VAR
dégoût pour les aliments, enfin dans la constipation. On peut traiter soi-même cette maladie, qui n’est jamais que légère. L’usage des boissons tièdes, le séjour au lit et dans une atmosphère tempérée , telles sont les seules précautions qu’il est convenable de prendre.
La varioloïde n’est qu’une forme bénigne et par conséquent affaiblie de la variole, ou petite-vérole; nous en parlerons donc en traitant de celle-ci.
La variole est une maladie contagieuse, comme d’ailleurs personne ne l’ignore. Elle offre pour principal caractère des boutons pustuleux qui, lorsqu’ils sont séparés, ne laissent après la suppuration que de très-faibles traces, mais qui, lorsqu’ils se confondent entre eux, produisent ces cicatrices difformes dont tout le monde connaît de nombreux exemples. Elle débute ordinairement, quand elle doit être peu intense, par des tremblements subits, un abattement profond et général, des douleurs dans les membres -et dans la région de l’épine dorsale. Il se joint à ces symptômes de la chaleur à la peau, de la soif, des nausées, des vomissements. La langue est blanche dans son étendue et rouge à son extrémité; on dirait qu’une inflammation de l’estomac se caractérise. Mais quand la petite-vérole doit prendre son développement le plus intense, les premiers symptômes se manifestent avec une violence bien plus grande. La fièvre est forte, la chaleur de la peau presque intolérable, la soif n’est, plus vive, mais ardente; les lèvres et la langue sont sèches et l’enduit est noirâtre au lieu d’être blanc; la chute des forces, l’accablement sont aussi profonds que ceux qui se font remarquer pendant la première période des maladies les plus graves. C’est au bout du cinquième ou du septième jour, ou durant cet espace, que la suppuration commence; trois ou quatre jours après, tout est terminé. Nous ne nous appesantirons pas ici sur les complications dangereuses qu’entraîne la petite-vérole. Elle ne laisse pas seulement des cicatrices indélébiles à ceux qui en ont été les victimes; elle détruit quelquefois la vue et peut mettre même la vie en danger. Les exemples de terminaison funeste sont loin, d’ailleurs, d’être rares. Le traitement à faire, ou plutôt à commencer avant