‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 324 sur 425 · SUE · texte numérisé non relu

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nous ne voyons pas, nous n’agissons pas. Il y a des formes de sommeil qui sont des symptômes inquiétants de maladies graves. Voyez Coma, Léthargie.

Spasmes. Les spasmes sont des contractions plus ou moins violentes des muscles du corps, comme de certains organes. Ainsi, il y a des spasmes des muscles du bras, de la cuisse, du tronc, comme il y a des spasmes de l’œsophage, de l’estomac, de la vessie. Les bains, les calmants produisent de bons effets; mais s’ils n’empêchent pas le retour de ces accidents, qui sont au moins pénibles, s’ils ne deviennent pas dangereux, il faut se confier aux soins d’un médecin.

Squirrhe. C’est une tumeur dure, indolente, inégale à la surface, qui se lorme dans les organes à tissu spongieux et délicat, et qui forme le premier degré du cancer. On ne doit pas attendre que le squirrhe soit développé pour appeler un médecin ; il suffit d’un sentiment de pesanteur à la matrice, ou d’une tumeur légère et récente au sein pour recourir à ses conseils et suivre fidèlement les prescriptions du traitement.

Strabisme. Voyez Yeux ( Maladies des).

Strangurie. Voyez Vessie ( Maladies de la).

Stupeur. Regard fixe, physionomie hébétée, parole lente. C’est un symptôme très-grave; il forme l’un des caractères distinctifs de la fièvre typhoïde.

Suelte. La suette est une maladie épidémique dont le principal symptôme est une sueur continue et extrêmement abonefante. Il est important de n’en pas favoriser le développement, car c’est l’exagération de la transpiration qui anéantit les forces du malade et le conduit au tombeau.

Sueur abondante , supprimée. Les sueurs, à la fin des maladies aiguës, sont d’exel lents symptômes. Elles guérissent le malade, si elles ne sont pas interrompues dans leur cours; il faut donc les favoriser de tout son pouvoir. Dans les maladies chroniques, au contraire, qui ont leur sié^e dans les organes importants de l’économie, les sueurs sont un mauvais signe. Elles prouvent une absence de forces et donnent lieu à I accroissement de l’affaiblis&ement physique. On peut les considérer comme les avant-coureurs de la mort.

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La suppression de la sueur, meme de cette transpiration insensible qui se fait, dans l’état ordinaire, à la surface de la peau, donne lieu à des rhumes, à des fluxions de poitrine, à des rhumatismes, à des maladies du bas-ventre, etc. Lorsqu’on sait que l’affection a cette origine, on peut, sans inconvénient, employer de prime-abord des moyens qui puissent rappeler les sueurs. Leur retour produit quelquefois la guérison, sans avoir besoin de recourir à un autre remède.

Suppression des hémorroïdes. Voyez Hémorroïdes.

Suppression des règles. Voyez liègles.

Suppression des urines (■ ischurie ). Voyez Vessie ( Maladies de la).

Suppression des vidanges. Yroyez Accouchement.

Surdité. L’altération plus ou moins profonde de l’organe de l’audition entraîne la suppression ou la perte de ses facultés. Diverses maladies de l’oreille conduisent à la surdité : ainsi, une affection d’une membrane, l’engorgement d’un canal par lequel l’air entre dans l’organe, la destruction d’une partie de l’appareil osseux que le son met en mouvement, enfin la paralysie du nerf qui transporte les impressions au cerveau amènent l’altération, la suspension, ou même l’anéantissement de la précieuse faculté d’entendre. Parmi ces maladies, il y en a qu’on peut guérir, et la surdité n’est alors que temporaire. Mais d’autres, comme la paralysie du nerf, par exemple, sont frappées d’incurabilité. Voyez Oreille ( Maladies de /’).

Syncope. La syncope est la suspension brusque et momentanée du mouvement du cœur, avec absence de la respiration, anéantissement des sensations et de l’exercice de la volonté. Voici comment cet accident se passe. Le sang n’étant plus chassé du cœur, à cause de la paralysie momentanée des mouvements de cet organe, le cerveau ne peut plus faire ses fonctions. De là, la suspension des sensations, de la pensée et des mouvements volontaires, puisque c’est du cerveau que dépendent tous ces actes essentiels de la vie. La syncope est

quelquefois lin accident sans importance; c’est la syncope accidentelle. Mais lorsqu’elle résulte de l’existence d’une maladie plus ou moins douloureuse, plus ou moins violente, elle forme un symptôme d’une certaine Gravité. Dans ce dernier cas, il

est bien plus difficile que dans l’autre de réveiller la sensibilité et de ranimer l’existence de celui qui paraît les avoir perdues.

On agit contre la syncope de la manière suivante. On jette de l’eau froide à la face, après avoir couché le malade sur le dos. On enlève ses vêtements, on ote tous les liens qui peuvent le gêner. On rafraîchit l’air en ouvrant les fenêtres, en l’agitant devant la figure du malade. On fait aspirer des substances à odeur pénétrante, comme l’ammoniaque liquide, l’éther sulfurique, les sels anglais. On frictionne les tempes avec les eaux de Cologne ou de mélisse; enfin on fait boire quelques cuillerées d’eau froide ou de vin. Le repos et la continuation des réconfortants finissent bientôt par ranimer entièrement l’énergie physique, et par effacer toutes les traces de la syncope.

Ces accidents, quand ils se renouvellent souvent chez les personnes dont la sensibilité n’est pas très-vive, annoncent un commencement de maladie du cœur. 11 faut prendre alors ses précautions.

Stjphiiis. La syphilis devient une maladie extrêmement grave, par la difficulté qu’il y a de la guérir radicalement, d’en éteindre complètement le virus, si on l’a assez négligée, aux premières époques de son apparition, pour la laisser jeter de profondes racines dans l’économie. Elle ne se transmet pas seulement parles organes de la génération, mais même par les autres parties qui sont revêtues d’une pellicule fine, comme le mamelon ou les lèvres. Ainsi, un enfant peut prendre une maladie \énérienne en touchant à peine de ses lèvres le mamelon d’une nourrice. Un bain d’une personne infectée peut communiquer la maladie.

Les symptômes ne sont pas les mêmes lorsqu’ils annoncent l’invasion syphilitique, ou qu’ils font reconnaître un état constitutionnel. Les premiers, ceux qui doivent alarmer celui qui les découvre en soi, sont les suivants. Un écoulement se produit, par le canal de l’urètre chez l’homme, ou le canal vaginal chez la femme. Il est vrai que celle-ci pourrait le prendre, jusqu’à un certain point, pour des (lueurs blanches. Mais il excite un sentiment de douleur vive et pénétrante qui

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établit entièrement la différence. Des ulcères se creusent sur les parties génitales; des points blancs, c’est-à-dire pustuleux, se montrent çà et là; des engorgements glanduleux (bubons) se forment au pli de Paine. Tous ces signes ne se montrent pas en même temps. Il suffit d’un seul pour caractériser la maladie, et déterminer immédiatement le malade à se mettre entre les mains d’un médecin.

Il faut se garder des annonces frauduleuses des charlatans, qui prétendent guérir sans mercure. Jusqu’ici le mercure est le spécifique le plus sûr et le plus actif ; et les sudorifiques sont les meilleurs moyens, après le mercure, pour éteindre entièrement la maladie. On a dit que le mercure restait dans le corps, et qu’on y gardait un poison à la place d’une affection peut-être moins dangereuse que lui. C’est une erreur. Quand on agit par les sudorifiques avec une certaine énergie, qu’on a recours aussi à la médecine purgative, il se produit une élimination complète, et du virus de la maladie et des molécules invisibles du médicament. Et puis, est-ce qu’un médicament 11e se décompose pas, ne s’anéantit pas dans sa lutte contre une maladie? Et n’est-il pas probable que le mercure n’est plus le mercure médicament, quand il a produit ses effets curatifs contre le vice syphilitique? Il ne faut donc pas recourir à des traitements incomplets, ou retarder un traitement dans la crainte de la médication mercurielle. Qu'on sache que l’affection syphilitique peut devenir et devient trop souvent constitutionnelle, c’està-dire qu’elle occupe le corps tout entier, et qu’il est impossible d’en cacher les traces, même aux yeux les moins exercés à les reconnaître. Qu’on sache aussi que les maladies vénériennes qu’on n’a pas traitées complètement et qui dorment d’un sommeil trompeur pour se réveiller à la plus faible provocation, sous la forme d'un écoulement léger ou d’une pustule microscopique, qu’on sache que ces maladies produisent de terribles effets, surtout dans le mariage. L’épouse peut contracter des maladies d’un caractère mixte qui donnent lieu à une suite de dérangements, d’affections, et, au bout du compte, aux squirrhes et aux cancers. Qu’on sache enfin, que la plupart des enfants scrofuleux, qui naissent

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