‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 21 sur 127 · DE LA MOELLE BPINIERB · texte numérisé non relu

DE LA MOELLE BPINIERB

peine à le reconnaître, si 1 on n'était guidé par Tanalogie de cas plus prononcés (1).

Le sillon postérieur, ou scissure médiane postérieure , n'ert pas aussi facile à distinguer que l'antérieur. Il n'y a pas à mm entrée de gouttière longitudinale; ses deux bords, parfaitement juxta-posés , forment une vive arête à l'endroit de leur réamoa avec les parties postérieures de la moelle. Aucun repli membraneux sensible ne les sépare ; il faut un eiforlL pour les ouTiir. Quand on les écarte, et que par suite , on découvre la sdniiie dans toute son étendue , on remarque chez Thomme qa*dle eà un peu plus profonde que Tantérieure. Comme dans celle-ci, et voit dans toute sa longueur deux surfaces parfaitement Uancfies et lisses , au fond desquelles se rencontre également ose commissure blanche ; cette commissure diffère de rantérieure en ce qu'elle ne se trouve pas prolongée de chaque côté des portià voisines, mais semble plutôt la simple coalescence des den faces latérales réunies au fond du sillon. Elle difTëre encore de li conmjissure antérieure par l'absence des petites fentes transver* ses bilatérales et du raphé longitudinal que nous avons obsenréi sur celle-ci.

A la terminaison inférieure dn la moelle épinière, le sillon médian postérieur disparaît insensiblement en approchant de l'exUémité effilée de Torgane ; à l'extrémité supérieure, il s'ouvre i la pointe du calamiis scripioritts , situé à la partie postérieure du renflement nommé moelle allongée.

La face antérieure de la moelle épinière, séparée en dau moitiés symétriques par l'eivtrée du sillon médian , se trovre distinguée des faces latérales par la ligne d'insertion des radnei

(i) H n*eft question , dans ce qni précède, que de la punie tii|)eracielle d^Ul eÊtn^ rroitemcnt sur rexitcencc duquel presque tous les vnatomistes sont d'accord , fMii^u'utt Tiomnie cèlt-bre, Rolandu, ait protesté contre son existence. On décrie d|erdminie cet entrelacement comme ayant lien entre tes partiel antérieures de la modle d'un c6lé, avec Itos parties oo.respondantes de l'antre. Cest en effet l'idée qu'est féH pour intpirrr la simple inspection des surfaces. Cette a|>parence, toutefois, cat him loin de donner une Idée juste de l'enlre-cruiscment en question; mais ce n'est pas îô le lien d'étudier cette disposition dans ion ensemble, il s'agit setilement de ta partk visible à la surface de la moelle.

antérieuTee des nerfr spinaux ( mais cette ligne , il faut en con^ venir, n*est pas très-sensible lorsqu'on étudie la nioelle dé-^ pouillée de ses membranes, avec lesquelles sont parties les racines nerveuses. Légèrement convexe de droite à gauche dans toute ion étendue^ plus lai^ nà niveau des renflements, plus étroite dans les portions les plus minces du cordon nerveux , cette fêùCé «t partout uniformément blandie et lisse. Elle présente , to nir mu du renflement lombaire, de très-légères bosselures, dont il lera question plus tard. Après une petite saccade assés brusque aa-dessous de ce renflement, elle dégénère en pointe à l'extrémité inférieure de la moelle é'pinière. Son extrémité supérieure élargie se continue avec là faee correqyondante de la n«9etlé alkngée.

La fiu^ postérieure, nettement limitée en dehors par les lign^ d'insertion des racihes postérieures des nerfil spinaux, n'est pas, comme l'antérieure, clairement divisée en deux moitié symétriques par l'ouverture du sillon postérieur. Cette éuter- Ittie est si peu sensible, que des anatomistes de premier ordre lu révoquent en doute. M. de Blain ville, par exemple , décrit mv k cheval une petite bande nerveuse très-mince , parfaitement médiane, à l'endroit oiH devrait exister Touverture de la scissure postérieure. En considérant dans leur ensemble leé (àces postée rienres des deux moitiés de la moelle, on voit qu'elles forment Qn relief assez sensible au-denusdes faces latérales, dentales ne oontinuent pas la courbé. EUes représentent plutôt une incrus* tatkm dont la surface offre de droite à gauche une courbe appàrtehant à un cercle plus petit que la courbe périphérique du reste de la moelle, et qui s'y joint par un angle obtus. Cette face pos^ térieuie offire, cûtnine l'antérieure, des inégalités de largeur oortespoadakiteè àUx inégalités des diamètres transverses de ta nbdle Minière. Comme l'antérieure aussi , elle se trouve partagée en deux saoîtiés éymétriques par la ligne médiane. A une très-petite distance de cette ligne on remarque , de diaque côté , . ine autre soisiure qui règne aussi siir toute la kmgueur de la nodie épînièfv «t semble détadier de chacune de ses moitiés

186 DB LA MOBLLB BrailÈllB&

une ooloime prismatique de substance nervense, incrustée dans rintervalie de cette scissure latérale et de la médiane. Cette scissure , moins profonde que la médiane , offre dans toute sa longueur deux parois blanches, lisses, opposées et contiguës dans toute leur largeur , et qui semblent d'ailleurs entrer en ooalescence au fond de la scissure.

Par en bas ce sillon latéral dégénère graduellement, comme tous les autres, pour s effacer à la pointe de la modle épinière; ^ par en haut il disparaît recourbé en dehors sur les parties latérales postérieures de la moelle allongée.

Les faces latérales de la moelle épinière , comprises dans Tintervalle des deux lignes d'insertion des racines des nerfe spinaux, sont , dans toute leur étendue, très-fortement bombées de Tune à l'autre de ces lignes. Leur surface , moins parbitemoit lisse que celles des faces antérieure et postérieure de la modle, offre à considérer un assez grand nombre de petites fientes longitudinales.

Dans le haut de la région cervicale , elles deviennent plus larges que partout ailleurs en se continuant sur les côtés de la moelle allongée. Exemptes d'insertions nerveuses dans la région dorsale , ces faces latérales offrent , dans la partie antérieure de la région lombaire, un assez grand nombre de racines qui s'unissent bientôt aux racines antérieures proprement dites. Dans la région cervicale , elles en présentent de très-remarquables , qui concourent à former les nerfs intermédiaires de cette région.

Les lignes d'insertions nerveuses antérieure et postérieure , que nous avons signalées comme divisant chaque moitié de k moelle épinière en trois faces , méritent maintenant toute notre attention. Lorsqu'on les considère superficiellement ^ on peut croire qu'elles sont creusées d'un sillon superficiel , du fond du* quel se détachent ces racines. Cette apparence se montre particulièrement sur la ligne d'origine des racines postérieures; car» pour l'antérieure , on reconnaît bien vite qu'il existe simplement une perforation de la couche superficielle , très-fine en cet endroit, et que les racines traversent cette couche pour aller

DE LA nOEtLE EPINIERE. 137

outre. Pourdoniontrer ce fait on peut» après avoir conaidtSnS les racines anténcures dans leur continuité avec la substance de la moelle, les airaclver lentement et avec précaution. On distingue nettement alors la ix>iiche nerveuse que traversent ces racines antërieures ; la largeur de cette couche est suffisante pour éloigner le doute, La démonstration d'une couche nerveuse que trnveree de même une partie des racines postérieures n'est pas tout Sk fait aussi facile. La ligne étroite de laquelle se détachent ceâ racines paraît, dans renranceparticulièrementf fort différente des surfaces voisines. Au lieu d offrir la couleur franchement blanche des régions qu'elle sépare , cette li^e postérieure, et l'antérieure aussi , mais à un degré moindre , offre che^ les nouveau -nés une couleur gris- clair, demi-tmnsparente, à travers laquelle on voit pénétrer, à une certaine profondeur , une partie des racines nerveuses, qui contrastent par leur couleur d'un blanc parfait avec la teinte gris-dair» demi-transparente, de la matière dans laquelle elles pénètrent. Mais en regardant avec attention et en s'aidantdu secours des loupes , on aperçoit une couche blanche extrêmement !ine, qui revêt la matière grise. On peut d'ailleurs , en plongeant obliquement un stylet dans Tépaisseur de cette substance grise , et le soulevant dans la direction des origines nerveuses» distendre et enfin rompre la couche nerveuse blanche qui revêt la matière grise sous-jacente.

Cette observation semble bien propre à repousser Tidée de î existence d un sillon duquel sortiraient les racines des nerfs Spinaux. Au reste, ces deux lignes d'origine des racines nerveuse postérieures s'élargissent considorablement en gagnant la moelle allongée, sur laquelle elles figurant un losange irrégulier, ohlong , dont langle supérieur finit au niveau du milieu de cette région. Quant à la ligne antérieure, elle se poursait jusqu au haut de ta moelle allongée ; elle existe encore au contact de la protubérance. Nous verrons même qu'elle se retrouve encore sur la région inférieure des pédoncules cérébraux.

Telle est en somme la moelle épinière considérée à lextérieur*

138 DB LA MOELLE AtLONGBB.

Des détails plus circonstanciés seraient faciles à doiiber sur tontes ses parties ; comme ils conduisent i des oohâdérations rdaiives à la structure , ils seront mieux à leur piaee loinqu'il stoa i^Mttion expressément de cette structure.

Il faut pourtaiit ici dire quelques motft encore kur le renflement lombaire et sur le cervical.

Si Ion considère attentivement le renflement lombaife $ Ml voit qu*il dépend en plus forte proportibn dé ràûginenlatioli de volume de là région antérieure que de tout autre.

Il commence à cette région par un ressaut sensible i quonjue modéré, auquel succède^ à droite et à gauche, une éminencb allongée , étroite , qui se trouve aux deux angles latéraux anté-* rieurs du quadrilatère curviligne que donne la éoûpe de eereiH flement. Cette éminence , remarquable quoique eittièreifeietat négligée par les anatomistes , disparaît insensiblement dans h partie la plus élevée du renflement lombaire. Les àuti^^es froei de la moelle ont sans doute aussi plus d'étendûë dans le renfle* ment lombaire que dans la région dorsale ; mais elles cxintrifaeenl txmjours beaucoup moins que l'antérieure à la formation dé ee ren* flenrient. Ce ne sont plus les parties antérieures dont raocroîsse* ment de volume contribue lé plus à la formation du rénflenienl œrvical , ce sont les parties latérales qiii se renflent gradueUe* ment, pour diminuer ensuite d'une manière également gim^ duelle.

Quant au renflement de lextrémité supérieure qu'on ep|teUë moelle allongée ou bulbe rachidieh , il présente i considérer dhn dispositions beaucoup plus compliquées.

DB LA MORLLB ALLONoéE OU BULBE RACHIDIBN , ftitsmit BULbOÏDB DB l'axe NERVEUX.

Située dans la partie la plus élevée du canal vertébral > k moelle allongée Mi suite immédiate à la modle ^inièrev àùnt

DE LV MOELLE ALLimnÉs, ISB

elle est la continuation évidente. Ses limites inférieures , faciles 1 fixer sur la ligne mt^iane, se Irouvtnt en avants iiu hawfc de rentre^poisement précédemment décrit ; en arrière, à Tendroit ott le sillon médian-postérieur de la moelle épinîère , cessant d'être linéaire , s'ouvre en formant un angle comparé à la pointe d une plume k écrire. Sur les côtés , iine légère auguinntatlQn de volume signale le pas^ge de la moelle épinière à la moelle allongée ; maïs rien n indique avec précision où finit l'une , où l'autre commence. Par en haut , elle se titïuve en avant séparée de la protubérance qui lui succcde, par un étranglement Irans-^ Térsal tres-marqiié; en dehors , eÏB finit à la rencontre du cervelet; enfin, par derrière, aucune home exacte ne lui peut être assignée. En effet , la surface anguleuse située en arriére de là modie allongée se cimiond tellement avec le plancher de la cavité du cervelet, dont elle est simplement la partie la plus déclive, qu'il n*y a pas moyen de trouver une îimite naturelle dans cette réy:ion. Pourcetle raison, je îne bornerai à indiquer ici cette partie postérieure de la moelle allongée. Sa description sera jointe à pelle du plancher ventr culaire avec let^uel elle se confor^d.

Pluâ développée de di'oile à gauche que d'avant en arriére^ la moelle alloMj^ée repré^^ente un tronçon de pyramide long à peu prH comme la phalange onguéale du pouce ; st>n sommet, tron- ^ que , I! a pas tout à fait la moitié de celte dimension d'un côté à l'autre ; le diamètre transversal de sa base est presque égal à la longueur totale de cette région de Taxe nerveux. D'avant en UTière , le sommet , ainsi que la base, ont sensiblement moins d'étendue que de droite à gauche.

1m surface de la moelle allongée, généralement blanche comme celle de la moelle épinière, mnon dans l'aire du calamus, offre divers rentlements qui l'appellent, par leurs formes, des segments de pyramides, d'olives ou de cônes. Le grand diamètre de ces renrtemetits est toujours à peu près longitudinal , tandis qu'un grand nombre de fibres obli(|ues et traîTsversales forment m d^boTB de ces différents faisceaux une sorte de réseau fort délicat. »♦

En avarft et en arribrc , sur la li^e médiane , un sillon trèsprononcé , surtout en haut , sépare l'une de Tautre chacune éa moitiés de la moelle allongée. L'antérieur, qui continue le sillon antérieur de la moelle, un instant interrompu par rentre-croisement décrit au contact de la moelle épiniëre proprement dite avec le bulbe rachidien , présente dans son fond une faible commissure d autant plus profonde qu'on la regarde plus haut. Eq dehors de ce sillon , on voit se renfler successivement d'avant et arrière la pyramide çituée au contact de la ligne médiane , pais l'olive juxta-posée à la pyramide. En dehors de l'olive , on trouve un espace enfoncé, étroit, grisâtre, finement perforé, se* paré par un petit tractus blanc d'un espace en losange trè94dlongé , légèrement renflé dans son milieu , qui termine en haut la ligne d^origine des racines postérieures des ner& spinaux. En arrière de ce losange se montre un renflement considérable composé de plusieurs cordons distincts , compris ordinairement soos le nom de corps restiforme. Enfin , en dedans de ce corps se dessine la pyramide postérieure située sur la limite latérale ds calamus, auquel nous devons nous arrêter ici.

La pyramide antérieure est une éminence peu saillante, laige de cinq à six millimètres, étendue de l'entre-croisQment, aoqnd elle aboutit par en bas et auquel elle donne son nom , jusqu'ai bord inférieur de la protubérance sous laquelle elle pénètre. Son sommet, tronqué, se perd dans l'entre-croisement ; sa base, rétrécie à l'approche de la protubérance , s'insère dans cette partie par une sorte de collet étranglé tout à fait visible dans les tldi quarts de sa circonférence. Limitée en dedans par le bord èi sillon médian , chaque pyramide finit en dehors le long tl'nie ligne légèrement enfoncée de l'autre côté de laquelle se prononee Tolive. On est dans l'usage de considérer la pyramide comme une dépendance des régions antérieures de la moelle » et , cependant , un examen attentif de cette éminence la montre platôt comme une partie nouvelle insérée dans l'écartement des faces antérieures de la moelle, qui paraissent elles-mêmes se bifurquer en arrivant à la moelle allongée et laisser sortir à travers cette

lûiurcation réminence que nous allons actuellement décrire sous le nom d'olive.

De toutes les parties qu'on distingue à la surface de la moelle allongée, l'olive est celle dont le relief est le plus marqué. Voisine de la pyramide , moins prolongée qu'elle , surtout par en bas » elle n'atteint pas en haut le bord de la protubérance dont la sépare un enfoncement profond, qui se prolonge en descendant en dehors de Tolive, et la détache fortement du corps de la moelle allongée ; et , tandis que la pyramide a une direction oblique qui la rapproche en bas de la ligne médiane , l'axe de l'olive , qui s'éloigne à la fois de la direction du renflement pyramidal et de Taxe de chaque moitié de la moelle allongée , se rapproche d'une ligne parallèle à l'axe central de la moelle.

La surface de l'olive, légèrement bosselée, blanche et polie, regarde en avant et en dehors ; la situation de l'olive à la sur* &ee de la moelle allongée est justement la même que celle de réminence décrite à l'angle externe antérieur du renflement lombaire» et» sans aucun doute aussi , les caractères si particuliers de la figure de l'olive se retrouvent dans l'éminenoe correspondante du renflement lombaire. Entre l'olive et la pyramide, on voit un petit tractus blanc qui semble la branche antérieure de la bifurcation de la région antérieure de la moelle épinière dans l'inter- Talle de laquelle l'olive fÎEdt saillie. On trouve , en dehors de rdive , un autre enfoncement peu profond vers l'extrémité inférieare de l'olive , et qui le devient davantage du coté de la protaAénuice. Chez tous les sujets , la surface de cet enfoncement Ot percée d'un nombre considérable de pertuis pratiqués à la nrfflMe de la branche externe de la bifurcation dont il vient d'être question. Cette surface perforée est comprise entre deux lignes parallèles » l'une antérieure en contact avec l'olive , et Vaatre postérieure, marquée par un petit cordon blanc à léger rdief , très-eensible chez les nouveau-nés , et qui longe la partie antérieure d'un renflement que nous décrirons bientôt. Par en bas , cette surface enfoncée s'élargit à mesure que lolive se resserre. Par en haut , elle 8*élargit et s'enfonce entre lolive et la

•142 DE LA HOKLLE ALLONGBS.

protubérance arrivant jusqu'au conlact de la base de la pyi» midc.

Eu arrière de celte région enfoncée, voisine de Tolive, se d» sine respèce de losange très allongé qui termine en hautlaligm d'insertion îles racines postérieures des nerfs spinnx. La wu> face de ce petit losange , plus bombée dans son milieu , est obi» . quement traversée vers son angle supérieur par quelques Çhm (superficielles. Cet angle supérieur se perd dans la partie da pi* doocule cérébelleux à laquelle se rend également le corps ntA» forme. Ce corps restiforme se prononce en arrière du petit 1^ sànge que je viens de décrire. D'un volume considérable, h corps restiforme semble le prolongement ascendant élai^ de II face postérieure de la moelle adjacente à la ligne d'insertion da racines postérieures.

Du point où il commence en bas, par une extrémité dfilëe qm émane de la face postérieure de la moelle, il monte obliqueiDat en dehors, et présente, avant d'entrer dans la partie postériein supérieure du pédoncule cérébelleux, son plus grand volanie. Il semble alors qu'il s'amincit à la manière du losange prëoédeotr pour se perdre dans la partie correspondante du pédoncule cM« belleux, qu'on confond souvent avec le corps restiforme loi-mâM. En dedans du corps restiforme se prononce un petit renflenNil nommé la pyramide postérieure. Naissant par une pointe effil<0 de la colonnette interne de la face postérieure de la moelle, cette pyramide postérieure se prononce en un renflement très-scnsibie au niveau de la pointe du calamus , puis s^amindt en monlnt sur les bords de ce calamus dans la partie correspondante df pédoncule cérébelleux ; de sorte que le losange terminal de k ligne d'insertion des racines postérieures, le corps restiforme pm* prement dit , la pyramide postérieure , me semblent devoir être signalés comme possédant ce caractère commun , d*émaner per une extrémité effilée de la face postérieure de la moelle, de 10 renfler tous au bout d'un court trajet et à la môme hauteur, €ù qui produit la plus grande saillie des faces latérales postérieurei de la moelle allongée , et , enfin , de s'effiler de nouveau en es

hb IiA moblub allohgéb. H3

fiant 1^ partie postérieure supérieure du pëdonqule cMbdUeux, qa'^on est dans l'habitude d -appeler corps resUforme. Oetta appellation fautive empêché de comprendre la formation de cette région des racines du cervelet.

Entre le bord interne du prolongement asc^dant de la pyraande paatérieure et le bord correspondant du calamus se prqette mm laipelle grisâtre connue sous le nom de valvule de Tarin, et qui se porte en haut à la rencontre du cervelet , formant de chaque oâté une concavité interne. La réunion de ces deux oonomtés représente une sorte de porte cintrép qui cqnduit dans Fiatérienr du ventricule cérébelleux.

Dans l'étude que nous venons de faire de la moelle allongée , nous nous sommes bornés à décrire les parties antérieures et laténdl» de cette moelle , noup contentant d'indiquer la sur&ce anguleuse de la hce postérieure. Cette suriace appartient évidemment à la cavité cérébelleuse , et doit être réunie à celle-ci dans ndeseriptioii si l'on veut éviter de scinder è chaque instant en divisiona arbitraire des parties si importantes à bien connaître èuis leprs connexions.

. Raneors nerfs paissent de la moelle allongée : les uns , dans le piDtongement des racines antérieures et postérieures de la nqelle épiniëre; les autres, dans l'intervalle de ces deux lignes. I/itude attentive de chacune de ces origines nerveuses sera prélentée dans l'étude générale des origines des nerfs.

f^^JlEB 3ITy^ES AU-DESSUS ET AU-pEVANT DE LA MOELLE ALLONGEE.

Protubéfoifi^ ffnnulaire ou poni de Varole.'r' Région ch'ébelleuse de taxe nerveux.

Au-dessus et au-devant de la moelle allongée, au niveau de la gouttière basilaire de l'occipital , se renfle la protubérance annulaire ou pont deVarQle. Convexe de haut en bas et de

droite à gauche, elle représente à peu près, vue de face, h voûte d'une tête dont la chevelure, partagée suivant la fign médiane, serait lissée de manière à converger de chaque ootéa un gros faisceau arrondi.

La saillie qu'elle forme au-devant et en dehcnra de la woék allongée égale à peu près l'épaisseur du pouce; son étoiduedi haut en has est celle du fragment onguéal du même doigt; m étendue transversale est presque du double.

Dans sa forme irrégulière et parfaitement symétrique a même temps , la protubérance annulaire est drcoDscrite pit quatre bords . le supérieur est le plus long , l'inférieur est jm peu moindre , les deux latéraux sont de beaucoup les piv courts.

Un enfoncement longitudinal peu profond , médian , maïqw la division de la protubérance en deux moitiés symétriques.

On attribue généralement ce sillon à la pressbn de l'aitin basilaire : cette explication n'est pas fondée. Il suffit de remu^ quer en efiet qu'il se prolonge sur les bords supérieur et infëriw de la protubérance que ne contourne pas cette artère , qu'il ot toujours plus étroit en bas qu'en haut sans que le lespondant présente la même différence de volume dans i che, pour sentir qu'il s'agit là d'autre chose que d'une empreinte vasculaire. Supposons provisoirement que la protub^ rance annulaire est un organe double et que son enfoncement médian répond à la commissure des deux moitiés qui la cooposent.

En dehors de l'enfoncement médian on voit se dessiner de chaqw côté de la surface de la protubérance un renflement modéré, et ce renflement , comme renfoncement médian lui-même , s'élaigit de bas en haut. Il suit en quelque sorte les progrès de volnne et d'écartement que doivent éprouver les faisceaux qui réunitsent les pyramides aux pédoncules cérébraux : et c'est précisément, parce que la protubérance s'arrondit comme un pont dntrf sur ces fiEiisceaux conoïdes, que Yarole lui a donné le nom de pont, qu'elle a conservé jusqu'à nos jours.

Rétrfcie sar ses côtés , la protubérance , parvenue au contact du cervelet , perd son nom de protubérance en entrant dans les pédoncules cérébelleux , qu'elle concourt puissamment à former.

Toute la surface de la protubérance présente des stries , dont la direction est assez bien représentée par la comparaison que nous avons faite d une chevelure dont h^'ctcux moitiés sont rassemblées à droite et à gauche en un gros faisceau , c'est-à-dire qu'elles convergent des côtés de renfoncement médian vers les bords latéraux.

Il faut ajouter seulement que l'enfoncement médian présente ^[alement des stries , souvent même plus prononcées que celles des côtés , et qu'aux approches des pédoncules cérébelleux on remarque toujours une couche dont la direction croise celle des stries transversales. Cette couche à direction particulière commence en avant , à une petite distance du bord supérieur de la protubérance , un peu en dedans et en arrière du point de séparation d'un nerf important dit de la cinquième paire , et se porte de là en arrière , vers le point de séparation d'autres nerfs non moins importants : l'auditif, qui se détache de Taxe nerveux à la limite externe du bord inférieur de la protubérance , et la portion dure de la septième paire , accolée à l'auditif.

Les bords supérieur et inférieur de la protubérance ont la ferme d'un arc. Le milieu de ces bords offre une conciivité rentrante qui fait suite au sillon médian de la face antérieure. La ligne formée de deux courbes inverses, qui de chaque côté succède à cette concavité médiane , renjonte en dehors et en arrière de manière que les extrémités de l'arc sont postérieures et supérieures à son milieu. Dans le bord supérieur les courbures sont plus fortement prononcées que dans Tinférieur. La concavité médiane , suite du sillon médian de la face antérieure , regarde en haut et en avant ; les deux courbes qui partent de ce milieu s'arrondissent au-devant des pédoncules cérébraux , contre lesquels elles se collent ; enfin les extrémités, fortement recourbées, comme celles d'un arc bandé , se rapprochent en dehors des extrémités de Tare inférieur et disparaissent avec elles dans Té- T. L 10

146 DE LA BIOELLE ALLONGEE.

paisseur du cervelet. Quelques lobules de cet organe empiètent de chaque coté sur la surface intermédiaire à ces deux bonb et en cachent une partie.

La portion rétrécie de la protubérance comprise enite lei extrémités opposées de ces deux bords est la face externe des pédoncules cérébelleux et figure en même temps le bord extene de la protubérance. Ce bord , mal défini , ne mérite pas de description spéciale.

La face postérieure de la protubérance ne peut être ooomie par la simple étude de surfaces à laquelle nous nous livrons : eo effet , si Ion regarde quelles parties se remarquent en arrière, à la hauteur qu'occupe la protubérance en avant , on tnm?e k plancher du ventricule du cervelet, différant par son aspect , a direction , sa couleur , de la protubérance dont les pédoncules cérébelleux le séparent.

Pédoncule cérébelleux.

On appelle pédoncule du cervelet le gros cordon de substance fibreuse par le moyen duquel le cervelet tient à la protubérance, à la moelle allongée et au tronc pédonculaire du cerveau. Considéré dans sa totalité , ce pédoncule se compose de parties antérieures et de parties postérieures. Les parties antérieures , tris* considérables chez rbonimc , sont formées de chaque coté parla moitié correspondante de la protubcraiice annulaire. CÎaqufi moitié de la protubérance , fort large au contact de la ligne médiane , l'est tres-peu en dehors ; non que la masse diminue , mais seulement parce qu'elle prend une autre forme. Au lieu d'être étalée en couche épaisse comme dans son milieu , elle se tnm^'e d'abord arrondie , légèrement tordue , puis reprend la disposition d'une couche fibreuse, mais avec une direction inverse à odk de la protubérance proprement dite.

Le corps rond , bientôt épanoui en couche fibreuse qui îorto^ le pédoncule du cervelet , se trouve en arrière fortifié par IVcession Jes parties postérieures du pédoncule , composées , ài

Dis LA MOELLE ALLONGEE. 147

côté de la moelle , par la réunion de la pyramide postérieure du corps restiforme et d'un autre petit faisœau dont la saillie se prononoe à la surface du losange terminal de la ligne d'origine des racines postérieures. Du côté du'Cerveau, ces parties postérieures du pédoncule cérébelleux sont formées par le faisceau nommé processus cerebeUi ad testes. Enfin , dans l'intervalle de œ processus ad testes et du processus ad medvllam ou à medulla, précédement décrit , s'élèvent des parties situées sous le plandier du quatrième ventricule, d'autres processus fibreux de h moelle au cervelet.

Ainsi constitué de parties antérieures et de parties postoneoresqui ont ce caractère commun d'occuper sur la moelle une étendue considérable et de se resserrer en convergeant vers le cervelet, son pédoncule , considéré dans sa totalité, plus étendu de dedans en dehors que de haut en bas , présente un bord externe , un interne ; et deux fisices , l'une supérieure, l'autre inférieure.

Le bord interne se voit de chaque côté du quatrième ventricule ; l'externe , qui n'est autre que la surface d'une moitié de la protubérance, correspond à la gouttière basilaire et à la face postérieure du rocher. Sur les faces supérieure et inférieure du pédoncule cérébelleux se trouvent appliqués des lobes feuilletés appartenant aux régions correspondantes des masses latérales du cervelet. Les extrémités externes de ces lobes finissent à la rencontre du bord externe du pédondule cérébelleux , qu'ils dé- Iwrdent un peu. En les écartant légèrement on voit ce bord. La tenninaîson en arrière correspond à la terminaison externe de la portion courbe de la scissure horizontale du cervelet.

Un peu en dessous de la jonction du bord externe du pédoncule cérébelleux avec la protubérance, se voit l'origine. du nerf de la Qu^uième paire.

Pkmehêr du ventricule cMbelleux.

Pour bien voir cette région , il faut , par une incision verticale , diviser le cervelet dans toute son épaisseur sur la ligne médiane

et écarter de chaque côté les deux moitiés de lorgane ainsi par-

On découvre alors, derrière et au-dessus de la moelle allongée, une surface dont la circonscription est celle d'un losange, sur les deux côtés supérieurs duquel s'élèvent deux parois blanches de substance nerveuse. Ces parois constituent la face interne da pédoncules du cervelet , surmontés par la masse du cervelet, et réunis en avant par une toile nerveuse mince, connue sous le nom de valvule de Vieussens. Cette toile recouvre Tangle supérieur du losange , où se trouve l'ouverture d'un canal nommé aquedoe de Sylvius. Les deux côtés inférieurs donnent naissance , dans leurs quatre cinquièmes supérieurs , à deux lamelles nerveuses, l'une droite, l'autre gauche, qui montent vers les lobules da cervelet. Ces lamelles, indiquées précédemment sous le nom de valvules de Tarin , laissent , dans leur écartement postériear, une ouverture d'un médiocre diamètre. Des quatre angles do losange , les deux latéraux émoussés correspondent à la partie interne de la base des pédoncules cérébelleux ; des deux autres , le supérieur est l'origine d'un conduit dirigé de bas en haut, et connu sous le nom d'aqueduc de Sylvius ; l'inférieur, qui est la pointe du calamus scriptorius , correspond au principe du sflloD médian postérieur de la moelle , et présente à son sommet Toaverture enfoncée d'un ventricule étroit qui pénètre dans cet organe. Les bords du calamus scriptorius, contiiius à ceux du silloo postérieur de la moelle, inspirent, par leur éc*artement, la pensée qu*au passage de la moelle épinière proprement dite à la moelle allongée , les faisceaux p<)stérieurs de la moelle épinière se renversent en dehors au niveau de la pointe du calamus, et mettent à découvert le prolongement des parties profondément cachées dans ce sillon et sa commissure.

La surface de ce losange, qui comprend le calamus et le plancher du ventricule cérébelleux , offre , dans son ensemble , une couleur grisâtre sous laquelle on voit , par transparence , des faisceaux blancs monter directement en haut de chaque côté de la ligne médiane. De cette ligne , partent , tout à &it superfi-

DU CEEVELET. 149

iels , plusieurs faisceaux blancs qui se portent obliquement en ehors, les supérieurs vers le pédoncule du cervelet et les racines LU nerf auditif, les inférieurs vers le corps restiforme.

Ainsi , tandis que la protubérance située au-devant et au-desms de la moelle allongée semble une partie ajoutée devant les prolongements ascendants de cette moelle, dont elle croise la direction , la surface , située en arrière , au même étage que la protubérance en avant , semble la continuation modifiée des parties visibles en arrière de la moelle allongée, lesquelles semblent eDes-roêmes procéder du fond du sillon médian ouvert et terminé i l'angle inférieur de cette surface.

CERVELBT. ÉTUDE EXTÉRIEURE (1).

A l'inverse des autres parties principales du système nerveux, et particulièrement du cerveau , le cervelet est un organe unique. On distingue bien dans sa masse deux hémisphères symétriques et une partie médiane impaire; mais toutes ces divisions , établies nr des accidents de formes , n'empêchent pas que la masse du e»elet ne soit une.

Les parties latérales ou hémisphères , très-supérieures par leur volume à celui de la région médiane chez 1* homme , diminoent graduellement de grosseur dans la série des mammifères. . Chez les oiseaux le cervelet consiste essentiellement en une partie médiane évidemment analogue à la partie médiane de Homme , et c'est à peine si l'on retrouve à droite et à gauche quelque rudiment des hémisphères cérébelleux. C'est donc en vue d'observations très-justes que Reil et Gall ensuite, ont proposé d'appeler partie fondamentale du cervelet la partie médiane de cet organe.'

Chez l'homme , le cervelet , refoulé en arrière et en bas par les prolongements postérieurs du cerveau , repose dans les fosses occipitales inférieures, entraînant quelque peu en arrière les pé-

(0 f'nyez , 1*1. 2 , le« (liv<r.«r8 fioiircs du rervelcl.

150 DU CEEVBLET.

doncules qui Tanissent à Taxe nerveux. II offre une masae conidérable beaucoup plus étendue de droite à gauche que dans ancm autre sens. Sa forme , irréguliëre dans son ensemble , symétrique dans ses deux moitiés , ne ressemble à celle d'aucun corps régulier.

Vu d'en haut , il offre une circonscription qui rappelle ceDe d un cœur de carte à jouer, fortement échancré par sa pointe qû regarde en avant.

Sur le milieu de ce cœur se prononce , d'avant en arrière, ans sorte de crête surbaissée , formée d une série de segments d'aaneaux transverses, qu'on a comparée au corps d*im ver, et qu'on a nommée pour cette raison érainence vermifonne ou ver supérieur. Cette éminence vermiforme supérieure constitue toate la surface supérieure des parties médianes du cervelet.

De chaque côté de cette éminence descendent , s'élargissant vers la limite supérieure des grandes fosses occipitales, deux surfaces obliques légèrement bombées , qui appartiennent est totalité aux masses latérales de l'organe.

Vu par en bas , le cervelet présente deux grosses proéminences convexes , écartées l'une de l'autre et placées comme à cbeni sur la moelle allongée. Ces proéminences inférieures sont loin de représenter exactement des demi-sphères , quoique ce soit snr leur rapport assez éloigné avec cette forme qu'on ait nommé, hémisphères cérébelleux, les masses latérales du cervelet; la forme des proéminences de chaque côté des régions inférieures du-œrvelet se rapproche plutôt d'une pile de disques à diamètres décroissants et inclinés , dans leur superposition , vers les régioM internes et postérieures. Logées dans les fosses occipitales inférieures, ces proéminences inférieures laissent dans leur inte^ valle une excavation considérable , au haut de laquelle on voit régner une éminence longitudinale à segments transverses i comme ceux de l'éminence médiane de la face supérieure , nommée , comme cette dernière , ver ou éminence vermiforme , et distinguée d'elle par l'épithëte d'inférieure. Ces deux éminenœs vermiformes se continuent l'une avec l'autre par une courbure qui

pie au fond de réchancrure postérieure de la grande circonfénoe.

Entre le ver inférieur et la face postérieure des prolongeants de la moelle allongée qui se portent vers le cerveau , reste Q espace nommé ventricule cérébelleux ou quatrième ventricule, oquel on distingue un plancher , un plafond et des parois latéiles. Les parties les plus avancées du ver forment les régions ultérieures du plafond de ce ventricule , les prolongements de la moelle allongée en constituent le plancher. Ouverte en arrière, cette cavité est formée sur les cotés par une parties de masses latérales de lorgane et par le bord interne de ses pédoncules , de l'un à l'autre desquels se porte obliquement sur la ligne médiane une couche blanche antérieure à Téminence vermiforme inférieure. Cette couche blanche est la valvule de Yieussens , obliquement tendue d'un pédoncule à Tautre et prolongée de la substance du cervelet lui-même, au-dessous deà segments les plos avancés du ver supérieur , à la limite postérieure des tubercules quadrijumeaux. Entre la partie supérieure de cette toile et la face antérieure des replis les plus avancés du ver inférieur, règne un enfoncement transversal formé par la réunion à angle uga des doublures des faces correspondantes des extrémités des leox vers. Il ne faudrait qu'accoler l'une à l'autre ces deux fa- 368 écartées comme les deux pans d'un toit vu par-dessous , pour hiredes deuxéminences verniiformes un anneau vertical complet, ntermédiaire aux masses latérales du cervelet.

Sous l'extrémité antérieure de la valvule de Yieussens se BMDtre l'orifice d'un canal , l'aqueduc de Sylvius , qui conduit lans une cavité que nous connaîtrons plus tard sous le nom de InÂnëme ventricule.

Vu de profil , le cervelet représente une sorte de coin à base xiBtérieure l^^erement bombée. Ce coin , placé dans rinter\'a!le la cerveau et de la moelle allongée , reçoit dans son sommet , OQJours moins avancé que le bord antérieur de la protubérance , insertion du tronc nerveux coimu sous le nom de pédoncule ceébdleux.

Vu par derrière, le cervelet offre de chaque côté deux surfines bombées , limitées en haut par une ligne obliquement tendue de Téminence vermiforme supérieure au haut de la base du coin que représente l'organe vu de côté ; et de ce point descend qm grande courbe qui, prolongée en demi-cercle, revient sur la ligne médiane à la rencontre du ver inférieur.

L'intervalle de ces deux courbes est occupé en haut par la cavité du quatrième ventricule , et correqKmd en bas aux parties postérieures de la moelle allongée.

Par-devant , le cervelet montre, de haut en bas et au miliea , l'extrémité antérieure ou tête du ver supérieur et la valvule de Vieussens, sur laquelle sont appliqués les replis les plus avancés de cette tête de l'éminence vermiforme. Sur les côtés on voit l'insertion des pédoncules cérébelleux , au-dessus et au-dessous desquels se dessinent les extrémités antérieures externes des masses latérales. Ajoutons, pour terminer cette revue superficielle du cervelet, que son contour horizontal accidenté est appelé It grande circonférence , et sert de limite aux paKies supérieures et aux parties inférieures des éminences vermiformes et des masses latérales.

Dans toute son étendue, la surface du cervelet, d'un gris tendre , est découpée en petites feuilles groupées en petits volumes distincts , qui ont chacun dans leur plus grand diamètre un plan commun d'origine , duquel se détachent les feuilles partielles. Ces feuilles , superposées les unes aux autres , sont sinueuses dans leur cours ; quelques-unes passent d'un groupe dans le groupe voisin, et forment ainsi des espèces d'anastomoses entre ces groupes. D'étendues fort diverses , ces .découpures feuilletées de l'organe sont disposées en lobes et en lobules de formes diffircntes dans les régions supérieures et les régions inférieures.

Quelque part qu'on les examine , ces petites découpures lamelleuses , à surface grise , laissent , par leur demi-transparence, deviner la substance blanche qu'elles recouvrent; et, si l'on pratique une section transversale dans quelqu'un des groupes qu'elles forment , on voit une sorte de tige blanche aller du bord

DU CERVELBT. 153

dhérent au bord libre le plus excentrique , et , sur chaque face pposée de cette tige , se détacher symétriquement de petites ^ ignés blanches , ofRrant dans leur coupe Taspect de rameaux qui imitent d'une branche commune.

Il y a deux coupes principales à faire pour juger du rapport de ces lamelles et des groupes qu'elles forment.

Si Ton divise verticalement, d'avant en arrière, la partie médiane du cervelet , on voit résulter de cette coupe une figure qui représente un arbre» et qu'on a, pour cette raison, appelée aibre de vie. Le tronc de cet arbre se porte obliquement en haut delà partie médiane de la valvule de Vieussens vers la terminiaon postérieure dû ver, et au-dessus et au-dessous de ce tronc se détachent et se ramifient les branches principales. Il y en a trois de chaque côté : la médiane , presque perpendiculaire à Paxe du tronc commun ; l'antérieure , oblique de haut en bas et d'avant en arrière; la jwstérieure, oblique en sens inverse. Les branches supérieures sont plus fortes que les inférieures , leur sabstance blanche plus abondante. Le nombre des ramifications secondaires est considérable sur chaque branche principale ; les plus longues de ces branches gagnent la surface du ver , les plus courtes restent cachées dans les scissures qui séparent les principaux segments les uns des autres.

Une section pratiquée d^avant en arrière et de dedans en dehors , i travers une des masses latérales de l'organe et le pédommle correspondant , montre dans leurs rapports réciproques les groupes feuilletés qui composent la surface de ces masses et le noyau de substance blanche sur lequel ils sont tous insérés. La figure d'arbre que produit cette coupe a , comme la précédente, son tronc dirigé d'avant en arrière et ses branches développées au-dessus et au-dessous de ce tronc; mais ici le volume da tronc de l'arbre est beaucoup plus considérable par rapport à cdui des branches. D'ailleurs la disposition de ces branches est , dans son ensemble , la même que dans la figure produite par la coupe médiane , c'est-à-dire que , sur les deux côtés opposés do leur tronc commun , les branches médianes sont à peu près per-

perxliculaires à ce tronc; les antérieures, obliques d'avant en arrière; les postérieures , obliques d arrière en avant.

Le nombre des branches développées sur le tronc des manei latérales est beaucoup plus considérable que celui des brancha de Tarbre médian ; en revanche , les ramifications sont beaucoup plus rares.

On remarque sur le noyau blanc qui forme le tronc de Taiin horizontal des masses latérales du cervelet une petite figure cî^ consente par un feston de matière jaunâtre , dans Tinténear duquel se montre une petite quantité d'une matière gris-pâle.

Allongée d'arrière en avant , située un peu au-devant et an* dessus du centre de la section latérale , cette figure festonnée résulte de la coupe d'un noyau particulier connu sous le nom de corps rhomboïdal du cervelet.

Nous ne pouvons , pour le moment , chercher à connaître pa^ faitement ce corps , dont l'étude complète rentre dans celle de II structure du cervelet. N'oublions pas que nous en sommes ton* jours à l'examen superficiel de l'organe et que les coupes dont il vient d'être question ont seulement pour but de faire comprendre les rapports entre eux des groupes lamelleux de la surface.

Ces groupes lamelleux et leurs projections lainelleuses sont partout analogues ; ils offrent pourt£^nt des différences remarquibles dans les régions supérieures et dans les n'^gions inférieures de l'organe. Nous allons les étudier successivement dans ces àmx divisions , dont la grande circonférence du cervelet forme la li* mite. Disons d'abord que nous ne prétendons pas limiter cette circonférence à une ligne mathématique , mais qu'elle forme Qoe zone de quelques millimètres de hauteur.

Dans ses quatre septièmes postérieurs , la circonférence di cervelet représente une grande courbe offrant dans son milieu une échancrure au fond de laquelle ressortent quelques anneaux de 1*^ mincnce vermiforme. La largeur et la profondeur de cette échancrure sont telles que le bout de l'index , mis de coté , la remplit parfaitement. Quant à la grande courbe postérieure , ainsi divisée en deux moitiés , elle répond de chaque coté au voisinaga

e la ligne courbe de Toccipital . et Téchancrure médiane à ]*asphyse épineose interne du mêjie os. Sur les limites externes e cette grande courbe postérieure , part de chaque côté une ligne rente , oblique en dedans et en avant , correspondante à la face oslérieure de Tos pétreux ; cette ligne de chaque coté forme un rptième de la grande circonférence ; son dernier septième est Hrmé par une profonde échancrure médiane antérieure formant itervalle entre ces deux lign^ droites. Concave en avant > cette chancrure oflire dans son milieu une proéminence qui termine la Sgion supérieure du ver.

De chaque côté, la courbe postérieure de la grande circonféenee du cervelet offre à considérer une profonde scissure bon- Eontale; elle est appelée de ce nom ou de celui de grande sois* SQre, parce qu*elle est la plus grande de celles qui existent à la soriace du cervelet. Cette scissure est interrompue à la rencontre delà région pétreuse de la circonférence du ceprelet. A cette région pétreuse rcctilîgne correspond, dans toute son étendue, le bord externe du pédoncule cérébelleux. Ce bord du pédoncule et li sdflsore horizontale forment la limite des régions supérieure et inférieure de l'organe.

Dam la supérieure, on remarque, d'arriëre en avant, sur la 1^ médiane, la faible saillie du ver supérieur.

Longue comme Tune des phalanges du pouce, large comme le boQtdeTindex, Téminencevermiforme supérieure, médiocrement bombée, se compose de six ou sept segments transverses d'anneaux, formés chacun par des découpures feuilletées d'une pro- (oodeur médiocre. Le plus remarquable de ces segments est l'antérieur qui, situé sur la partie moyenne et supérieure de la ralvule de Vieussens, se termine par quelques replis élégamment ippliqués sur cette valvule. Les segments de l'éminence vermi- Dnne supérieure se continuent avec ceux des régions corresponlantes des masses latérales par une transition si douce, qu'on a lesoîn de se rappeler les données de lanatomie comparée, pour w dans cette éminence une région distincte du reste de la masse érébelleuse.

Les parties latérales de la région supérieure du cervelet, prolongées à droite et à gauche en dehors de Térainence vermiforme, présentent, dans toute leur étendue, un grand nombre d'enfoncements plus ou moins profonds, toujours assez rapprochés les uns des autres. Les plus simples de ces enfoncements présentent quelques variétés dans leur direction à la surface des masses feuilletées auxquelles ils appartiennent; quant à ceux qui surent ces masses les unes des autres, ils ont pour caractère commun d'offirir leur convexité en arrière et en dehors, leur concavité en avant et en dedans; leur extrémité interne aboutit aux découpures de l'éminence vermiforme, tandis que Textrémité externe, sans exception, se rend, sur le bord externe du pédoncule cérébelleux, à la surface rectiligne de la grande ciroonférence qui répond au rocher.

Les courbes que forment les scissures de la région supérieure du cervelet ne sbnt pas concentriques; elles représentent en même temps des arcs de cercle de diamètres très-différents.

Réunies sur la ligne médiane dans Téminence vermiforme, les courbes de droite et de gauche, terminées d'un autre côté sur le bord externe du pédoncule cérébelleux, subissent des modifications commandées par la compression d avant en arrière de la région vermiforme.

Les plus antérieures de ces courbes, partant des parties les plus antérieures du bord externe du pédoncule cérébelleux, et réunies à angles aigus dans les anneaux antérieurs du ver, représentent, envisagées à la fois des deux côtés, des espèces d'ogives dont le ver forme le milieu ; leur concavité est antérieure. Partant également de. la région pétreuse de la grande circonférence, les arcs moyens de chaque côté se continuent assez directement avec les arcs de l'autre côté pour former, par leur réunion dans le ver, de grandes courbes presque égales à des demicercles dont l'éminence vermiforme fait le milieu. Enfin les scissures les plus postérieures, et la scissure horizontale e'iemùuie, présentent à ir^chancrure postorieure une brusque aug-

nentation de courbure, nécessaire pour les ramener au contact de 'àninence vermiforme.

La division établie par la scissure horizontale entre les régions nipérieares et inférieures du cervelet est la plus considérable de mîtes celles qu'on observe à la surface de Torgane. Indiquons naintenant les subdivisions les plus remarquables de la région iapérieure.

On en compte six principales, et qui toutes existent sans iniermption depuis Téminence vermiforme jusqu'à la région pétrense de la circonférence. La première» en arrière à partir delà grande scissure horizontale, commence à l'extrémité postérieure iu ver et finit à la partie postérieure de la région pétreuse de la ôroonférence ; cette projection lamelleuse est comme un croissant : Time de ses faces horizontales appartient à la scissure horizontale ; l'antre oblique correspond à la subdivision lamelleuse suivante, dont elle est séparée par une scissure assez profonde, oblique de haut en bas et d'arrière en avant.

Les lamelles des deux surfaces opposées de cette projection offrent des particularités remarquables.

Sur la face correspondant à la grande scissure, les découpures lamelleuses sont tellement disposées que les plus profondes, audessous de la face inférieure du croissant, passent, vers le milieu du bord adhérent de ce croissant, sur la face opposée de la paroi de la grande scissure appartenant à la projection supérieure des régions inférieures du cervelet.

On peut faire la même remarque dans les dispositions des lamelles qui se correspondent dans la scissure antérieure oblique (ai sépare le croissant postérieur de la division qui lui succède en avant.

n y a quelque chose d'analogue dans les surfaces des trois autres divisions principales de la région supérieure du cervelet ; noais il faut remarquer que, d'arrière en avant, les scissures qui limitent chaque groupe lamelleux deviennent successivement DBoins étendues d*un coté à l'autre, et moins profondes en même temps que leur direction change de haut en bas.

158 nu CERVELET.

La grande scissure est horizontale ; celle qui lui succède eit oblique de haut en bas et d'arrière en avant ; les deux suivantes se rapprochent de la verticale, et la plus antérieure est devenue oblique de haut en bas et d'avant en arrière.

Il résulte de cette disposition que toutes ces scissures de la surface supérieure du cervelet semblent, par leur fond, converger vers un centre commun dont leurs bords sont aussi distants que possible, ou, ce qui revient au même, que toutes les projections lamelleuses de cette région supérieure de Torgane, implantées le plus près possible les unes des autres, sur un noyau commun, s'écartent et se développent en divergeant de ce noyaa vers la surface de l'organe qu'elles constituent par leure wmbreuses subdivisions ; ceci n'est au reste qu'une considération conforme à celle que nous a offerte l'étude de la figure d*aAre produite par la coupe des masses latérales du cervelet. Chaque scissure marque l'intervalle des branches de cet arbre, dont les ramifications feuilletées constituent les groupes compris dans l'intervalle des scissures entre elles.

Nous allons retrouver des dispositions analogues dans les régions inférieures de l'organe; mais ici tout devient bien plus vigoureusement accusé.

La partie médiane de ces régions inférieures n'est plus une simple crête légèrement distincte des parties latérales.

Les parties latérales, fortement saillantes en bas, n'arrivent à la rencontre de la partie médiane, dont la saillie est également très-prononcée, que dans un enfoncement qui sépare à droite et à gauche les masses latérales de l'éminence vermiforme, comme une vallée sépare deux montagnes voisines. La proéminence considérable des masses latérales fait qu'elles débordent de chaque côté de la moelle allongée, tandis que l'éminence vermiforme reste toujours distante des faisceaux postérieurs de cette moelle.

L'éminence vermiforme inférieure, arrondie depuis l'échancrure de la grande circonférence en arrière jusqu'au niveau du milieu de Téchancrure antérieure de la môme grande circonférence, représente une crête très-accusée dont la base est comprise

Dt CERVELET. 159

dans l'aire d'une espèce de losange curviligne à cotes concaves en dehors.

L'émiiience vermiforme inférieure se décompose en trois segments transverses parfaitement distincts. L'antérieur est le plus eomprimé, de droite à gauche, et en même temps celui qui pïoémine le plus en bas et en avant ; iJ est plus étroit de ce coté qu'en arrière» ou il forme une face de la scissure qui le sépare du segment suivant. Si Ton ouvre cette scissure, on voit en dehors de la base du segment antérieur, divisé en trois segments secondaires, partir de chaque côté deux replis blancs qui se portent I droite et à gauche dans le lobule externe le plus inférieur des masses latérales. De ces deux replis, l'antérieur, plus considélaUe, répond aux lamelles du petit segment antérieur; le repli Uanc postérieur répond aux lamelles des deux autres subdivisons. Ces deux replis se prolongent en dehors, formant une lorte de voile médullaire libre par un de ses bords, adhérent par rintre.

Le segment antérieur de IMminence vermiforme, duquel se détache en dehors le voile médullaire, rappelle l'aspect de la hette ; le voile médullaire, celui du voile du palais; et le lobule auquel se termine en dehors ce voile médullaire peut être assez convenablement comparé à Tamygdale, comme la fait Reil. Les lamelles grises de la luette, partout transversales, sont plus pro- (mdes et moins larges à sa face antérieure qu'à la postérieure; mais il se présente à considérer une disposition remarquable dont nous trouverons l'analogue dans deux autres endroits. Les fiunelles les plus antérieures de ce segment, à leur contact aux parties blanches du plafond du quatrième ventricule, n'offrent de projections grises que sur une de ses faces ; l'autre face est blanche et présente l'aspect qu^oflrirait une projection lamelleuse ordinaire séparée en deux par la division de la tige blanche.

Le segment moyen de l'éminence vermiforme, fort étendu de droite à gaudie, très-peu épais d'avant en arrière, forme la partie la jins large, la plus mince et la plus ressortie de celles qui com- )N»ent l'éminence vermiforme inférieure. Ses lamelles transveiv-

160 DU CEliVKLET.

sales, assez étroites au fond de la scissure qui le sëpare du précédent, deviennent plus larges, plus profondes, et forment deux grandes courbes dans sa partie la plus libre. Sur la face correspondante à la scissure qui le sépare du segment supérieur, lesdécoupures lamelleuses, au nombre de quatre à cinq seulement, aoot intermédiaires en largeur et en pitifondeur aux plus petites etanx plus grandes lamelles de son autre face. Toutes ces lamelles da segment moyen se rendent à l'angle externe du losange dans lequel est inscrit le ver inférieur ; elles se fixent là sur une projection simple de substance blanche, à laquelle concourent en dehois les extrémités terminales des lamelles de quelques groupes des régions latérales.

Le troisième segment du ver inférieur, saillant au fond de Téchancrure postérieure de la grande droonférence, est moins considérable et plus simple que les deux précédents, et, a l'inverse de ces deux segments, il est plus large et plus épais à sa hfise adhérente qu*à son sommet libre ; ses lamelles, peu nombreuses et médiocrement profondes, se continuent directenoent avec les lamelles terminales d'un grand nombre des divisions correspondantes des masses latérales.

Les régions inférieures des masses latérales du cervelet, fortement proéminentes en bas et en dedans, ont pour limite supérieure la scissure horizontale ; leur limite inférieure n*ost autre chose que le sommet ou la partie la plus descendante de la pile quelles représentent ; deux côtés du losange dans le(|uel est inscrit le ver inférieur forment leur limite interne ; lextenie est une ligne accidentée qui, de l'endroit où le pédoncule cérébelleux disparaît sous les lobules du cervelet, se porte au côté de la terminaison antérieure de l'éminence vermiforme inférieure.

Dans ces limites, les régions inférieures des masses latérales du cervelet se renflent tellement en bas que leur plus grande saillie de ce côté se trouve voisine du bord extérieur de la niodle allongée, à la hauteur de l'entre-croisement des pyramides. Cette région des masses latérales du cervelet se trouve, comme la supérieure, découpée en un assez grand nombre de groupes lamel-

eux, qui ont tous, sans exception, ce caractère, qui leur est XHnmun avec les groupes des régions supérieures, d'offrir une le leurs extrémités dans la partie pétreuse de la grande circoniârençe, ou, ce qui revient au même et donne à l'esprit une idée dos importante, d'oiirir une de leurs extrémités insérée sur le joid externe du pédoncule cérébelleux, tandis que leur autre exrémité se rend aux côtés de Téminence vermiforme (voy. pi. 4, îg.l,fig.2,fig.3etfig. 4).

Par suite de cette disposition et de cette autre circonstance, que l'intervalle qui sépare la région pétreuse de la grande circonférence du cervelet des limites de l'éminence vermiforme inférieare est d'autant plus grand qu on le prend plus haut, d'autant plus petit qu'on le mesure plus en bas, les groupes lamelleux de la région inférieure des masses latérales du cervelet sont d'autant plus étendus d'une de leurs extrémités à l'autre, c'est-à-dire transversalement , qu'ils sont plus rapprochés de la grande scissure; d'autant plus courts qu'ils s'en éloignent davantage (voy. p1.4.fig. 1).

Nous allons commencer par l'étude du plus petit de ces groupes lamelleux, c'est-à-dire de celui dont l'insertion se trouve à la fois le plus bas sur le ver inférieur et sur le coté externe du pédoncule du cervelet. Ce premier groupe ou lobule consiste en une petite projection lamelleuse , située sur la limite la plus avancée des régions inférieures du cervelet et complètement dégagée de l'organe par sa moitié externe (voy. pi. 1, fig. 3, B., et pi. 4 , fig. 1 et fig. 3, B.). Elle touche par sa face antérieure le nerf auditif, à peine séparé de la moelle allongée , communique directement avec ce nerf par une lame fibreuse (voy. pi. 5, fig. 1, X, X, et même pi., fig. 4, X.). Par sa face postérieure elle correspond au lobule suivant. Les lamelles grises de cette projection extrême des masses latérales se continuent en dedans , par l'intermédiaire du voile médullaire, avec le segment antérieur de l'éminence vermiforme nommée luette. C'est par suite de ces rapports qu'on a pu la comparer à l'amygdale. En dehors elle tient à la portion externe du pédoncule cérébelleux

T. L li

)6S Du CERVELET.

par une petite lame fibreuse très- voisine de Tendroit où le naf auditif devient libre . et se prolonge dans ce nerf lui-même. Les lamelles grises de ce lobule sont partagées en deux languettes, dont rinférieure est libre et comme flottante, tandis que la Supérieure est accolée au hotà externe du pédoncule cérébd^ leux.

Leâ lameliëâ de la languette flottantes offrent ce caractère remarquable, de n'exister que sur une face de la tige blaiiché qtu lés Bùppotie; lautre face, nue, cori'espond au neif auditif, au procèè^^ cèrèbelti adinedvllàm , et se continue en dedans avec le voile médullaire , tandis que la partie externe de son bord libre est édhtinue à la piirtie la plus élevée de la valvule de 'Tarin. Gé iobiilé et ton voile médullaire semblent offrir un rudi'nlent de Topgànisâtioh des lobules cérébelleux plus complets, puisque sa tige fibreuse reste nue dans le voile médullaire et n*est revêtue dé lamelles que sur une de ses faces dans la projection flottante; lés lamelles grises de la projection adhérente de ce lobule occupent, par leurs petits arcs superposés, toute la partie inférieoi^ du pédoncule cérébelleux, depuis le nerf auditif jusqu'à l'endroit ou ce pédoncule, visible dans l'intervalle du prolongement pétreuxde la scissure horizontale, disparaît dans la substance des masses latérales du cervelet.

La seconde projection lamelleuse , que nous devons examiner, se présente en arrière et en dedans de la précédente ; sa dnxmscription est celle d'un triangle curviligne (voy, pi. 4, fig. 1, X.), dont Tangle externe aboutit à la partie la plus élevée du pédoncule cérébelleux en arrière du Igbule précédent. Son angle interne s'unit à Fangle externe du losange qui renferme dans son aire le vermis inférieur. Son angle inférieur ne tient à rien et oorreqxmd à la partie flottante la plus excentrique de ses lamelles inférieures. . Fort étroite par son bord adhérent, cette seconde projection offi» â ses deux faces sbissurales et à sa face libre un assez grand noinbré de lamelles dont les extrémités externes se réunissent d'avant en arrière sur l'angle externe prolongé jusqu'au pédoncule cérébdleux, tatidis que les extrémités internes des mêmes lamdleB oon-

Hv tntstfiT. 163

Vetgfent vers \à partie la plus interne du bord de celte projection, et adhfereiit aux défoUpures du ver dans la région précédemment bidiquée. Ce Secdnd lobule de la région inférieure des masses latéralefl du cerVelet est subdivisé en plusieurs petits volumes (Joi 86 rattachent érideMnieht au plus élevé de tous , qui est lè plus étroitement B*é àù lioyati médullaire de lorgane. Ce qui ilÀte des régicms inférietlrès dés masses latérales du cervelet me kemble constituer un demièf lobe principal , subdivisé en trois ou ^tre lobules. Ce lobe et bes lobules se réunissent en dedans à VAninéhCè vermiforme au-dessus de l'angle externe du losange dans lequel cette éttiinence est inscrite; ils aboutissent en dehors è là partie là plus postérieuHe et la plus externe du pédoncule cérébelleux.

Nmié voyimà donfc par cette étude du cervelet qu'il est compâêé d'une pàtlîe tnédiahe, Vefr ou éminence vermiforme, distinguée en supéneure et eh nrfërieure; et de masses latérales, subdilrisêes dles-àjètnes en H^ohs supérieures et régions inférieures; et que UfttB les lobes fSraillétés qui composent la surface de ces nùitaâs latérales ont pour caractère commun d'être fixés par une de leurs extrémités au ver, par l'autre à la région externe du péddkicule cérébelletilt.

Si Votï iDottipare lé cervelet de l'homme à celui des animaux , av» l'intention d'arriver à la détermination du caractère propre au cervelet de l'homme, voici ce qu'on observe.

n n'y a pas d'animal chez lequel le pédoncule du cervelet se trouve dans des proportions aussi infimes par rapport au nombre des lobes, dfeê lolîtiles et âes latnelles groupées autour de c? pédoncule. Il n'y a pas d'animal chez lequel les diverses parties , sjiMtriqùetneht dispoSlëes autour de l'insertion de ce pédoncule dâtoendent maà bas sur la tige de ce pédoncule (roy. pi. 4, %. 4) , qu'elles finissent pa^ cacher entibrement chez l'homme, de manière qu'il faut écarter les plus inférieurs pour voir- l'inserfkm de ce pédoncule dans l'organe (roy. pi. 4, fig. 3, T.). Le pcriht de cette insertion peut être comparé chez l'homme au centre d'wicettls àm% toutes les tiges des lobules sont les rayons. Or,

J64 TRONÇON PBDONGULA1RB

chez rhomme, ces rayons sont plus nombreux que chez aucun animal ^ et existent tout autour du point pris comme centre. Od peut dire exactement la même chose de Téminence vermiforme par rapport au nombre de ses segments [vay. pi. 5 , fig. 2) : ib surpassent chez Thomme ce qu'on voit chez tous les animaux. Quant à la forme en roue de cette éminence , elle n'est pas exclusive à Thomme, on la retrouve dans les deux premières classes des vertébrés ; mais là encore le volume total de cette roue médiane, par rapport aux pédoncules, est toujours moindre chez les animaux que chez Thomme, en même temps que son volume, proportionnellement à celui des masses latérales, devient de plus en plus considérable en allant des premiers singes aux derniers des oiseaux.

Il résulte donc de ces remarques que le plus grand excès des masses latérales du cervelet sur Téminence vermiforme, la disposition la plus complètement circulaire des fragmentations de ces masses sur leur pédoncule commun , forme , avec la plus grande infériorité relative de ce pédoncule, le caractère du cervelet humain ; or, comme toutes ces différences se réduisent à signifier un plus grand degré de divisions des extrémités périphériques de ces extrémités, on voit qu'elles sont très favorables à la théorie qui place dans les couches corticales les fonctions les plus élevées du système nerveux, puisque ce sont les seules qui prédominent chez l'homme.

TRONÇON PénONCULAIRB DU CERVEAU.

Le tronçon nerveux qui , de la protubérance et des parties si* tuées au-dessus d'elle , se porte obliquement à la base du cerveau dont il est la tige , mérite le nom de tronçon pédonculaire du cerveau.

Le terme de pédoncules du cerveau est beaucoup plus usité que celui de tronçon pédonculaire , mais il a rinconvénient de donner i l'esprit l'idée de deux pédoncules bien distincts, et il

n*en est pas ainsi. Il y à bien dans le tronçon pédonculaire une partie droite ei une partie gauche; mais elles sont tellement combinées Tone avec l'autre , comme nous le verrons plus loin, par des fibres entre-croisées sur la ligne médiane , que les deux moitiés se trouvent reliées en une seule masse à laquelle le nom de tronçon pédonculaire me semble plus convenablement appliqué.

Moyen d*union du cerveau avec les parties du système nerveux précédemment examinées , le tronçon pédonculaire se continue fÀr en bas avec la moelle épinière, par en haut avec les parties centrales du cerveau lui-même , et présente en outre , comme dépendances de sa masse , des parties dont la destination n'est pas aussi bien connue. Sa forme ne rappelle celle d'aucun corps régulier. On le compare quelquefois , en ne considérant que sa disposition générale , à un tronçon de pyramide dont le sommet tronqué s'accole à la protubéiimoe , et la base au cerveau. Mais cette comparaison fort inexacte ne donne aucune idée de la voussure accidentée qu'il offre en haut. Le tronçon pédonculaire est plus étendu de droite à gauche et de haut en bas du côté du cerveau que du côté de la protubérance : par en bas , sa longueur égale la largeur du bout de l'index ; celte dimension est un peu plus considérable par en haut. Composé de deux moitiés parfaitement symétriques , accolées l'une à l'autre sur la ligne médiane , le tronçon pédonculaire est divisé en deux régions superposées, séparées l'une de l'autre en dehors par un sillon superficiel au-dessus duquel se trouvent quatre éminences, nommées tubercules quadrijumeaux; et derrière ces éminences , la valvule de Vieussens et les processus éerebelli ad tesies.

Au-dessous du même sillon latéral se renflent deux gros segments de cône à surface fibreuse fasciculée {voy. pi. 6, N.); ces fascicules divergent en général de la protubérance au cerveau. Il faut remarquer cependant que les plus internes , au lieu de se rendre du cerveau à la protubérance , se dirigent vers la ligne médiane intermédiaire aux deux moitiés du tronçon pédonculaire

166 TRONÇON pÉDONGUI^MRB

Fortement convexes de droite à gauche , presque r^lign^ d'avant en arrière; ces segments de cônes fibreux spnt en bas s(5parés l'im de l'autre sur la lig:ne médiane par un eafonpeii^t triangulaire dont la surface a ses caractères particul^rs. Une proéminence conoïde grisâtre, d un' petit volupie, noDCim.ee to/tmdibulum ou tige pituitaire [voy. pi. 1, fîg. 1, B) , se dé^chede là partie antérieure de cet intervalle renflée en une saillie transverse , iuber cinereum , et aboutit à un corps ovoïdal çris-n»geâtre, à grand diamètre tranversal ; ce nouveau çorp; Icgé dm la selle turcique a reçu les noms de glande pituitaire, corps pir tuitaire, corps sus-sphénoïdal [voy. pi. 1, fig. 1, A. |. Il ne tient qu'indirectement aux pédoncules , et n*est signalé ici qu'à cause de ses rapports avec leur tronçon. Il convient de distinguer les régions placées au-dessus et au-dessous du sillon latéml par les nonîf d'étage supérieur et d'étag^e inférieur du tronçofn pédonculaire du cerveau ; commençons leur étude par celle de l'étage inférieur dont le volume total est plus considérable que celui du supérieur.

L'étage inférieur s'étend de chaque, côté du bord antérieur de la protubérance, de laquelle il semble sortir, à la Ipaae du cerveau dans laquelle il pénètre: il se compose à droite et à gauche d'un segment de cône tronqué à surface blanche , fibreuse , dont les fascicules divergent de la protubérance et de la ligne médiane intermédiaire aux deux moitiés du tronçon pédonculaire, au cerveau. Il n'est pas rare de voir quelques petits faisceaux fibreux superficiels ceindre transversalement cette partie du tronçon pédonculaire. Les axes de ces deux segments ^e côpe , prolongés par la pensée du côté de la protubérance , se réuniraient vers le centre de cette partie, tandis que du côté du cerveau ils gagneraient les parties centrales des hémisphère^ (roy. pi. 1, fig. 1; pi. 6). ^ S

Le contour de leur entrée dans la substance cérébrale est recouvert d'un gros cordon nerveux appartenant au nerf optiquQ et connu sous le nom de li^actvs opticus (voy. pi. 1, fig*. 1, ï-); le contour de lour entrée dans la protubérance est surmonté par

le contour du bord antérieur de cette pî^rtie, lorsqu'on regarde Iq. serveau par en bas.

Le bor4 externe de chacun de ces segments de cône est parr hiteinent libre , et marque la limite externe et en même temp) récartement le plus considérable du tronçop pédonculaire.

Lemr bord interne , inséré d'un côté ai; lx)rd ^ntériçiir dç \^ protubérance tout près de son milieu , de Tautrei 80H§ le nerf op? tique très-près du chiasma , donne naissance à pçu de distapcçj le la protubérance au nerf oculo-moteur comm\;n. Entre ]ça ^e^}^ boids internes de ces segments de cône reste une surface trian-: 2;alaire, concave de droite à gauche et creusée longitudinalemeu^ l'un sillon médian. Le sommet de ce triangle Répond au wlif»^ lu bord antérieur de la protubérance, la base correspond ^\^ diiasma des nerfs optiques.

Cette surface triangulaire, grisâtre, est perforée d'un ^rand nombre de trous vasculîûres ; dans le voisinage d^ sa base çUe 2st surmontée de chaque côté par upe saillie blanche arroi^difi en hémisphèfe, de deux lignes de diamètre : ce sont les tubgti coles mamillaires [voy. pi. 6, et pi. 9 M) qui se toucbept sur la ligne médiane et sont séparés du chiasma des nerfs optique^ par un petit espace qu'occupe une saillie grise, terminée sur la ligne médiane par un prolongement conoïde gris con^^ie le reste de cette surface et que nous avons précédemment indi* luépar le nom de tige pituitaire. Cette tige pituitaire, émanée [»r sa base du iuber cireneum , tient par son sommet au corps pituitaire logé dans la selle turcique.

Ce corps pituitaire, plus étendu de droite à gauche que d'avant ai arrière, remplit la selle turcique.

L'étage supérieur du tronçon pédonculaire , plus étroit , plu^ »urt, moins épais que l'inférieur, s'élève au-dessus du sillon atéral [voy, pi. 1, fig. 2, Y, et pi. 5, fig. 4, Y).

D n'offre pas, dans ses dimensions, les mêmes différence§i l'avant en arrière que l'inférieur; quoique pourtant sa largeur, lu côté du cerveau , soit plus considérable que du côté du cervelet. La surface de cette région présente quatre éminences ap-

168 TRONÇON PÉDONCtLAlRE

pelées tubercules quadrijumeaux. Accouplés par paire, ces tubercules ont été distingués les uns des autres par les noms de nates et celui de testes ; le prennier de ces noms étant appliqué à la paire antérieure, le second à la postérieure. La régkm postérieure du pédoncule qui porte les tubercules quadrijumeaux offre une circonscription quadrilatère , les deux côtés latéraux de ce quadrilatère sont les lignes droites que forment de diaque côté le sillon limitrophe de la région supérieure et de la région inférieure du tronçon pédonculaire. Le côté antérieur est une courbe accidentée à convexité supérieure qui , de l'extrémité antérieure de ce sillon latéral , remonte au-devant de la paire antérieure des tubercules qu'elle sépare d'autres éminences que nous étudierons plus tard dans le cerveau sous le nom de cwt ches optiques (voy, pi. 1, fig. 2).

Chaque moitié de cette ligne antérieure rentré un peu sur la ligne médiane. Le côté postérieur est une courbe moins nettement délimitée qui , de l'extrémité postérieure du sillon latéral passe à l'autre , touchant dans son milieu le sommet des projections cérébelleuses appliquées sur la valvule de Yieussens (voy. pi. 1, fig. 4, B). La surface comprise dans ce quadrilatère se décompose en quatre triangles , dont les sommets concourent dai» l'intervalle des deux tubercules quadrijumeaux postérieurs : deux de ces triangles sont latéraux ; des deux autres, Tun est antérieur et l'autre postérieur. Les deux latéraux ont pour base les cotes latéraux du quadrilatère, c'est-à-dire le sillon latéral du tronçon pédonculaire ; leur sommet émoussé est formé par la partie interne de chacune des éminences testes; les deux côtés du triangle qui unissent son sommet à sa base sont parcourus, le postérieur par le faisceau connu sous le nom de processvs cerebelliad lestes, l'antérieur, par un faisceau qui descend des testes à un renflement de la couche optique connu sous le nom de corpus genicii^ latum intemum. Chaque tubercule de la paire postérieure qu'oQ nomme aussi testes est blanc , un peu proéminent en pointe , plus étendu de droite à gauche que d'avant en arrière. La paire a'jtérieure des tubercules quadrijumeaux nates s'élève dans l'ai.e

la triangle compris dans récartcinent des faisceaux dirigés des ^estes au corpus genicuJatum exlemum. Sur le milieu de la base ia triangle antérieur repose un petit corps gris conoïde que nous Studierons plus tard sous le nom de glande pinéale.

Beaucoup plus volumineuse que la paire postérieure , Tantérieare se compose de deux renflements grisâtres » oblongs , obli< qœs , séparés l'un de l'autre par un sillon médian plus enfoncé que sa prolongation dans l'intervalle des testes.

Un autre sillon parallèle et interne au prolongement fibreux oblique , tendu des notes au cm^us genicvlatum intemum , se remarque en dessus des tubercules quadrijuraeaux antérieurs. Ce sillon , prolongé jusqu'à la ligne médiane , coupe , à angle droit, le sillon médian, et forme la limite transversale des deux paires de tubercules. Du contour antérieur de la paire antérieure des tubercules quadrijumeaux se détache une couche fibreose , quelquefois renflée en faisceau , qui se porte en dehors à la couche optique en traversant l'enfoncement transversal limitrophe de ces couches et des tubercules quadrijumeaux. Sur la ligne médiane, en avant, les tubercules de la paire antérieure sont séparés par un enfoncement au-devant duquel s'élève la glande pinéale sur la jonction anguleuse des deux cordons fibreux, dans l'intervalle desquels passent des faisceaux fibreux plus petits , transverses , séparés les uns des autres par de petits sillons très-marqués.

Le dernier espace triangulaire de l'étage supérieur du tronçon pédonculaire a , pour côtés latéraux , les processus cerebelli ad testes; et, pour base, la ligne de conduite de l'extrémité postérieure du sillon latéral à l'autre , et qui , dans son milieu , vient au contact de la partie la plus avancée des lamelles médianes du cervelet appliquées sur la valvule de Vieussens : l'intervalle des testes est son sommet. La valvule de Vieussens oflre , ainsi que les processus qu'elle unit , une pente légère vers les tubercules quadrijumeaux. A l'endroit où elle va s'unir à ces tubercules se dessine , sur la ligne médiane , une petite crête , espèce de raphé , quelquefois double , qui finit dans l'intervalle des

170 CTLftE EXTfiAIKCBlK

tantes ; c'est à quelques lignes en dehors de œ nphé e| pnsiqui au contact des testes en arrière que le nerf pathétique se détacht du tronçon pédonculaire [vay. pi. 1, fig. 2» XiCi Tçan^pnedeil

pathétiques).

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