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adoucissants qu’emploie la médecine actuelle ; il est principalement très en usage contre les maladies de la peau.
Personne n’ignore que les préparations sulfureuses sont le remède spécifique contre les affections cutanées. Mais, telle préparation qui agit d’une manière efficace sur telle nature de maladie, agit d’une façon toute contraire sur une autre maladie qui présente cependant beaucoup de points de ressemblance avec la première.
11 faut donc bien se garder de se soumettre de soi-même, en se confiant aveuglément «à des exemples pris au hasard, ou à des préjugés connus, à un traitement sulfureux quelconque. 11 y a des composés de cette substance qui peuvent produire, même à petite dose, de fâcheux, de funestes accidents. On pourra tout au plus soumettre des dartres bénignes à des onctions répétées, avec une pommade composée de soufre en fleur qu’on aura délayé dans du beurre de cacao ou de l’huile d’amandes douces. Si ce remède n’a pas de succès, on se bornera, de peur d’accident, à cette seule tentative.
Défaillance. Voyez Syncope, Vapeurs.
Dégoût. Le dégoût est une répugnance plus ou moins vive pour les aliments. 11 résulte quelquefois d’un état de souffrance, d’une maladie de l’estomac ou d’autres organes importants de l'économie. Quand il est isolé, qu’il n’est pas accompagné d’autres symptômes, il n'est pas alarmant. Dans le cas contraire, il faut se régler sur les nécessités de la maladie pour le faire disparaître. C’est au médecin à indiquer le traitement.
Délire. C’est un désordre des facultés de l’esprit. Son existence dénonce toujours celle d’une maladie très-grave.
Démangea isons . Elles sont le résultat d’une maladie de la peau. Souvent elles existent sans altération \isible du tissu cutané. Cependant, si on le regardait au microscope, on ne tarderait pas à apercevoir des élevures extrêmement petites, dont l’existence explique suffisamment la sensation qu’elles font éprouver. Les démangeaisons disparaissent avec la maladie; mais, comme les affections dé la peau sont très- nombreuses et exigent des traitements très-différents les uns des autres, il n'y a pas, à proprement parler, un traitement spé-
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cial contre les démangeaisons. Cependant les lotions d’eau vinaigrée, ou, pour les personnes nerveuses, les bains préparés avec la décoction de laitues fraîches, produisent d’assez prompts résultats. Ce ne sont pas des remèdes radicaux , mais nous les recommandons comme d’excellents palliatifs.
Démence. La démence est l’abolition des facultés de l’esprit, c’est la déchéance absolue et définitive de l’intelligence. Cette affection, qui se manifeste à tous les âges, sous des influences multipliées, est toujours incurable.
Dentition. C’est par ce mot qu’on désigne les phénomènes de la formation des dents. Les premiers effets sont, comme on le sait, l’apparition des dents de lait. Les germes de ces dents du premier âge commencent d’apparaître, dans le fœtus, vers la fin du second mois. L’ossification de ces germes, qui sont mous au moment de leur apparition, a lieu du troisième au sixième mois. A l’époque de la naissance, les incisives ont déjà leur couronne; celle des canines n’est qu’à l’état d’ébauche; enfin les inégalités qui existent à la surface supérieure des molaires n’ont pas opéré leur réunion. Les racines se forment progressivement. C'est vers l'àgc de six à huit mois, que commence cette épreuve si douloureuse de l’enfance, à laquelle se rattachent tant d'accidents, et qui consiste dans la première dentition. Voici l'ordre dans lequel elle s’établit : les premières dents qui apparaissent sont les dents incisives moyennes de la mâchoire inférieure; environ trois semaines après, viennent les dents correspondantes de la mâchoire supérieure ; enfin les latérales supérieures et les latérales inférieures. Tout le monde sait qu’il y a quatre incisives à chaque mâchoire. Les canines se développent ensuite dans l’ordre suivant : les canines ou angulaires de la mâchoire inférieure, et puis les canines ou œillères de la mâchoire supérieure. Les molaires percent après ces dernières, au nombre de huit, sans aucun ordre bien prononcé. Ces dents ne sont que transitoires; elles doivent être remplacées plus tard.
Les premières dents permanentes sortent vers la quatrième année ; ce sont quatre molaires, deux à chaque mâchoire,