‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 266 sur 425 · COU · texte numérisé non relu

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d’une main exercée. Ainsi, les corps étrangers qui entrent dans le nez, dans les oreilles, peuvent être extraits, suivant leur forme, au moyen d’une pince ou d’une curette; on emploiera la pince pour les corps raboteux, la curette pour les corps ronds. Si un corps couvert de poils ou de barbes, comme un épi de blé, par exemple, a pénétré dans une cavité, il ne faut l’extraire qu’après avoir pris la précaution de l’isoler, par l’introduction d’un tube des parois qui l’entourent; cette recommandation n’a pas besoin de commentaire. Si un petit corps s’est fixé sur l’œil, on pourra le détacher avec les barbes d’une plume ou l’extrémité d’un papier roulé, ou mieux encore en approchant, à courte distance, un bâton de cire d’Espagne sur lequel on aura développé, par le frottement, le fluide électrique. Lorsque le corps a une certaine grosseur, qu’il est fixé solidement sur le globe oculaire et qu’il est de nature métallique, on pourra employer un aimant avec quelque avantage. Si ce moyen ne réussit pas, il faudra réclamer les secours d’un homme de l’art, dont l’intervention sera d’ailleurs toujours nécessaire pour l’extraction des corps étrangers, placés dans la gorge, dans les voies aériennes, etc.

Cou ( Maladies du cou). Pour les blessures du cou voyez le mot Blessures. Pour les maladies d’une autre nature, voyez le nom des organes qui sont placés dans l’épaisseur du cou, et qui traversent cette région de l’économie humaine.

Couleuvre. Voyez Morsure d'animaux venimeux.

Coup. Voyez Blessures , Contusion.

Coup de sang. Voyez Apoplexie, Congestion.

Coup de soleil. Voyez Brûlures , Érysipèle.

Couperose. Tout le monde a vu des personnes au teint couperosé. Il est impossible de rattacher la couperose à un seul ordre de causes; cependant il y en a un qui semble dominer tous les autres, nous voulons dire l’abus des excès de table, des veilles agitées, des boissons alcooliques. Il y a des personnes qui contractent un teint couperosé par tempérament. Sujettes aux fluxions de sang vers la tète, les tissus s’engorgent, les vaisseaux se développent, le sang s’y fixe, et le visage finit par prendre la couleur inégale d’un rouge cou-

leur lie de via qui caractérise la maladie cutanée dont il est question. Les personnes de cette dernière classe doivent agir contre le tempérament pour modifier l’affection cutanée, en suivant un régime non excitant, en se faisant appliquer des sangsues de temps en temps au siège, en prenant l’habitude de lotions d’eau froide dans laquelle on mélangera quelque spiritueux, comme l’eau de Cologne ou de lavande; c’est le meilleur moyen d’arrêter les progrès de l’altération de couleur du visage, si même ce n’est pas celui de l’améliorer. Lorsque cette maladie résulte d’excès en tous genres, et surtout de l’habitude des boissons alcooliques, il faut se soumettre à un régime de modération et même de privation absolue; c’est le seul moyen de ne pas fournir constamment un aliment nouveau à l’altération de couleur qui s’établit chroniquement sur les joues, et d’ajouter quelques probabilités à la guérison d’une affection si difficile à guérir pour peu qu’elle soit enracinée. 11 est malheureusement trop vrai que la couperose des ivrognes est considérée généralement comme inguérissable. Cependant, si ceux qui ont reçu cette empreinte de leurs vicieuses habitudes étaient fortement résolus à changer de conduite, il serait possible d’obtenir quelques résultats par une suite de soins bien entendus; mais les ivrognes se soumettent rarement à une réforme radicale.

Courbature. C’est une indisposition qui est caractérisée par une sensation de brisement ou de contusion dans toutes les parties du corps, par une grande lassitude, par une sorte d’abandon de toutes les forces. Quand la courbature résulte de travaux pénibles, le repos absolu et les bains répétés la font disparaître promptement; lorsqu’elle résulte d’une suppression des fonctions de la peau, il n’y a qu’à provoquer les sueurs par des boissons chaudes pour obtenir le môme résultat. Enfin, quand elle n’est qu’un symptôme d’une maladie plus ou moins grave, il est toujours avantageux de garder le lit et d'appeler les transpirations; les sueurs produisent généralement, dans les maladies aiguës, une diversion favorable.

Courbature de la colonne vertébrale. Voyez Colonne vertébrale.

Cours de ventre. On comprend sous ce nom les affections

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