Amentacées
SYSTÈME DE DECANDOLLE.
Decandolle, en cherchant à modifier, d’après un système artificiel, la classification de Jussieu, a pris la méthode par la queue, comme on l’a dit : il a renversé tout l’ordre établi par Jussieu, en l’intervertissant, pour établir une méthode semi-artificielle et semi-naturelle.
11 divise les végétaux en deux grandes classes :
4° Les plantes vasculaires ou colylédonées , c’est-à-dire celles qui sont pourvues de tissu cellulaire et de vaisseaux, et dont l’embryon est pourvu d'un ou de deux cotylédons. Ces plantes se subdivisent en exogènes ou dicotylédones , et en endogènes ou monocotylédones.
Les exogènes ou dicotylédones (plantes qui ont deux cotylédons) se distinguent par des couches concentriques dont les plus anciennes sont au centre et les plus jeunes à la circonférence.
Les endogènes ou monocotylédones (plantes qui n’ont qu’un seul cotylédon) seront faciles cà séparer des végétaux de la classe précédente : leur accroissement , au lieu de se faire à la circonférence, s’opère par le centre ; tous les palmiers, toutes les graminées sont dans ce cas. On range dans cette classe tous les végétaux sur lesquels les observations les plus minutieuses laissent encore indécis les esprits des meilleurs observateurs; nous voulons parler des cryptogames.
2° Les plantes cellulaires ou acotylédonées forment la seconde classe ; elle renferme tous les végétaux où l'on n’a pu encore découvrir l’existence des sexes et constater la présence d’embryons, à l’exception des deux premières familles, sur lesquelles il existe encore cependant des incertitudes et des opinions différentes.
Nous allons reproduire le système de Decandolle, qui a quelques partisans; mais nous nous garderons bien de le mettre au-dessus du système de Linné ou de la méthode de Jussieu. •