CERCLE FIBREUX DE L ORIFICE VENTRICULAIRE
2e DIVISION. DES PARTIES EXTRA- PÉDONCULAIRES DU NOYAU
CÉRÉBRAL
La cloison , la voûte et ses dépendances constituent un tout auquel nous donnons le nom de cercle fibreux de l’orifice ventriculaire.
cercle fibreux
Pour bien examiner ce cercle fibreux il faut diviser sur la ligne médiane le corps calleux de manière à tomber dans l’intervalle des deux lames de la cloison transparente , séparer l’une de l’autre ces deux lames, séparer de même les piliers de la voûte du côté droit de ceux du côté gauche, couper la voûte elle-même sur la ligne médiane, et achever ensuite l’isolement complet de chacune des moitiés du noyau cérébral par la section de la commissure molle des couches optiques, du chiasma de la commissure antérieure, etc.
Le tronçon pédonculaire doit être excisé au ras de la couche et du tractus optiques : on peut voir alors dans toute son étendue le cercle fibreux de l’orifice ventriculaire du côté de la ligne médiane.
Une préparation conforme à celle que nous avons représentée dans la figure 2 de la planche 12 donne la vue de ce cercle fibreux du côté du ventricule latéral.
Dans son ensemble , ce cercle fibreux se présente sous la forme d’un ruban irrégulier courbé sur sa largeur, adhérent par sa circonférence externe, libre par sa circonférence interne. Étalé en une mince membrane tendue d’un bord à l’autre dans certains endroits, il prend plus d’épaisseur et devient flottant dans d'autres places; enfin, du côté de la région temporale du ventricule, il présente sur sa largeur plusieurs replis constituant des gouttières remplies de substance grise. C’est à ces amas de substance grise que sont dues les formes particulières des parties nommées corne d’Ammon et corps godronné.
Ce n’est que dans les extrémités antérieures du ventricule qu’on observe une partie mince de ce ruban fibreux verticalement tendue par l’insertion de son bord adhérent dans la concavité du corps calleux le long de la ligne médiane ( voy . pl. 12, fig. 2, R). L’accolement de cette partie, d’un côté, à sa congénère de l’autre côté, constitue la cloison transparente. Les parties flottantes de ce cercle fibreux se détachent à droite et à gauche du bord inférieur de cette cloison (voy. pl. 12, fig. 2, V) et s’inclinent en dehors vers la cavité du ventricule, dans laquelle elles
de l’orifice ventriculaire. 44 J
s’arrondissent parallèlement à la limite externe de la couche optique.
Ces parties flottantes d’un côté, rattachées sur la ligne médiane à leurs congénères de l’autre côté, constituent avec elles ce qu’on appelle la voûte.
Enfin les prolongements du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire en arrière et au-dessous du bord postérieur du corps calleux dans la région temporale du ventricule se trouvent complètement isolés de droite à gauche. C’est dans ces parties isolées qu’on observe les replis occupés par des amas de substance corticale, la corne d’Ammon, le corps godronné. Si l’on dissèque avec soin ces replis, on trouve que, dans cette région des ventricules, le bord adhérent du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire se confond avec une partie complètement extra-ventriculaire , le cercle fibreux de l’ourlet. Et, d’un autre côté, on peut démontrer que la substance grise qui constitue le corps dentelé, non moins que celle qui appartient à la saillie nommée corne d’Ammon, sont des prolongements de la couche corticale extérieure du cerveau.
Il y a donc dans la région temporale du ventricule, le long de la lèvre concave de la fente de Bichat, union intime départies extra-ventriculaires, la couche corticale extérieure du cerveau et le ruban fibreux de l’ourlet, avec le cercle fibreux que nous décrivons.
Cette union ne cesse qu’à la rencontre du bourrelet postérieur du corps calleux.
Nous verrons plus loin qu’il existe quelque chose d’analogue derrière la limite inférieure de la couche antérieure du corps calleux.
Comme on peut le voir par cet aperçu, le cercle fibreux de l’orifice ventriculaire a une double destination ; dans une partie considérable de son étendue il appartient exclusivement aux ventricules ; dans le reste de son étendue il entre en connexion avec des parties superficielles et avec des parties intrinsèques de l’hémisphère, et unit ainsi l’intérieur du ventricule latéral avec l’extérieur de l’hémisphère.