulaire du menton; (c) deux obliques, le carré du menton et le vaste appendice cervico-thoracique, ou le peaucier du cou.

Les ouvertures nasales ou les narines, qui doivent toujours rester ouvertes, ne sont que peu rétrécies par un muscle, le

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