‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 82 sur 127 · CRANE · texte numérisé non relu

CRANE

nière. Ces rapports ont paru di'xxne assez grande importance aux , anatomistes les plus versés dans leur étude , pour que l'un d'eux, Sœmmerring, ait cru trouver dans la mesure comparative de grandeur de la cavité du crâne et du trou occipital une expression assez exacte du développement proportionnel de Tintelligence et des fonctions purement animales. Toutefois « comme la moelle épinière est loin de remplir le rachis aussi complètement que le cerveau remplit le crâne , le jugement que l'examen de Tenveloppe osseuse permet de porter sur le volume des parties spinales et cérébrales du système nerveux ne peut jamais être aussi voisin de la vérité , pour les premières , que pour les seoopdes. Il en est de même de leurs formes. On peut, pendant la vie, mesurer la longueur du rachis , et eu déduire approximativeu^t la longueur de la moelle épinière. Du diamètre de la cavité rachidienne, du diamètre de la moelle épinière, qui est toujours bieo inférieur à celui de Tétui osseux , on ne peut rien dire qu^ de général. Au contraire le crâne, accessible à nos regards et à notre toucher dans la plus grande partie de sa surface extérieure, indique assez bien par sa forme allongée ou obronde , par son plus ou moins de saillie en avant, en arrière ou sur les côtés, des différences analogues dans la conformation du cerveau.

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On s'est toujours fort peu occupé d'étudier pendant la vie les proportions du rachis pour en déduire les proportions de la moelle épinière , tandis que depuis plus de deux mille ans on cherche à saisir les rapports qui peuvent exister entre les formes , les dimensions du crâne et du cerveau, et le développement des facultés de l'âme.

La statuaire nous offre les preuves de cette vérité.

En trouvant sans exception un grand développement du crâne dans les bustes antiques qui représentent les hommes les plus élevés par leur intelligence , on pourrait croire que les sculpteurs

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's d roprésenler fidèlenimt leurs moilMes, sans aisance particuliîTc au volume de la partie ct';ré- Miis il n'en pouvait être ainsi dans leurs coin- >. Or ils ont précisément donné les proportions iides et les plus nobles au crâne de leur Jupiter, en nips qu'ils ont traité avec moins de faveur leurs dieux je inférieur. Et si l'on pouvait encore, après des faits aussi .Ainvaincants, douter de leurs motifs, il suffirait d'ouvrir les ouvrages des médecins de ces époques reculées j)our acquérir la certitude que ces artistes ne faisaient que rendre, à leur manière, un sentiment que les hon)incs de science expliquaient en termes jjjEirfaitement clairs.

yoici comment Galien s'exprime à cet égard : ♦« Les petites letes indiquent une constitution défectueuse du cerveau, les grandes n'indiquent rien de favorable si leur volume ne tient qu'à lVilK>ndance de la matière générale cérébrale; mais quand cette matière est douée d'une énergie et d'une perfection proportionnelles à son volume, le grand développement du crâne est un signe excellent. - Galien compare la forme normale de la tête à celle d'une sphère de cire parfaitement régulière (ju'on aurait légèrement comprimée de chaque côté. Il doit résulter, dit il, de cette compression latérale une saillie des parties antérieures et poSftérieures plus prononcée que ne le comporte la forme sphérpïdale. 11 indique comme particulièrement vicieuse la forme dans lioquelle le vertex se prolonge en pointe.

Pepuis Galien on ne s'est pas borné à ces indications généjrales. A différentes époques on a voilu fixer à la surface dç crâne des régions distinctes correspondant chacune au 9\ége présumé dans le cerveau des facultés principales de l'esprit. Quelques écrits modernes, et surtout celui du docteur Lelut, médecin de la Salpêtrière , sur la phrénologie , rappellent un gfrand nombre de tentatives de cette espèce. Je nMivoio à cet ouvrage les personnes que le sujet intéresse et me bornerai à citer tin exemple déplus, (\w y' n'ai vu nionlinimé nu!!*» [virt. On (ipuve dans la bibliothèque du British - Musi^um une gra\ure

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