PARTIES FIBREUSES CIRCULAIRES DE LA CIRCONFERENCE DE
l’hémisphère.
Un ruban fibreux parcourant toute l’étendue de la circonférence de la face interne de l’hémisphère, inscrit sur cette circonférence dans la limite excentrique de la couche corticale des circonvolutions, qui le déborde un peu, constitue à lui seul les parties fibreuses circulaires de la face interne de l’hémisphère.
Ce ruban fibreux offre, par sa situation, quelque ressemblance avec ces replis marginaux que nous appelons ourlets dans nos linges. C’est en raison de cette analogie que nous l’avons nommé l’ourlet fibreux de l’hémisphère, et que nous avons donné le nom de circonvolution de l’ourlet ou d’ourlet cortical au repli de couche corticale qui l’enveloppe.
Dans la préparation nécessaire pour isoler les masses latérales
STRUCTURE DU RUBAN FIBREUX DE L OUREET. 449
de l’hémisphère du noyau cérébral , nous avons fait remarquer la facilité avec laquelle la séparation s’opère dans toute la partie transversale du corps calleux. C’est le ruban fibreux de l’ourlet qui , du côté de la ligne médiane , correspond à cette partie transversale.
Le trajet du ruban fibreux de l’ourlet à la face extra-ventricu- 3 aire du corps calleux est assez analogue à celui que décrit à sa face ventriculaire le bord adhérent du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire.
Derrière le bourrelet postérieur du corps calleux, le ruban fibreux de l’ourlet et le cercle fibreux de l’orifice ventriculaire, n’ayant plus de couche fibreuse transversale qui les sépare, s’unissent et forment par leur union une -espèce d’entournure qui cerne le bourrelet terminal du corps calleux ( voy. planche 3 , fig. 1, B'). Une couche fibreuse émanée du bord adhérent du cercle fibreux au niveau de sa rencontre avec le ruban de l’ourlet se prolonge dans la corne postérieure du ventricule qu’elle concourt à tapisser.
On observe aussi par devant l’union du ruban de l’ourlet avec le cercle fibreux de l’orifice ventriculaire. Le faisceau grêle qui suit le bord adhérent de la cloison rencontre à sa sortie du ventricule, derrière la terminaison transversale amincie du corps calleux et devant la lame grise, le ruban fibreux de l’ourlet, et s’unit à lui pour ne plus le quitter jusqu’à l’espace perforé, dans lequel ces deux éléments fibreux prennent en commun leur origine ( voy. pl. 3, fig. 1 en +, l’union de ces deux parties). Le ruban fibreux de l’ourlet et le cercle fibreux de l’orifice ventriculaire se trouvent donc unis l’un à l’autre partout où la partie transversale du corps calleux n’est pas interposée aux éléments fibreux qui les composent.
Nous ne reviendrons plus sur la combinaison de ces deux cercles fibreux à la partie antérieure, il suffit de l’indiquer pour la faire comprendre , mais nous devrons étudier avec le plus grand soin leur assemblage dans la région temporale de la circonvolution de l’ourlet. C’est là que nous avons abandonné le cercle fi- T. i. 29
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breux de l'oriflee ventriculaire; c’est là que nous avons vu se développer, entre le cercle fibreux et la circonvolution de l’ourlet proprement dite , le corps dentelé et la corne d’Ammon. Toutes ces parties réunies ne sont pas autant de parties essentiellement différentes les unes des autres , ce sont de simples replis d’un ruban fibreux revêtu de substance corticale.
L’étude attentive de cette région est d’une importance considérable. C’est par elle que nous terminerons notre exposé de la structure du ruban fibreux de l’ourlet , que nous examinerons d’abord dans les autres segments de sa circonférence.
Si l’on prend pour lieu d’origine du ruban fibreux de l’ourlet , l’endroit où il est attaché à la partie antérieure interne du quadrilatère perforé ( voy . pl. 3, fig. 1 +; voy. pl. 14, fig. 1, le même signe H- ; voy. également pl. 18, fig. 1, ce même signe +, et enfin, pl. 20, fig. 1, J) , on le voit, dans ce lieu , se prolonger en avant au contact du corps calleux , contourner sa courbure antérieure ( voy. les mêmes figures , et particulièrement celles- des pl. 3, 14 et 18), le suivre encore au-dessus de cette courbure jusqu’à son bourrelet postérieur , derrière lequel il s’accole à la région correspondante du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire. Une fois uni à ce cercle fibreux , il descend avec lui dans la tubérosité temporale delà circonvolution de l’ourlet (voy. pl. 14, %. i).
En dehors de cette tubérosité se prolonge , continue au cercle fibreux de l’ourlet, le cintre fibreux qui cerne la marge externe et antérieure du quadrilatère, unissant la terminaison de l’ourlet dans la tubérosité temporale à son origine à la marge interne du quadrilatère (voy. pl. 20, fig. 1, /, rr, C, B).
On voit , par cette indication , que le ruban fibreux de la circonvolution de l’ourlet présente, comme la circonvolution du même nom , deux régions principales bien distinctes. L’une , émanant de l’extrémité interne de la diagonale blanche de l’espace perforé, décrit une grande anse verticale dans laquelle est comprise la partie médiane du noyau cérébral (voy. pl. 14, D B B B, et pl. 18, B B B B) : c’est la région verticale, la grande région du
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ruban fibreux de l’ourlet, toujours contenue dans la région verticale ou grande région de la circonvolution du même nom, et soudée à sa terminaison sur la limite externe postérieure du quadrilatère. L’autre région, au contraire, se porte de l’une à l’autre des extrémités de la grande anse verticale , côtoyant les bords externe et antérieur du quadrilatère perforé ( voy . pl. 20, fig. 1, /, rr CB). C’est la petite région, région horizontale du ruban fibreux de l’ourlet, couverte par la petite région , région horizontale de la circonvolution du même nom.
Dans la plus grande partie de son étendue, la région verticale du ruban fibreux de l’ourlet semble n’être qu’accolée à la surface du noyau cérébral. Il en est ainsi dans tous ses points de correspondance avec la partie transversale du corps calleux. Là où cesse cette correspondance , la grande région de l’ourlet se confond avec le cercle fibreux de l’orifice ventriculaire.
Le cintre fibreux qui constitue la petite région, région horizontale du ruban fibreux de l’ourlet , fait corps avec la partie du noyau cérébral à la surface de laquelle il se dessine. C’est pour cette raison que nous avons déjà décrit en partie ce cintre fibreux à l’occasion des couches d’enveloppe du noyau cérébral. Nous l’avons dit composé de lames fibreuses formées de fibres parallèles à la direction du cintre fibreux lui-même, et rattachées par leurs bords profonds, au moyen de dentelures fibreuses, à la couche superficielle du quadrilatère et à la branche fibreuse du faisceau postérieur combinée avec cette surface. Nous avons signalé les radicules nombreuses que l’olfactif envoie dans cette région du ruban fibreux de l’ourlet , la combinaison de la commissure antérieure avec ses parties profondes.
Nous avons également parlé des fibres qui rayonnent du bord convexe de ce cintre fibreux à la surface de la saillie centrale du noyau cérébral. Nous ne reviendrons plus sur toutes ces circonstances , nous préviendrons seulement que c’est tout à fait sur la marge externe antérieure du quadrilatère qu’il faut rechercher le cintre fibreux qui constitue la petite région de l’ourlet , celle qui est figurée pl. 20, fig. 1 en I rr CB. — Un peu plus haut,
en dehors et en arrière, on trouve un autre faisceau fibreux figuré pl. 16 , fig. 2 , R , qui se porte obliquement de la tubérosité temporale aux parties antérieures supérieures de la saillie centrale. Cet autre faisceau, qui confond ses rayonnements avec ceux de la petite région de l’ourlet, est d’abord écarté de la couche rayonnante qui procède de la marge du quadrilatère ; et dans cet écartement, voisin de la tubérosité temporale, on trouve toujours un petit amas de substance grise auquel se rattache toute la couche grisâtre qui sépare la surface de cette région du noyau cérébral de la doublure fibreuse de l’insula. Ce faisceau fibreux envoyé par la tubérosité temporale dans les rayonnements de la surface centrale du noyau cérébral , appartient sans contredit au même système de fibres que celles qui rayonnent de la convexité du cintre fibreux dans la même surface ; mais il procède d’une région distincte de la circonvolution de l’ourlet, celle qui appartient à la tubérosité temporale. Nous devons signaler cette différence, tout en reconnaissant l’analogie de destination.
Indépendamment de la couche fibreuse rayonnante qu’il fournit à la surface de la saillie centrale des faces latérales , le cintre fibreux qui constitue la petite région de l’ourlet fournit encore par sa convexité une petite anse nerveuse qui décrit sur les limites de la saillie centrale une circonférence analogue à celle de la circonvolution d’enceinte de la scissure de Sylvius. C’est cette petite anse que nous avons assimilée à la circonvolution d’enceinte de la scissure de Sylvius lorsque nous avons assimilé la masse totale du corps strié à la masse totale de l’hémisphère.
Une autre partie plus importante naît encore de la convexité du cintre fibreux de l’ourlet, c’est une couche fibreuse blanche dont la surface profonde est séparée de la surface du noyau cérébral par un stratum de matière grise. Dans cette nouvelle couche fibreuse blanche à laquelle adhère immédiatement la membrane corticale del’insula, les fibres rayonnent du cintre fibreux de l’ourlet vers la base de la circonvolution d’enceinte de la scissure de Sylvius (voy. pl. 16, fig. 1, V). Enfin, nous montrerons, en étudiant la couche corticale des circonvolutions de l’in ~
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sula, qu’une feuille blanche très fine qui revêt sa surface extérieure se rattache , comme les autres couches fibreuses sousjacentes, au cintre fibreux de l’ourlet, sur la marge de l’espace perforé.
C’en est assez sur la petite région du ruban fibreux de l’ourlet, passons à sa région verticale, dont nous voyons l’origine en /, figure 1 de la pl. 20; en B , fig. 1 de la pl. 18; en +, fig. 1 de la pl. 14.
C’est à cette dernière figure ainsi qu’à la fig. 1 de la pl. 3, qu’il faut surtout se reporter pour prendre une idée juste de la situation et des rapports de la grande région du ruban fibreux qui nous occupe.
On voit parfaitement en +, pl. 3, fig. 1 , et en +, pl. 18, fig. 1, comment l’origine de la grande région du ruban fibreux de l’ourlet se trouve unie sur la marge interne du quadrilatère perforé avec l’origine du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire.
On voit aussi clairement, pl. 20, fig. 1 en l, comment les radicules internes de l’olfactif se portent dans cette origine du ruban fibreux de l’ourlet, suivant le cours des fibres qui le composent; et si l’on dissèque les petites lames fibreuses superposées qui constituent cette origine de la grande région du ruban fibreux de l’ourlet, on voit que ce sont les plus superficielles qui se combinent avec les racines de l’olfactif et avec le cintre fibreux qui constitue la petite région de l’ourlet, tandis que les plus profondes émanent directement de la substance même de l’espace perforé dans ses régions internes.
Ce n’est qu’à la surface du quadrilatère et sous les radicules internes de l’olfactif que l’origine de la grande région du ruban fibreux de l’ourlet fait corps avec le noyau cérébral ; dès que l’ourlet a gagné la surface du corps calleux, il n’y a plus qu’accolement du ruban fibreux aux fibres correspondantes du noyau cérébral.
Fort mince à son origine , la grande région de l’ourlet augmente graduellement d’épaisseur en s’avançant au-devant du
corps calleux; depuis l’extrémité antérieure jusqu'à l’extrémité postérieure de ce corps, son épaisseur et sa hauteur ne varient guère et égalent à peu près la moitié du bout de l’index; à partir du bourrelet postérieur du corps calleux , sa largeur augmente considérablement sans que son épaisseur change d’une manière sensible (voy. pl. 3, fig. 1, B B B, et pl. 19, fig. 1, N).
Le bord interne de la grande région de l’ourlet adhère à la partie amincie qui termine la couche corticale sur la concavité de la circonvolution de l’ourlet; et dans toute l’étendue du corps calleux, on voit encore au contact de ce bord interne, une petite traînée de matière gris-rougeâtre qui communique derrière le bourrelet postérieur du corps calleux avec le prolongement aminci du corps dentelé.
Dans toute l’étendue du corps calleux le bord externe du ruban fibreux de l’ourlet répond aux terminaisons excentriques des couches fibreuses centrales de la face interne de l’hémisphère (voyez pl. 15).
Enfin, de toute l’étendue de la circonférence extérieure de la grande région du ruban fibreux de l’ourlet émanent des expansions fibreuses blanches qui forment la doublure des circonvolutions de troisième ordre qui rayonnent, de la circonvolution de l’ourlet ou circonvolution de premier ordre à la grande circonvolution de deuxième ordre qui occupe dans sa vaste circonférence l’arête émoussée sur laquelle viennent s’unir la face plane interne et la face convexe externe de l’hémisphère.
Pour bien comprendre comment les expansions membraneuses blanches qui doublent la couche corticale des circonvolutions de troisième ordre de la face interne de l’hémisphère, émanent de la grande région du ruban fibreux de l’ourlet, il est bon de pénétrer dans la substance intrinsèque du ruban fibreux qui nous occupe.
Rien n’est plus facile que de séparer ce ruban fibreux en plus;eurs rubans secondaires composés tous de fibres circulaires comme le cercle fibreux auquel elles appartiennent. Pour séparer ces rubans fibreux combinés dans le grand cercle de l’ourlet , il
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faut opérer cette séparation d’abord tout près de la circonférence interne, et se rapprocher successivement , par degrés, de sa circonférence externe. Tant qu’on n’a pas dépassé le milieu de l’épaisseur du ruban fibreux on peut isoler les unes des autres, dans toute leur étendue, les couches fibreuses superposées qui le composent; mais à mesure qu’on se rapproche de sa circonférence externe, on voit les faisceaux fibreux de l’ourlet s'écarter en rayonnant du contour excentrique du cordon fibreux pour fournir les tiges fibreuses des circonvolutions de troisième ordre émanées , comme des branches , de la circonvolution de premier ordre, dont la couche corticale enveloppe le ruban fibreux de l’ourlet lui-même. La disposition des branches fibreuses qui émanent de l’ourlet pour former la tige blanche des circonvolutions rayonnantes de la face interne du cerveau est très-analogue au mode d’origine de ces circonvolutions ellesmêmes. C’est-à-dire, que toutes les branches fibreuses qui rayonnent dans les circonvolutions du lobe antérieur ou en croissant de la face interne du cerveau, ont, du côté du ruban de l’ourlet, une obliquité qui les dirige vers les parties antérieures du quadrilatère perforé (voy. pl . 14, fig. 1, b, b, b , b , b).
Dans le lobe quadrilatère la branche fibreuse antérieure se dirige comme toutes celles du lobe en croissant vers le lieu d’origine de l’ourlet sur le bord antérieur du quadrilatère, la postérieure vers le lieu de terminaison du même ruban fibreux de l’ourlet dans la tubérosité temporale, attachée sur le bord postérieur du quadrilatère perforé. Les branches fibreuses du lobe triangulaire et de la zone céré bel lo -tempo raie ont la même direction que la branche postérieure du lobe carré (voy. pl. 14, b'b:). Il n’y a que les deux petites branches qui des parties de l’ourlet voisines de sa tubérosité se rendent à l’extrémité la plus avancée du lobe temporal (voy. pl. 14, fig. 1 à”) qui aient une direction différente, motivée, sans doute, parla saillie que forme en avant le lobe temporal dans lequel elles se portent.
Si l’on arrache dans le lobe en croissant la tige fibreuse la plus antérieure de ses rayonnements circonvolutionnaires, les
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fibres arrachées se prolongent dans les parties les plus superficielles le ruban fibreux de l’ourlet , et peuvent être conduites jusqu’au voisinage du bord antérieur de l’espace perforé. La seconde branche fibreuse conduit dans le même sens, et ses prolongements dans le ruban de l’ourlet se placent immédiatement sous les fibres de la branche antérieure et ainsi de suite jusqu’à la branche antérieure du lobe carré. Les choses se passent d une manière analogue mais en sens inverse dans les branches de l’ourlet distribuées au lobe triangulaire et à la zone cérébello-temporale. Si l’on dissèque d’ailleurs les couches fibreuses qui doublent la couche corticale dans les anfractuosités intermédiaires aux circonvolutions de troisième ordre de la face interne du cerveau, on voit que ces couches fibreuses se rattachent à la fois au ruban fibreux de l’ourlet et aux branches qui en sont issues ; et enfin, si l’on sépare le bord externe du ruban fibreux de l’ourlet des extrémités excentriques des fibres rayonnantes de la face interne de l’hémisphère, et cette séparation s’opère avec la plus grande facilité (voy, ph 13, fig. 1 yy , voy. également pl. 14, fig. 2 4- -f~ cette séparation indiquée par la différence de couleur des parties dans un cerveau de nouveau-né coupé transversalement, voyez encore pl. 19, fig. 2 H’ , cette séparation effectuée par une dissection délicate), on reconnaît que les circonvolutions de la face interne de l’hémisphère, celle du premier ordre et les branches qui l’unissent à la première circonvolution de deuxième ordre , et même la moitié interne de cette première circonvolution de deuxième ordre, ont pour doublure fibreuse, la grande région du ruban de l’ourlet ou des émanations immédiates de ce cordon fibreux .
La démonstration de ce fait est surtout facile et convaincante dans les circonvolutions qui forment le lobe triangulaire de la face interne du cerveau. Line coupe de circonvolutions de ce lobe comparée à une coupe analogue de celles de la convexité de l’hémisphère contraste avec ces dernières par l’infériorité de la quantité de matière blanche qui supporte la matière grise La doublure fibreuse de la matière grise qui
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forme les deux anfractuosités profondes qui limitent le lobe triangulaire est très-peu épaisse; et si l’on dissèque avec soin cette doublure fibreuse, on voit qu’elle émane de la région correspondante du ruban fibreux de l’ourlet. Dans toutes les parties de la face interne de l'hémisphère, la couche corticale des circonvolutions a donc pour doublure une expansion membraneuse du ruban de l’ourlet. Il résulte de cette circonstance , qu’on peut avec facilité séparer ces circonvolutions avec leur doublure fibreuse des parties auxquelles elles sont accolées; après quoi l’on peut, suivant l’expression consacrée par Gall, déplisser ces circonvolutions. C’était aussi dans ces différentes régions de la face interne du cerveau, tantôt derrière le bourrelet postérieur du corps calleux, tantôt au-dessus de ce corps, que Gall exerçait ses prosecteurs à pratiquer le déplissement pour ses démonstrations publiques. De ce qu’il pouvait avec assez de facilité réduire à l’aspect d’une membrane unie, grise en dehors, blanche en dedans, quelques replis circonvolutionnaires de la face interne du cerveau , Gall, qui n’admettait pas une composition différente pour aucune classe de circonvolutions , concluait que partout le déplissement était praticable. Nous verrons plus loin que les éléments fibreux de la convexité du cerveau sont disposés d’une tout autre manière ; mais , quelles que soient les conditions de structure des circonvolutions de la convexité du cerveau , nous tenons à bien établir ici , que les circonvolutions de la face interne et de la zone cérébello -temporale de l’hémisphère ont pour doublure fibreuse blanche une émanation membraneuse issue de la circonférence excentrique du ruban de l’ourlet. Cette membrane fibreuse supporte la couche corticale, imite tous ses replis qui sont les circonvolutions de troisième ordre de la face interne de l’hémisphère. De ià résulte la facilité de déplisser ces circonvolutions.
Dans les parties postérieures de l’hémisphère, la face profonde de cette doublure fibreuse est accolée aux parois du noyau cérébral, et ces parois ont très peu d’épaisseur en dedans de la pointe de cône postérieure du ventricule. Dans les parties supérieures et
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antérieures de l’hémisphère cette même face profonde de la doublure fibreuse des circonvolutions émanées de l’ourlet est accolée à des parties fibreuses du centre de l’hémisphère que nous devrons bientôt décrire, et il est très facile de l’en séparer. Enfin, dans toute l’étendue de la grande circonvolution de deuxième ordre, quelque part qu’on l’étudie, la moitié de cette grande circonvolution qui forme la limite excentrique delà face interne et de la zone cérébello-temporale a pour doublure fibreuse les terminaisons excentriques de cette expansion membraneuse du ruban de l’ourlet; cette moitié interne de la grande circonvolution de deuxième ordre, doublée d’une expansion fibreuse émanée de l’ourlet, se trouve accolée dans Taxe médian de la circonvolution aux prolongements excentriques des couches rayonnantes de l’hémisphère.
Si nous rapprochons de cette remarque l’observation faite à l’occasion de la petite région du ruban de l’ourlet duquel nous avons vu émaner la couche fibreuse qui forme la doublure immédiate de la couche corticale de l’insula, si nous rappelons à notre mémoire la mollesse de Tinsula réduite à cette doublure fibreuse (voy. pl. 16, fig. 1, V) , si nous remarquons d’ailleurs que la terminaison excentrique de cette doublure fibreuse de l’insula appartient à la moitié de la circonvolution d’enceinte de la scissure de Sylvius, deuxième circonvolution de second ordre, et touche dans l’axe de cette circonvolution la terminaison excentrique externe des couches rayonnantes de l’hémisphère , nous verrons que le ruban fibreux de l’ourlet, pris dans toute son étendue, dans sa petite et sa grande région à la fois, produit de sa circonférence excentrique une vaste expansion membraneuse employée à doubler toutes les circonvolutions de troisième ordre qui rattachent l’ourlet aux circonvolutions de second ordre.
On peut résumer d’une manière générale le résultat de ces remarques, en disant que le ruban fibreux de l’ourlet produit une expansion membraneuse qui double la circonférence de la couche corticale dans une largeur inégale dont la moyenne se rapproche de celle de la main. Déployée dans toute sa largeur
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à la face interne et à la zone cérébello-temporale de l’hémisphère, cette zone circulaire est reployée sur elle- même dans la partie externe de la scissure deSylvius. Quelque part qu’on l’examine, cette zone circulaire de la couche corticale est plissée transversalement de son bord concentrique , parcouru par le ruban de l’ourlet, à son bord excentrique, qui est pour la face interne et la zone cérébello-temporale de l'hémisphère la première circonvolution de second ordre, et la deuxième circonvolution du même ordre, du côté de la scissure de Sylvius.
Partout où l’on rencontre des circonvolutions doublées de l’expansion membraneuse issue du ruban fibreux de l’ourlet, il est facile de déplisser ces circonvolutions et de les réduire à l’état d’une membrane unie grise en dehors, blanche en dedans. Nous ne donnons pas ces vues, comme le dernier terme de notre analyse des expansions membraneuses issues de l’ourlet , et surtout de leur mode de combinaison avec la matière corticale des circonvolutions , nous nous sommes proposé seulement de donner une idée générale des caractères qui distinguent les circonvolutions doublées par ces expansions de celles qui se renflent à la convexité de l’hémisphère.
Les remarques qui précèdent nous préparent à comprendre les dispositions d’où résulte la formation de la région temporale de la circonvolution de l’ourlet considérée dans son union avec le corps godronné, la corne d’Ammon et le corps frangé, qui forme dans cette région la fin du bord libre du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire.
Toutes ces parties sont formées par trois replis parallèles d’une couche fibreuse composée de la réunion du ruban de l’ourlet avec la terminaison du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire.
De ces trois replis celui qui constitue la région temporale de la circonvolution de l’ourlet est revêtu à l’extérieur de substance corticale , comme le sont toutes les circonvolutions ordinaires. Cette substance corticale de la circonvolution de l’ourlet se prolonge dans le repli profond dont la corne d’Ammon indique