Applic. Pompes hydrauliques. — Sonnerie des cloches
Ouverture et fermeture des yjmnes adaptées aux coursiers et conduits d’eau. La PI. IXI , représente une application
qui appar lient à cette variété. C’est le chargement d’une pierre de taille sur un binard.
troisième variété. — Double levier rotatif ou levier à bascule. PI. I ,fig. 3.
a3. Deux coudes sont attachées aux extrémités de ce levier à liascule ; et chacune d’elles est tirée alternalivemçpt par un homme moteur, de sorte que cet organe n’exige pas, comme le précédent , une force étrangère.
Applic. Pompes et quelques autres machines hydrauliques. quatrième variété. — Levier à tige inflexible. P). I , Gg. a.
24. Cette disposition permet à un seul homme de produire, sans aucun secours étranger, l’élévation et la dépression.
DÇS MOTEURS ANIMÉS.
3 5. Applic. Celles indiquées à la deuxième variété.
Obs. La variabilité de l’angle ne peut être corrigée , dans cet organe, que par des moyens trop compliqués pour qu’on puisse utilement les employer.
cinquième variété. — V Ulebretfuin , ou axe vertical de petite dimension à ' rotation alternative. PI. I , fig. 6.
26. Une corde est attachée par le milieu au point a , et par ses deux extrémités à la barre horizontale mobile c c. L’axe vertical est garni d’une' masse de plomb A, qui fait l’oflice d’un volant. Pour faire agir cet organe, il faut que la corde soit enveloppée en partie autour de l’axe; alors on abaisse avec vitesse la barre horizontale; la corde, par ce mouvement’, se développe; lorsqu’elle est entièrement développée , le mouvement imprimé à l’axe par l’abaissement de la barre continue encore, en vertu de la force inerte du volant, la corde s’enveloppe en sens contraire , et la barre remonte. On l’abaisse de nouveau ; et ainsi de suité. Cet organe exige nécessairement un mouvement rapide.
27. Applic. Outils qui servent à trouer ou percer le bois, la pierre ou les métaux.
sixième variété. — Axe vertical de grande dimension à rotation alternative.
PI. II, figure 5.
28. Cet organe, dont la figure indique clairenfent tous les détails , n’est autre çhose que la variété précédente exécutée en grand. On voit qu’on peut y appliquer un nombre indéterminé d’ouvriers.
Obs. En imaginant cet organe, j’ai pensé que l’on pourrait en faire plusieurs applications utiles surtout aux machines qui exigent le travail simultané de plnsieurs hommes , car ils agissent tous avec le même avantage ; et cette manière d’appliquer la * force de l’homme aux machines est une dgs plus commodes et dgs moins fatigantes que l’on puisse employer.
scptilme Y»*iÉrf. — Cordes à nœuds de Bcrihelot. PI. III , fig. 7 ét 8.
29. a a, tambour supérieur. — b b, tambour inférieur dont le diamètre est plus petit. — c c, Cordes à nœuds tendues entre les deux tambours. — d d d d, hommes suspendus aux cordes à nœuds, de la même manière que les badigeonneurs , lorsqu’ils blanchissent ou recrépissent les façades des maisons. Ces hommes , par leur poids , font descendre les cordes et tourner les tambours, mais leur mouvement n’est pas continu; lorsqu’ils sont descendus au point le plus bas, il faut qu'ils détachent leur siège mobile, qu’ils remontent par une échelle à la hauteur du tambour supérieur, et qu’ils accrochent ce siège où ils se placent pour descendre de nouveau ; toutes ces. manœuvres font perdre beaucoup de temps.
Cette méthode de faire agir l’homme par son poids n’est pas exemple de danger; le travail est irrégulier et intermittent, et l’effet produit ne peut être que très -médiocre, attendu la perte considérable de temps. „
deuxième T&vicT.. ~*^rTraction verticale du bas en liant.
r*F.Mii.iiE VMiitTt. — Té ou tige verticale à barre horizontale. PI. I , fig, 5.
30. L’homme moteur empoigne la barre horizontale avec ses deux mâins, presse dessus, et il la releve alternativement.
Applic. Pompes hydrauliques — Instrument rural pour faire le beurre. — Grande scie verticale. (PI. 111', fig. 1. )
DEUXIÈME VARIÉTÉ. L CVlCr rotatif. PI. I , fig. 4 P1 1 °' ‘ '
31. La figure 4 représente un levier simple mu par un seul homme; la ligure xo représente un levier â deux blanches
’ dont les extrémités sont disposées de manière à pouvoir recevoir des barrés sur lesquelles on peut faire agir plusieurs ouvriers. Par cetto disposition ils agissent tous avec le même
DES MOTEURS ANIMÉS. l3
avantage ; b b, bras de leviers inséré^dans l’axe ; chacun de ces' leviers porte des branches c c, gatnies d’un anneaua leurs extré-. mites. C’est dans ces anneaux que passent les barres de bois « a, sur lesquelles les hommes agissent.
Applic. Pompes à incendie. ’ •
troisième espèce. — A pression horizontale sans locomotion par la force musculaire des bras.
première variété. — Tige horizontale qu un ou deux hommes tirent et poussent
alternativement.
3a. Applic. Scies. (PI. III, iig. 6. ) — Varlopes. — Outils à polir. '
quatrième espèce. — A pression horizontale par la foire musculaire des
jambes.
première variété. — Plan horizontal flexible. PI. II , fig. 6.
33. J’ai imaginé cet organe, qui me paraît, sous plusieurs rapports, préférable à ceux précédemment inventés, pour produire une pression vigoureuse par la force musculaire des jambes. Deux cordes sans fin , parallèles , passent sur deux rouleaux c ç : entre les deux cordes sont placées plusieurs traverses en bois, destinées à recevoir la pression du moteur. Les traverses engrènent avec des tasseaux disposés sur la surface des cylindres. Au-dessus se trouve un siège inamovible,’ sur lequel l’homme est assis lorsqu’il doit opérer.
Obs. Cet x>rgane peut devenir utile et avantageux dans les circonstances qui exigent un effort vigoureux , mais de courte durée; alors, avec un petit notnbte d’ouvriers, on obtiendra une pression qui, par les méthodes ordinaires, en exigerait un nombre bien plus grand. Il est susceptible de recevoir simultanément l’action de plusieurs agena moteurs, agissant tons .avec la même vigueur. • -
i4 * DES MOTEURS ANIMÉS. .
deuxième variété, — Roue horizontale à rayons. PI. I, lig. n. Plan et ‘ élévation.
34- o, axe vertical; — b b, jantes de*ia roue;//, rayons; — c c , banc sur lequel est assis l'homme qui exerce sa pression sur les rayons ; — d, traverse contre laquelle l’homme appuie ses bras.
35. Obs. Cet organe est moins avantageux que le precedent , •*. i°. parce que son volume et sa pesanteur sont plus grands; 2°. si l’on doit y employer plusieurs ouvriers , ils sont nécessairement placés à des distances différentes du centre de rotation , et conséquemment leur position devient d'autant plus défavorable, qu elle se rapproche de l’axe.
Applic. On se sert dans les arts d’un moyen analogue, lors- * qu’on veut laisser à l’ouvrier la faculté d’agir avec ses mains;
comme on observe, par exemple, dans les tours à potier.
troisième variété. — Roue verticale à tasseaux. P). I, fig. i5.
3G. Celle roue jouit de la propriété qu’a le plau horizontal flexible , de recevoir l’action nombre indéter-
miné d homme»' iiMHeUT!, places tous dans une position également Avantageuse. . 4e îffc
Applic. A des presses de diverses espèces.
Quatrième variété. — Axe à chaise mobile. PI. I , fig. ifi.
37. Plusieurs tasseaux c c, inamovibles, sont fixés sur le plancher, et sont disposés à égale distance , sui vant la direction des rayons d’un cercle, dont le centre coïncide avec celui derotatiotf ; *
.* une chaise b est soutenue par un rayon qui part de 1 axe vertical a. L’homme moteur, étant assis, appuie «es pieds contre les tasseaux, et tourne en faisant tourner l’axe.
38. Applic. A quelques dévidoirs et à quelques machines à mouliner la soie.
Digitizeçj
DES MOTEURS ANIMÉS. l5
cinquième espèce. — A traction ou pression horizontale locomotive.
• première variété. — Homme tirant au moyen d'une corde ou dune courroie posée en écharpe sur ja poitrine. I{J. I • fig. 1 1 .
3g. Applic. Cabestans. — Traction tles charrettes. — Remonte des bateaux.
deuxième variété. — Homme poussant une barre horizontale. PI. I , Gg. \i.
40. Applic. Cabestans. —Pressoirs à vis. — Machines à curer, de Venise. — Calandres. — Moulins. — Grand chapelet horizontal à engrenage pour les épuisemens dans les travaux hydrauliques.
sixième espèce. — Manivelles.
41. On appelle manivelle en general une barre placée à 1 extrémité de l’axe d’une roue, et munie d’une poignée pour être mise en mouvement par les bras d’un homme moteur, ou bien par une tige intermédiaire.
, PREMIÈRE VARIÉTÉ. — Manivelle simple. PI. I, Gg. 7.
42. Cette manivelle, comme toutes celles que nous décrirons ensuite, a le désavantagé de produire un mouvement irrégulier, océâsioné par la variabilité de l’angle que fait la manivelle avec le bras de l’homme , ou avec la tige dans les variétés suivantes; on corrige l'irrégularité du mouvement au moyen d’un volabt.
43. Applic. Elles sont trop nombreuses pour pouvoir être indiquées. La manivelle simple est employée presque dans toutes les petites machines qui ont l’homme pour moteur.
deuxième variété. — Manivelle à tige mue par les pieds de f homme. PI. I,
’ "jj ,5( * figure 8. ? .• j*. Bi
44- Cette méthode est très-commode dans une foule d’occasions où l’homme a besoin d’agir avec ses mains.
Applic. Meules à aiguiser, etc.
troisième variété. — Manivelle à tige et à balancier vertical suspendu. PI. I f •
figure 9.
45. a a , balancier; — d, barre empoignée par l'homme moteur; — b b, tige; — c, manivelle.
Cette méthode offre la facilité d'adapter à. la barre d un nombre quelconque d’ouvriers qui agissent tous avec un avantage égal. ’ .. ’
Applic. Tquts de grande dimension pour travailler de fortes pièces de métal ou de bois. „
quatrième variété. — Manivelle à lige et à balancier vertical non suspendu.
P), ll.fig. 3.
46. Le levier a tourne autour d'un axe dont les supports sont
fixés dans le plancher ; — b, tige, — c, manivelle.
La méthode précédente est plus généralement adoptée.
cinquième variété. Manivelle à tige et à balancier horizontal. PI. II , fig. 9. .
47. a , levier dont ou ü.'ap«»«voii pas dans la figure l'axe de rotation ; — b, tige; — d, manivelle; — //, volant, — c, axe tournaut.
Applic. Aux moulins à bras. On adapte quelquefois à une même manivelle deux leviers à tige, qui agissent alternativement. • • '
septième espèce. — Treuils à levier. - ' < -*
première variété. — Treuils à leviers fixes.
48. Applications. — Élever l’eau d’un puits au moyen d'un seau. — Élever toute antre espèce de fardeau.
* £ deuxième variété. — Treuils à leviers mobiles.
f\Ç). Ces treuils qnt des trôus vers leurs extrémités, pour re-
cevoir des barres qu’on y insère successivement. On emploie cette espèce de treuils , seulement, lorsque plusieurs hommes
• doivent agir à la fois pour élever un fardeau considérable.
Applic. Chèvres. Grues. — Engins.
* . HUITIÈME ESPÈCE . RoUCS. *
première variété. — Roue à chevilles. PI. I , Cg. 17.
50. Cette roue, dont le rayon a ordinairement une longueur comprise entre un mètre et demi et trois mètres, est garnie, dans son pourtour, de chevilles distribuées régulièrement à des distances d’à peu près trois décirqètres. L’homme moteur monte d’une cheville à l’autre comme la figure le démontre, et fait tourner la roue par le poids de son corps.
51. Appuc. Aux chèvres, aux grues, et en général à la plupart des machines qui servent à élever des fardeaux considérables.
deuxième tari été. — Roue à tambour. PI.' I , fig. 18 et 19. Face et profil.
5a. Deux systèmes de rones égales et parallèles sont placés sur l’axe , à la distance d’un ou de deux mètres l’un de l’autre. Revêtues de planches à leur circonférence, elles forment une espèce de tambour dans lequel un homme chemine. Pour faciliter sa marche, des tasseaux y sont placés de distance en
* distance, tiennent lieu d’échelons, et l’empêchent de gloser. On conçoit aisément que le poids du corps de l’homme fait tourner la roue, et qu’il ne change pas de place quoiqu’il ne cesse de marcher.
53. Applic. Aux machines qui élèvent les fardeaux. — Aux /machines à curer. — Aux machines à mater, et à plusieurs autres machines de grandes dimensions, «nues par les hommes.
trqimèmb variété. — Roue à double force. PL I , Gg. ao.
54. M. Auguste Albert est l’inventeur de cet organe mécanique qui diffère de la roue à tambour, en ce que l’homme
J)e la composition des Machines. . 5
marche extérieurement, et qua cet effet, le pourtour n’est point revêtu de planches, mais garni seulement de tasseaux éloignés l’un de 'l’autre d’à peu près trois décimètres, et engagés à demi-bois dans les jantes des roues. Ces tasseaux servent d’échelons. A côté de la roue, est placée une cabane
a c plancher sur lequel l’homme se pose , lorsqu’il cesse
d’agir ; — d toit de la cabane. On voit que l’homme qui travaille , se trouve parfaitement abrité ; et qu’il exerce son action de la manière la plus avantageuse, ayant continuellement pour bras de levier le rayon entier de la roue.
55. Obs. sur ces trois variétés de roues. Elles ont les inconvéniens suivans: t°. d’être très-coûteuses; 1°. d’exiger un vaste emplacement ; 3°. de n’être transportables d’un lieu à un autre qu’avec beaucoup de difficulté et de temps ; 4°. d’être, par leur grand poids et volume, sujettes à des froltemens considérables et à d’autres résistances- passives, qui absorbent en pure perte une notable portion de la quantité de mouvement fournie par l’agent moteur; 5°. de n’admettre simultanément que l’action d’un très-petit nombre d'hommes, et encore d’une manière si désavantageuse , qu’à l’exception d’un ou de deux , ils ne peuvent coopérer qu’avec une portion très-médiocre de leur force; 6°. d’aVoir un mouvement irrégulier.
56. Appuc. — Aux grues établies sur les ports pour décharger les bateaux — Aux engins employés dans les carrières. — Aux bateaux à remorque.
NEUVIÈME ESPÈCE. — Échelle flexible- PI. II , fig. a. •
57 J’ai inventé X échelle flexible et sans /n,pour remplacer les roues zooliques que nous venons de décrire , eh conservant toutes leurs propriétés utiles , sans en avoir les inconvénicns. Sa forme est analogue à celle des chapelets hydrauliques. Elle
est tendue entre deux tambours cylindriques dont les diamètres out à peu près uu mètre. Due hauteur de trois mètres lui suffit. Elle n’est pas parfaitement verticale; une petite inclinaison de 10 à i5 degrés en facilite la montée. Des cylindres ou échelons ep bois du diamètre de 5 à 6. centimètres sont réunis parallèlement entre eux, à la distance de trois décimètres , par deux cordes insérées dans des trous pratiqués à leurs extrémités. Des nœuds formés sur ces cordes déterminent et maintiennent l'écartement des cylindres. Pour plus de solidité, on pourra substituer aux cordes, quand on le jugera convenable, des chaînes à la Vaucanson. Telle est la construction de l’échelle flexible.
58. Les tambours sont composés de deux plateaux circulaires recouverts de planches. Des tasseaux parallèles sont disposés à la distance de trois décimètres l'un de l’autre, sur la surface convexe de chaque tambour, de façon que les cylindres de l’échelle flexible font avec ces tasseaux une espèce' d’engrenage continu.
59. Que l’on suppose maintenant l’échelle flexible placée sur lestamboursde la manière indiquée, etquel’on suppose aussi une résistance quelconque adaptée* à l’axe prolongé d’uu des tambours; si un homme monte d’un cylindre à l’autre, il fera nécessairement tourner les tambours et mouvoir la .résistance avec un mouvement continu et uniforme, pourvu que cette résistance soit constante. La simplicité de cet organe mécanique est telle, qu’il peut être construit par un ouvrier de la plus médiocre intelligence.
60. L’échelle flexible, comparée aux roues zooJiques, présente les avantages suivans: i°. un espace de trois mètres de hauteur et de deux mètres en carré de base lui suffit; tandis que la plus petite roue à tambour, ne pouvant avoir moins de quatre mètres de diamètre, exige un emplacement proportionné à la grandeur de son volume.
3°. La médiocrité du poids et du volume de lechelle flexible permet de. l’adapter ayec facilité et sans inconvénient aux machines destinées à être transportées successivement d’un lieu à un autre; tandis que les roues à tambour, dont le poids est souvent de deux ou trois milliers, opposent, dans presque tous las cas, de graves difficultés à leur déplacement.
3°. Cette même médiocrité de poids et de volume rend nécessairement les frottemens et autres résistances passives moindres dans l’échelle flexible que dans les roues.
4”. La construction de l’échelle flexible est incomparablement moins coûteuse et plus facile que celle de toutes les espèces . de roues.
5". L’action exercée par les hommes moteurs sur les roncs à tambour et à cheville est irrégulière, puisqu’ils peuvent, en s’élevant à une hauteur plus ou moins grande, faire varier la distance du point d'application à la verticale qui passe par le centre du mouvement; au contraire, dans l’échelle flexible , cette distance est invariable, gt.^Ue jouit ainsi de la propriété précieuse de rendre uniforme l'action du moteur.
. G°. Il suffit d’augmenter la longueur des tambours et d’y adapter plusieurs échelles flexibles, pour y faire agir simultanément plusieurs hommes, lesquels ne pourront s’empêcher d'opérer tous concordément avec le poids de leur corps à un même éloignement du centre de rotation; tandis que, dans les énormes roues de huit à neuf mètres de' diamètre, destinées à recevoir l'action de sept à huit hommes, il n’y en a que deux ou trois qui puissent agir avec quelque vigueur; les autres sont placés si défavorablement, qu’ils ne déploient qu’une petite portion de leur force.
7°. Les hommes qui agiront sur l'échelle flexible, ue seront
DF.S MOTEURS ANIMÉS, exposés à aucun des accidens funestes, si fréquens dans les grandes roues ordinaires.
61. Si l’on compare ensuite l’échelle flexible aux manivelles, on trouvera: i°. que la manivelle est essentiellement irrégulière dans son mouvement, et quelle exige l’emploi d’un régulateur qui ne peut exercer son action qu’au dépens de la force motrice, et qu’au contraire le mouvement de l’échelle flexible est régulier 'par lüi-mème.
i°. La manivelle favorise singulièrememt la paresse et la mauvaise volonté des ouvriers, et elle est, sous ce rapport* extrêmement désavantageuse, comme le savent tous les ingénieurs qui ont eu occasion de l’employer dans de grands travaux ; l’échelle , au contraire , obligera les mêmes ouvriers à déployer toute leur vigueur.
6a. On m’objeCtera peut-être , que l’action des hommes sur les échelles ^gra aussi fatigante que vigoureuse; oui, sans doute, elle sera fatigante, mais pas plus que sur les roues, et notamment que sur la roue a double force qui, suivant moi , est la plus parfaite des roues zooliques , malgré quelques inconvéniens qui lui sont propres. ( On voit une application de la roue à double Force à la grue du port du Louvre.) Lç manière dont un homme monte d’un échelon à un autre dans cette roue , est identiquement la même que sur l’échelle flexible.
63. Applic. Parmi une foule d'applications utiles que l’on peut faire de l’échelle flexible , je n’en indiquerai que quelquesunes.
La substitution de l’échelle aux roues dans les grues , Singes, faucons, et autres engins en usage dans les constructions, pourra leur donner un degré de simplicité^et de légèreté auquel on uetait pas encore parvenu. Ces espèces de machines ainsi modi liées procureront deux sortes d’économies, c’est-à-dire.
économie sur leur propre construction , et économie sur les
volumineux échafaudages dont on se ært maintenant pour les
supporter..