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habilités la portée d’une certitude. Voici l’ensemble de tous
ces signes :
Le commencement de la grossesse se reconnaît à la suppression des menstrues, sans que cet état produise de dérangements d’une certaine gravité dans la santé générale. Bientôt les mamelles grossissent; le mamelon devient douloureux et il laisse écouler quelques gouttes d’une sérosité transparente. Quelque temps après, la peau du visage s’altère; les taches de rousseur, s’il y en a, deviennent plus marquées, J’appetit se déprave; et des crampes d’estomac, accompagnées fie vomissement, ne tardent pas à être provoquées par les aliments de la digestion la plus facile, et quelquefois môme . sans aucune provocation. Plus la grossesse avance, plus la femme éprouve de malaises, de douleurs dans les reins et dans les aines. Cet état s’accompagne ou est suivi d’engorgement des parties inférieures, de douleurs névralgiques et de dilatations variqueuses dans les mômes régions. Un état de pléthore sanguine se caractérise quelquefois; ce sont des éblouissements, des étourdissements, des bourdonnements dans les oreilles, des maux de tôte lourds. C’est alors qu’on pratique la saignée; elle produit ordinairement l'amendement et môme la cessation de ces symptômes.
L avortement est un accident qui peut interrompre la succession reguliere des diverses périodes de la grossesse. II a lieu, dans la plupart des cas, sous l'influence de spasmes causés par une émotion violente, ou par une fatigue exagérée, ou par une chute sur le ventre ; quelquefois, un simple mouvement brusque suffit pour déterminer cet accident.
Il faut donc garder la tranquillité morale la plus complète, et s’entourer des précautions physiques les plus sages; c’est le moyen de n’avoir aucun accidenta déplorer. Cependant, loin d’interdire l’exercice, la promenade même, dans les mois les plus rapprochés du terme, nous déclarons qu’elle ne peut être qu'utile, pourvu qu’elle soit modérée. II n’est pas besoin d’ajouter que les vêtements de la femme doivent être amples, et ne pas gêner le développement du ventre ; que l’alimentation doit être adoucissante en même temps que substantielle, enfin, que les bains et les lotions sont très-utiles,