‹ Traité complet de mécanique appliquée aux arts, contenant l'exposition méthodique des théories et des expériences les plus utiles pour diriger le choix, l'invention, la construction et l'emploi de toutes les espèces de machines;Chapitre 16 sur 94 · est une -«le if action verticale du haut en bas · texte numérisé non relu

est une -«le if action verticale du haut en bas

qui# paraît absolue en apparence, et qui cependant est bien moindre que. la traction absolue réelle. Si l'homme qui agit dans ce cas nJa aucun poids étranger sur le corps , la plus forte traction qu’il pourra exercer , sera équivalente au poids de son corps ; car, agissant avec vigueur, son corps se soulève de terre, et , sans autre appui que la corde ou l’organe mécanique qui reçoit l'action , il produit le simple effet d’un corps inerte abandonné à sa force de gravité. Mais il est certain qu’un homme , quoique chargé, peut encore tirer de la même manière ; il fa*ut donc , en évaluant la force absolue réelle, ajouterait poids du corps celui de la plus grande charge qu’il peut porter, sans que cette charge l’empéche de se suspendre.

g. La force musculaire des jambes et des cuisses paraît être plus vigoureuse que celle des bras. Nous observons journel- * lement des portefaix charges d'un poids de 100 à i5o kilogrammes , marcher avec aisance, et nous savons que dans la marche, le corps et le fardeau sont soulevés à chaque pa^par cette force musculaire des jambes et des cuisses. L’expérience nous démontre aussi que la pression absolue qu’un homme assis exerce avec ses jambes est très-vigoureuse et quelle équivaut au poids de 3oo kilog. , lorsque l’individu est robuste.

io. Si l’on parvient à faire agir simultanément la force musculaire des bras et celle des jambes, alors on produit ces sortes d’efforts extraordinaires dont quelques jongleurs savent tirer • parti pour alimenter la curiosité publique. Le mécanicien peut également se servir du même moyen pour opérer dans les travaux utiles des efforts momentanés très-énergiques.

ri. Dans la plupart des cas où la pression et la traction sont produites par la locomotion du corps dè l'individu moteur, la force musculaire ne sert qu’à produire cette locomotion , et l’effort résulte presque uniquement du poids absolu ou relatif de l’individu. C’est ce que l’on observe toutes les fois que les hommes agissent sur les roues à tambour et à chevilles et sur les bascules , ou bien sur les plateaux mobiles et sur les échelles flexibles que j’ai inventées. On ne doit pas cependant trop généraliser cett$ proposition , et il est un cas qui appartient à la catégorie des tractions par locomotion , où l’expérience a démontré que la force musculaire ne se borne pas à produire *la locomotion , mais contribue aussi à la traction simultanément ave.c le poids matériel du corps. Q’est le cas où l’homme moteur agissant par la marche, tire ou pousse horizontalement sans faire usage de ses bras, çointne quand il tire une charrette, et quaud il travaille à la remonte des bateaux : il est prouvé que.

dans cette espèce de traction , l'effort qu’un homme vigoureux exerce, est supérieur à celui qui ne dépendrait que du poids relatif de son corps.

12. La vitesse, comme la pression , est absolue ou relative. L’ajfsolue absorbe entièrement la faculté motrice de l’individu, anéantit toute pression , ou ,pour mieux dire ,1a rend extrêmement faible ; cette vitesse étant la plus grande de toutes celles que l'organisation vitale de l'individu agissant lui permette de produire , la durée n’en est que momentanée.

1 3. La vitesse relative se combine avec la pression. Ces deux élémens se modifient réciproquement: et ils suivent, dans leurs accroissemens et dans leurs diminutions, des proportions inverses.

i4> La vitesse absolue moyenne des bras et des jambes ( J’appelle moyenne celle qui convient à un plus grand nombre d’individus) semble être à peu près la même. L’observation indique, que sa valeur est approximativement représentée par une longueur de trois mètres, parcourue en une seconde de temps. Les expériences np"° .tri "tr1***** déterminer positivement la

vinsse relative la plus avantageuse dans les diverses pressions et tractions locomotives } conséquemment nous nous bornerons à faire observer que, dans les travaux de longue haleine, les ouvriers laborieux qui agissent sur le» machines, adoptènt généralement la vitesse de huit décimètres par seconde»

r5. Nousavonsdit que la valeur des efforts continus déjpnd de la durée du travail, et que cette durée est elle-même dépendante de la fatigue. M. de Prony, dans un Rapport manuscrit sur les rnacHines de M. l'aklni Deniandres , qu’il a eu la bonté de me communiquer, établit une distinction très -lumineuse entre deux espèces de fatigue. « Le travail de l’homme, dit ce savant illustre, considéré quant à la fatigue qui en résulte,

produit sur son organisation deux effets qu’il faut bien distinguer; le premier est un relâchement dans les muscles et les nerfs qui sont en action , au moyen duquel ils perdent leur élasticité et .finissent par n’èlre jdus propres à remplir leurs fonctions. La seconde est un épuisement, par la transpiration insensible des principes vitaux , qui fournit la nutrition. Cet épuisement a lieu dans l’homme sain, même lorsqu’il ne travaille pas; il s’augmente beaucoup par l’exercice et le travail du corps. La première cause de fatigué est particulière à telle ou telle partie de l'individu, qu’elle affecte séparément, et dont elle peut arrêter ou diminuer la propriété agissante, sans produire le même effet sur d’autres parties. Ainsi , par exemple, un homme, après avoir agi dans une roue à timpan, a encore dans Ses bras un principe d’action qui n’est pas à beaucoup près aussi diminué que celui gui existait dans les parties de son organisation qui servent à la marche. Quant à la seconde cause de fatigue, l’affaiblissement qui* en résulte se communique à tout l’individu, et peut le rendre entièrerifent inhabile au travail, quoiqu’une seule partie de son orgauisaûon ait été agissante. M. Lambert, dans un Mémoire sur la force de l’homme ( Mémoires de Berlin , 1776) et d'autres physiologistes, regardent la fatigue due à la marche, confine indépendante de celle due à l’action des bras de l’homme qui poussé ou tire, en supposant néanmoins, dans’les diverses partiqg, une égale aptitude au travail, aptitude qui s'acquiert par l’habitude et l’exercice. Cette assertion ne saurait être prise dans une acception indéfinie, et il n’est pas présumable que M. Lambert ait pensé que la dépense des principes vitaux fournis par la nutrition ne soit pas augmentée lorsqu’au lieu d'une des parties de l’individu, on en met plusieurs eu action. On doit donc regarder l’augmentation d’effet comme n’étant pas entièrement proportionnelle à l'aug-

jnentation d’effort, à cause du plus grand épuisement des principes nutritifs, qui résulte de l’action simultanée de toutes les parties du corps; mais il faut observer ; i°. que, suivant l’opinion de physiologistes instruits , cette augmentation d’épuisement a très - probablement lieu dans un moindre rapport què l’augmentation d’effort; 2°.. que la fatigue musculaire des bras et celle des jambes sont, au moins en partie , indépendantes l’une de l’autre. »

16. La meilleure des méthodes d’appliquer la force de l’homme

aux machines est celle qui réunit au degré le plus éminent les conditions suivantes : i°. que la quantité de mouvement produite soit la plus grande possible sans que l’action soit ni trop gênante, ni excessivement fatigante; 2°. que cette quantité de mouvement soit transmise, sinon dans toute son intégrité (ce qui est impossible ), du moins avec un^ très-petit déchet; 3°. que l’agent moteur soit garanti de toute espèce d’accidens funestes ; 4*. que la construction de l’organe lécepteur soit à la fois simple , facile, solide, économique et d’unentretien léger; 5°. que le poids et le volume dé céF Ôfgane soient les moindres possibles, sans cependant que cela nuise à aucune des considérations précédentes. • •

17. C’est d’après ces conditions que nous allons examiner les diverses espèces d'organes récepteurs zooliques : je nomme ainsi les organes qui sont destinés à recevoir l’action des êtres animés employés comme agens mécaniques. Il y a deux genres d 'organes récepteurs zooliques : ceux mus par des hommes, et ceux mus par des animaux. Nous décrirons d’abord chaque organe , ensuite nous indiquerons les applications dont il est susceptible, eL enfin nous observerons ses avantages et ses inconvéniens , en indiquant les moyens de corriger ou de diminuer ces'derniers.

ORDRE PREMIER — RÉCEPTEURS

CLASSE PREMIÈRE. — ioolkjvei.

GENRE PREMIER, Mus par les hommes.

première espèce. — A traction verticale du haut en bas. première variété. — Corde passée sur une poulie face.

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