ANG
tité de leur nourriture, et ils finissent par maigrir par insuffisance d’alimentation.
Ceci n’est nullement inquiétant; mais l'amaigrissement qui résulte des causes morales et des maladies chroniques exige le plus tôt possible l’intervention d’un médecin éclairé.
Ampoules. Voyez Brûlures, Maladies de la peau.
Anchylose. On appelle anchylose la soudure des articulations des membres, à la suite d’une blessure, ou d’une maladie quelconque qui se serait développée dans les articulations. Quand l’anchylose est complète, on doit renoncer à tout traitement; quand elle est incomplète, il est permis d’espérer une amélioration , avec l’assistance d’un médecin.
Anévrisme. Les anévrismes sont des dilatations outre mesure des vaisseaux sanguins ou du cœur lui-même.
Leur cause dépend ou d’une maladie, d’une altération quelconque des canaux circulatoires, ou de l’influence de passions violentes, ou d’un tempérament prédisposé, par faiblesse, à ce genre de maladie.
Quand l’anévrisme est dans les profondeurs du corps, il peut se rompre spontanément et tuer immédiatement le malade. Quand il peut être atteint par les moyens que la chirurgie a à sa disposition, on peut le guérir par une opération.
Le traitement à suivre contre l’anévrisme, c’est un traitement qui modère l’impétuosité de la colonne de sang. Ainsi donc, toutes les fois qu’on aura à souffrir de palpitations qui se renouvelleront souvent, ou qu’on portera sur une partie du corps une tumeur qui laissera sentir des battements lorsqu’on appliquera la main sur elle, il faudra se mettre sans retard entre les mains d’un médecin.
Les anévrismes des'veines sont connus sous le nom d<‘ va-
rices ; voyez ce mot. Voyez aussi le mot Sang ( Maladies du).
Angine. Voyez Gorge.
Angoisse. C’est un sentiment de resserrement dans la région de l’estomac, avec tristesse et difficulté de respirer, f/est le degré exagéré de Yanxiélé. L’angoisse n’est qu’un symptôme; on ne la fait cesser qu’en agissant contre le mal qui la produit.
Anus. L’anus peut être affecté de maladies de plusieurs espèces; nous allons parler des plus communes.
Les constrictions spasmodiques de l’anus sont très-douloureuses. On ne peut, qu’avec les efforts les plus grands, vaincre l’obstacle qui s’oppose à la défécation. Quelque cause qui les ait produites, on les fait disparaître, ou du moins on les affaiblit, à l’aide de bains adoucissants et de pommades calmantes.
L’affaiblissement des parties qui constituent l’anus, soit l’intestin rectum, soit le pourtour de l’ouverture, donne lieu à des accidents fâcheux et qui se répètent souvent. Ainsi, d’une part, l’intestin fait saillie chaque fois qu’on va à la selle, par manque d’énergie, par absence de résistance du tissu musculaire dont il est formé; d’autre part, si le pourtour de l’anus est affecté de relâchement, on est obligé de se hâter de satisfaire un besoin aussitôt qu’on l’éprouve. La constriction de celte partie n’est pas assez forte pour faire obstacle, même pendant un temps très-court. Les bains de siège froids et les douches froides rétablissent ordinairement la fonction dans son état normal, quand l’altération particulière dont nous parlons est moins le résultat de l'âge avancé que d’une maladie.
Les hémorroïdes sont une des maladies les plus communes et les plus douloureuses du fondement ; nous renvoyons à ce mot.
Les dartres, les éruptions de nature diverse, qui se développent dans cette région sont généralement très-douloureuses, surtout si on les excite par la marche. Nous nous en occuperons quand il s’agira des maladies de la peau.
Les tissures sont des divisions superficielles de la peau qui rayonne autour de l’anus. Elles ne se cicatrisent jamais spontanément. Un chirurgien seul peut les guérir.
Les fistules sont des passages qui se font, de l’intérieur de 1 intestin, au dehors et à côté de l’anus. Ce sont en quelque sorte des anus supplémentaires. La fistule commence par n’avoir qu une ouverture, qui résulte d’une ulcération; mais a mesure que cette ulcération se creuse, le passage s’allonge,