ET CELLE DE LOREILLE EXTERNE
Le bord libre du relief, qui se continue dans l’hélix, se prolonge aussi dans le bord libre de l’ourlet de l’oreille ; ce bord de l’ourlet décrit dans l’oreille une courbe parallèle à celle de la ligne qui. cerne la fosse temporale : et il est remarquable que les oreilles qui n’ont pas d’ourlet appartiennent aux crânes dont la zone médiane, rétrécie , abolit en quelque sorte la fosse temporale ; tandis que les crânes dont la voûte élargie surplombe notablement les fosses temporales offrent ordinairement des oreilles largement ourlées.
Quant à la seconde région de l’oreille, elle est ordinairement proportionnelle à la seconde région de la tête, c’est-à-dire à la mâchoire supérieure.
La troisième région de l’oreille, son lobule, représente le profil de la mâchoire inférieure. Et s’il est vrai , comme le signale M. de Blainville, que l’homme seul possède ce lobule, il ne l’est pas moins que l’homme seul possède un menton anguleux.
Si de l’homme on passe au premier des animaux , l’orangoutang , du même coup l’on voit supprimés le lobule de l’oreille et le menton.
L’on voit aussi la partie supérieure et postérieure de l’ourlet de l’oreille disparaître en même temps que la partie supérieure et postérieure de l’arête de la fosse temporale , qui , prolongée jusqu’à la ligne médiane du crâne , confond ses limites excentriques avec celles du crâne lui-même vu de profil.
Ces rapports de l’oreille externe avec l’ensemble de la tête augmentent d’importance quaud on poursuit leur examen comparatif dans les vertébrés. Nous sortirions de notre plan en reproduisant les conséquences que M. de Blainville tire de ce parallèle.
Les connexions qui rapprochent la forme générale de la tête de la forme générale de l’oreille externe , sont tellement étroites que jamais on ne trouve deux oreilles semblables quand les deux moitiés de la tête ne le sont pas. Le défaut de symétrie du crâne entraîne nécessairement le défaut de symétrie des oreilles.
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La proposition inverse n’est pas également vraie : on peut trouver deux oreilles dissemblables, une d’elles atrophiée, par exemple , appartenant à une tête symétrique.
Si les rapports que je signale sont vrais , les mêmes raisons qui peuvent exister pour chercher à bien connaître les formes de la tête , invitent à observer avec la même attention celles de l’oreille externe.