‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 36 sur 138 · FACES LATÉRALES DU NOYAU CEREBRAL · texte numérisé non relu

FACES LATÉRALES DU NOYAU CEREBRAL

Ces faces latérales, en même temps qu’elles regardent de côté, sont un peu obliques de haut en bas et en dehors. Leur circonscription est celle d’un triangle curviligne scalène, dont deux angles sont émoussés : l’un antérieur un peu plus fermé, l’autre inférieur beaucoup plus ouvert qu’un angle droit; le troisième, franchement aigu , est postérieur.

Ce triangle latéral , quand on le regarde dans la position naturelle du noyau cérébral , a son plus grand bqrd supérieur dirigé d’avant en arrière. Ce bord supérieur des faces latérales n’est autre chose que l’arête latérale qui, de chaque côté, forme la limite externe du quadrilatère supérieur. Ses terminaisons sont, par conséquent , l’une en avant dans la saillie obtuse déjà signalée de chaque côté de l’extrémité antérieure; l’autre en arrière, à la pointe de queue d’hirondelle que forme la rencontre de l’arête latérale avec le bord postérieur de la face supérieure.

ETUDE EXTERIEURE

Les deux autres bords sont inférieurs : l’un postérieur , plus long , descend obliquement de la pointe postérieure du noyau à la saillie émoussée qui représente le sommet du triangle que figurent les faces latérales; l’autre antérieur , plus court , se porte obliquement de l’extrémité antérieure du noyau à la même saillie émoussée qui le termine en bas.

Cette saillie émoussée n’est autre chose que la tubérosité temporale de la circonvolution de l’ourlet. Le bord ou la ligne étendue de cette saillie à l’angle postérieur est d’abord convexe , puis devient un peu concave avant de se terminer dans l’angle postérieur aigu compris dans l’intervalle de cette ligne et de la supérieure.

Quant au bord antérieur inférieur qui s’étend de la tubérosité temporale à l’espèce de tête que forme de chaque côté en avant la terminaison obtuse du noyau cérébral , il est concave, accidenté, et le milieu de sa concavité répond à la partie rentrante, concave d’avant en arrière, convexe de droite à gauche, sur laquelle s’opère le passage de la région externe à la région inférieure de la scissure de Sylvius.

La surface des faces latérales du noyau cérébral dont nous venons de tracer la circonscription est loin d’être simple dans son aspect. Elle offre vers son centre, plus en avant qu’en arrière, une saillie bombée dont la forme rappelle assez bien l’extérieur d’une valve de moule. Cette saillie est limitée en haut par une courbe simple , en bas par une courbe divisée en deux fragments , à la rencontre desquels se trouve une saillie qu’on peut assimiler à la charnière d’une coquille bivalve.

La courbe supérieure et les deux lignes inférieures de cette saillie en coquille sont par leur direction et leurs proportions dans de tels rapports avec les limites de la face latérale tout entière , qu’elles en semblent comme une réduction. Tout ce qu’on distingue dans le reste des faces latérales se retrouve dans la saillie centrale ; sa charnière elle-même est comme une imitation de la grosse tubérosité temporale. On remarque , dans presque toute l’étendue des bords de cette saillie, un moignon fibreux dont nous

DU NOYAU CEREBRAL. 377

connaissons déjà la nature. C’est la coupe de la couche fibreuse qui unissait l’hémisphère cérébral au noyau.

L’angle postérieur de cette saillie médiane est aigu et dirigé versl’angle postérieur des faces latérales, dont le sépare une demilongueur d’index. L’angle antérieur, aigu aussi, mais plus ouvert que le postérieur , est dirigé vers le sommet de la terminaison obronde antérieure du noyau cérébral, dont le sépare une longueur de phalange unguéale.

La surface de la saillie en coquille , qu’on pourrait aussi bien appeler l’insula du noyau cérébral , comprise dans les limites que je viens de décrire, est en partie revêtue d’une couche extrêmement mince de substance gris- rougeâtre , dont le dépôt le plus notable est situé longitudinalement au voisinage du milieu de son bord inférieur. Elle est parcourue au-dessous de cette couche grisâtre de fibres disposées en rayons dont le centre est précisément sous le petit dépôt de matière grise que je viens de signaler. De cette sorte de centre , ses fibres rayonnent vers les bords de la saillie dont elles forment la surface.

Toute l’étendue des faces latérales du noyau cérébral, en dehors de la saillie centrale , est composée de fibres qui rayonnent des limites de la saillie centrale aux parties les plus excentriques. Dans toutes les directions, ces fibres divergentes forment des couches convexes dont les prolongements se recourbent sur les parties correspondantes de la face supérieure et des extrémités antérieure et postérieure du noyau. Ces fibres divergentes n’ont pas partout le même aspect. Dans l’espace étendu de la protubérance frontale au niveau du bord postérieur du corps calleux , on observe des saillies et des enfoncements alternatifs , déterminés par l’inégalité de volume des faisceaux fibreux rapprochés qui la composent. Parvenus sur les limites respectives des faces latérales et de la face supérieure , ces faisceaux se recourbent de manière à passer dans cette dernière face. On constate en avant le même passage des faisceaux de la face latérale dans la partie transversale antérieure du corps calleux. Dans la région postérieure inférieure des faces latérales du noyau, formée comme la

ETUDE EXTERIEURE

précédente de fibres qui divergent du bord correspondant de la saillie centrale vers le bord postérieur inférieur , l’angle postérieur et le quart postérieur du bord supérieur des faces latérales, ces fibres ne forment pas des faisceaux aussi gros que celles de la région précédemment examinée. Sur les limites inférieures et postérieures des faces latérales du noyau , ces fibres s’enfoncent dans la partie correspondante de la circonvolution de l’ourlet et s’anastomosent avec le bord externe du ruban fibreux qui constitue l’ourlet proprement dit. En arrière et en haut, elles gagnent la pointe terminale des faces latérales; entre cette pointe et le niveau du bord postérieur du corps calleux , elles se rendent sur la limite correspondante des faces latérales , au delà de laquelle elles se réfléchissent dans la direction du bord postérieur du corps calleux.

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