DES ESPÈCES
La plus belle espèce de chats, c’est le chat angora. Il se reconnaît à la grâce de ses formes, à l’épaisseür et à la blancheur de sa fourrure. Ce chat est, dans certains pays, l’analogue du chien de luxe. On ne le conserve pas pour faire la guerre aux souris, mais pour contribuer, en quelque sorte, à l'ameublement du logis. La couleur des chats varie suivant les espèces nombreuses qui existent depuis le chat angora jusqu’au chat gris à longue queue. Le caractère des chats a été étudié avec un certain soin. Il paraît qu’on a trouvé quelque analogie entre le caractère et le pelage. Nous allons consigner ici les fruits de cette observation ; les chats sont assez traîtres par constitution physique, pour qu’on doive, par précaution, se familiariser avec leur moral. Ainsi on a cru reconnaître que les chats blancs étaient paresseux; les noirs, coureurs; les gris, bons pour la chasse aux souris; les fauves, ardents «à la reproduction de l’espèce; les tigrés, alertes et de bonne surveillance; les rouges, très-hypocrites, et par conséquent ceux à la griffe desquels il faut le moins se fier. 11 paraît aüssi que les chattes bigarrées sont les plus fécondes.
RF. I.A NOI’RHITI RF. ET DES SOINS.
Il ne faut pas nourrir les chats avec des viandes; c’est émousser l’instinct qui leur sert pour la chasse aux souris. Le lait et les bouillies de pain sont les aliments qui leur conviennent le mieux. Les chats n’exigent pas beaucoup de soins; il faut qu’ils agissent, qu’ils courent, et on ne doit pas les habituer à s’endormir au coin du feu. Si on les veut gras et beaux, il faut les châtrera l’âge d’un mois: si l’on croit qu’une queue courte soit nn trait de beauté, on ne doit la couper que lorsque l’animal a quitté la mamelle maternelle.
RE LA REPRODUCTION
Nous avons dit, précédemment, le caractère des chats et leur aptitude relative à la reproduction : c'est là-dessus qu’il faut se guider pour obtenir les produits qu’on désire. La gestation de la chatte dure quarante jours.
RF.S MALADIES.
Le chat est sujet principalement à deux maladies. L'une, c’est une gale très-rebelle qui se développe sur la tète et derrière les oreilles. On traite cette maladie avec la recette suivante : on fait fondre, dans 50 grammes d’huile de lin ou d’olive, 50 grammes d'onguent citrin; on laisse refroidir et on ajoute 10 grammes d’onguent mercuriel. C’est avec cette, préparation qu'on frictionne l’animal sur les parties malades.
L’autre maladie, qui règne épizootiquement, consiste dans un dégoût considérable, un grand abattement, des vomissements glaireux , avec des convulsions qui sont bientôt terminées par la mort. On prévient l’événement en donnant, pendant plusieurs jours, un vomitif composé de 5 centigrammes d’émétique dans une cuillerée de bouillon. Des évacuations extrêmement abondantes ont bientôt lieu, et déterminent la guéridon.