PREMIÈRG RÉGION. REGION VERTICALE, GRANDE RÉGION DB U
aRcoNvoLunoN DE l'ourlet.
Prise à lextrémité interne du quadrilatère perforé, cette grande région de la circonvolution de l'ourlet se courbe en dedans et en haut , et bientôt accolée à la partie inférieure du corps cal* leux , tout près de la ligne médiane {vojr, pi. 8, fig. 1 ) , elle se porte en avant comme le corps calleux lui-même, contourne sa courbure antérieure, suit d^avant en arrière sa région supérieure jusqu'à ce que, parvenue sur le bord postérieur de ce corps, elle l'embrasse pour se réfléchir en bas et en avant ; légèrement déviée en dehors dans cette dernière partie de son trajet par le tronçon pédonculaire , elle laisse entre elle et ce tronçon une fente qu'on appelle de Bichat. Enfin , renflée en une tubérosité remarquable à la terminaison de cette fente (voy, pi. 8, fig. 1, Z)* £' ) , elle se fixe à la partie postérieure externe du quadrilatère perforé. En haut et en arrière de cette terminaison renflée de la circonvo' lution de l'ourlet se montre , sous la forme d'une espèce de crochet, soigneusement décrit par Vicq-d'Azyr (voy. pi. 8, fig, 1, B* ), un appendice aminci de cette circonvolution , situé en bas de la fente de Bichat , prolongé dans la région correspondante da ventricule latéral. Nous ne devons pas, pour le moment, poursuivre du côté du ventricule cet appendice en crochet.
ClACONVOLCnON DU FBBllIBR ORDliB. 197
ABOQHIS B&aON . RIÊGION HORIZONTALE , PETITE B^ION OB' lA CIRCONVOLUTION DE L OURLET.
Cette seconde région de la circonvolution de l'ourlet, forme un petit cintre qui contourne en dehors et en avant le quadrilatère perforé , et opère ainsi une réunion parfaite de l'origine de la région verticale de la circonvolution de l'ourlet , accolée à l'angle antérieur interne du quadrilatère perforé , avec sa terminaison soudée en quelque sorte à l'angle postérieur externe de ce même quadrilatère. Tout petit qu'il est, ce petit cintre (voy. pi. 6 , C D ) horizontal forme une région fort importante de la circonvolution de l'ourlet.
Exactement adhérente aux limites du quadrilatère perforé , sur lesquelles elle se renfle doucement, cette dernière partie de la droonvolution de l'ourlet forme une courbe inscrite dans la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius, comme la grande portion de la circonvolution de l'ourlet dans laquelle est renfermé le corps calleux et le tronçon pédonculaire, forme un cercle pres^ que complet inscrit dans le cercle plus grand de la grande circonférence de rhémisphère.
Sur le bord externe du quadrilatère perforé, les sommets réunis des replis ârconvolutionnaires de l'insula se combinent avec la partie horizontale de la circonvolution de l'ourlet (voy, pi. 6, F], Sur le bord antérieur du quadrilatère . cette même portion se confond avec la partie postérieure de la circonvolution qui répond aux nerfs olfactifs (voy. pi. 6, D D'). Les racines divergentes interne et externe de ce nerf sont comprises dans sa substance.
Ainsi , la même bordure drconvolutionnaire , émanée de la partie antérieure du quadrilatère perforé , contourne en avant le corps calleux , longe ce corps dans toute son étendue , d'avant en arrière , se recourbe sur son bord postérieur et revient à la parlie postérieure du quadrilatère perforé joindre une dernière production marginale de la couche corticale du cerveau qui , collée
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sur le 'côté externe et sur le côté antérieur du quadrilatère , réunit les parties de la circonvolution de l'ourlet fixées à ses àmx limites opposées.
Dans son ensemble , la circonvolution de l'ourlet est une des •plus symétriques des deux hémisphères. Cette symétrie est surtout remarquable dans la partie la plus renflée qui, lorsqu'on regarde le cerveau par sa base, forme comme un promontoire à k •réunion du bord postérieur de la scissure de Sylvius, avec le bord interne du segment de zone de la iace inférieure du cerveau. Mais cette symétrie , sa situation marginale , sa disposition circulaire ne sont pas les seules particularités qui la caractérisent.
Elle diffère enoore de toutes les autres circonvolutions par « couleur (1). En effet, dans tout son contour, cette ciroonvcriatkA est revêtue d'une couche blanche, plus sensible sur son bord terminal que du côté correspondant aux autres circonvolutions de l'hémisphère. Nulle part ailleurs cette couche blanche n'est ptai sensible que sur la concavité de sa tubérosité terminale. A pa^ tir de ce point , cette couche blanche se continue en dimimiaiii « d'épaisseur vers le bord antérieur de la même partie. Elle présente dans cette région des espèces de mailles qui la rapprocheat quelque peu de l'aspect d'une dentelle. On retrouve la même couche blanche dans toute l'étendue de la grande anse verticale de la circonvolution de l'ourlet , toujours plus prononcée sur k face de la circonvolution qui répond à la fente de Bichat ou au corps calleux, que sur la face opposée.
La même couche blanche se retrouve sur la partie de cette ci^ convolution qui est appliquée sur les limites du quadrilatère pe^ foré. Elle est surtout très-prononcée sur le bord externe da ae quadrilatère , d'où on la voit souvent se prolonger sur la naaitié inférieure des replis circonvolutionnaires de l'insula. Cette couche blanche , toujoui*s très-sensible, forme donc aussi un caractèie bien spécial de la circonvolution qui nous occupe.
(l) M. le ilucietir Lcltit, médecin des aliénées de la Salpélrière, a fait de beUr* élude» »ur la coiirlie blanche superBcicHe de celle circonvolution, (f^qy. triait JtHitnal des Ptngrèf, t. xxi, p. 165.}
aftomvMUTiON du PREIIIBR ORDH. 199
I-a portion verticale , oa grande portion de la circonvolution de Irarlet , est bien simple sur son flanc qui regarde le centre du cercle qu'elle représente. Elle offre de ce coté, dans toute l'étendue correspondante au corps calleux, une surface presque plane ivoy. pi. 16, N) sous le bord interne de laquelle s'insinue, au haut de la fente de Bichat , une petite traînée de matière grise (wy . pi. 8, fig. 1 , X) , prolongement d'un corps grisâtre, le corps godronné que nous décrirons plus tard. Pour peu qu'on soulève ee flanc de la circonvolution de l'ourlet, on découvre une matière faancheiiient blanche, adhérente au corps calleux.
La partie de la circonvolution de l'ourlet qui répond à la fente de Bichat est bombée du côté qui regarde cette fente ( voy. pi . 6, ii, et pi. 18, fig. 2, X), Elle se termine dans la région temporale du ventricule en s'unissant à une excroissance dentelée , grisâtre, nommée le corps godronné ( t?oy. pi. 18, fig. 2, 72 ), dont nous avons fait remarquer le prolongement aminci au-dessus dtl bord postérieur du corps calleux, entre ce corps et la circonvolution de l'ourlet.
La hce libre de la circonvolution de Tourlet est partout assez simple. Nulle section profonde ne l'interrompt , elle offre seulement de légères fossettes irrégulières, généralement transversales à sa longueur : ce sont pour ainsi dire de simples rides dans sa SQrface. Il n'est pas rare, d'ailleurs , de voir dans le sens de sa courbure son bord libre divisé çà et là par de petites anfracluosités borgnes qui rendent double à son niveau la circonvolution de l'ourlet.
Des apparences plus compliquées se présentent sur la circonférence externe , autrement dit, sur le flanc centrifuge de la cireonvolution de l'ourlet. Au niveau de la partie inférieure du corps calleux , en avant, commence , en dehors de la circonvolution de Vouriet , une anfractnoûté qui suit par un trajet légèrement sinueux sa courbe antérieure, se continue , toujoura sinueuse, audessus des trois quarts antérieurs du corps calleux , puis se recourbe brusquement en haut jusqu'au bord supérieur de l'hémisphère , dans lequel elle va se perdre à une demi-longueur de