‹ Traité complet de mécanique appliquée aux arts, contenant l'exposition méthodique des théories et des expériences les plus utiles pour diriger le choix, l'invention, la construction et l'emploi de toutes les espèces de machines;Chapitre 87 sur 94 · ESPÈCE UNIQUE · texte numérisé non relu

ESPÈCE UNIQUE

première variété. — Cylindre locomobile. PI. XXWII, fig. 1. .

972. On se sert de cet instrument très-connu pour apla- • nir les allées des jardins.

4*dxi*mï tàïiété. — Machine A cylindres superposés et à treuil. PI. XXXVII,

fig. 6.

973. Cette machine est employée dans les blanchisseries et * dans quelques autres ateliers , pour effacer les plis des étoffes,

et les rendre unies. ^

tkojsieme v /km été. — Laminoirs à cylindres plats. PI. XXXVII, fig. i5, 16,

17 et 18.

974- Je nomme eu général laminoirs des cylindres destinés à aplatir les métaiw et à les étirer. Us sont ordinairement for- més de deux cylindres en fonte grise , dressés et travaillés au tour, ayant les formes indiquées ( fig. 16, 17 et 18).

Appt... Les laminoirs de grandes dimensions servent à réduire le plomb en lames larges et minces. — Dans les fenderies, on* les emploie à réduire le fer en vçrges, et alors on «leur donne le nom d' es pa tards. — Dans les tôleries , "pour réduire le fer ouïe

UES OPÉRATEURS PAR PRESSION. 407 cuivre en lames d'une très-petite épaisseur. Les cylindres dont on se sert dans ces étabhssemens , ont depuis six décimètres jusqu a douze de longueur, sur trois à cinq décimètres de diamètre. — Dans la fabrication des monnaies , chez les orfèvres les metteurs en œuvre, dans les manufactures de galons dJ toute espece, on fait usage de laminoirsde moindres dimensions pour laminer l'or, l’argent et le cuivre.

ÜtUTMKME variété, Laminoirs à cylindres creusés. PI. XXX VII , fig. ,5 el ag

975. Ces laminoirs forment des barres cylindriques lorsque a cavité est croisée en demi-eercle, ou bien ils prehlentdes mou- Wes^ lorsqu ils ont des formes analogues .à celle indiquée.

cmQoiÈxB variété. — Cylindres forgeurs. PI. XXXVII , f,g. ,4 (a),

0-6. En Angleterre, on fait us^ge, depuis latin du siècle de. mer, de cylindres avec lesquels on comprime , cingle et forge le fer On en distingue de trois sortes : cylindres ébaucheurs cylindres préparateurs, et cylindres étireurs.

977- Les cylindres ébaucheurs A A , ont entre un mètre et eux métrés de long , sur 5 décimètres à 6 de diamètre • ils sont divises dans le sens de là longueur par plusieurs cannelures

ZhrL ’ f * i k t décimètres ; les plus grands cylindres ont

huit cannelures, les plus petits, quatre.

97»- Les cylindres préparateurs ne diffèrent des mécédens que -par leurs dimensions. Us ont entre 1 mètre et G de long * sur 5 a 8 décimètres de diamètre : leur poids varie entre 5 et 14 milliers. Us plus grands ont dix cannelures, les plus petits en ont sept; elles ont de t à , décimètre d^Lmèfre. 979- Les cylindres étireurs B, ont de 1 -• à ! «J ,]e|ong>

(°) S) dérotcchnic de M. Ilassenfrair..

'Job DES OPÉRATEURS PAR PRESSION,

sur 5 à G décimètresdo diamètre. L’un des cylindres a des caunelures rectangulaires f, g, n , h, dont le nombre varie entre 6 et 8 ; leur longueur peut avoir depuis 3 centimètres jusqu’à a décimètres, et leur profondeur de 3 centimètres à G. L’autre cylindre a des bandes saillantes. Ces bandes n’ont que i5 millimètres d épaisseur environ. Ces bandes entrent dans les cannelures, pour aplatir le fer , lui donner la forme et les proportions recherchées.

On fixe les cylindres entre deux châssis de fonte ou de fer forgé , composés chacun de forts piliers a, a, a, a, entre lesquels sont des empoises ou colliers de fonte l>,0, etc., pour re- • cevoir l’axe des cylindres. Les piliers sont fixes parle bas, soit dans une sole de fonte d d, soit dans une. forte pièce de bois. Ils sont retenus dans la partie supérieure, par un chapeau ou des brides de champ eç; deux écrous qui se vissent au-dessus dti chapeau, servent à rapprocher les deux cylindres l’un contre l’autre, et à déterminer lecartcment qu’ils doivent avoir.

Chaque cylindre s’emboîte dans un arbre f, qui lui communique le mouvement qu’il doit avoir, qui est ordinairement circulaire continu; mais dans les^cylindres ébaucheurs , le mouvement est quelquefois oscillatoire.

• sixième variété. — Cylindre à broyer le chocolat.

g8o. M. Poincelet a fait construire une machine très-ingéuiçuse pour broyer le chocolat. Sa machine est composée’d’une pierre de liais sur laquelle se broient les matières. Le rouleau que l’ouvrier conduit et qui opère sur cette pierre, est suspendu à un châssis qu'il fait mouvoir de l’avant à l’arrière; ce châssis est soutenu par deux volutes flexibles, qui s’élèvent de deux fûts de colonne , et. qui, au moyen d’un contre-poids

ÙES OPÉRATEURS PAR PRESSION. 4°9 en forme 4e balancier, donnent au rouleau une légèreté qui en rend la pesanteur presque nulle pour tes bras de l’ouvrier.

981. Indépendamment du grand châssis dont on vient de parler, il s’en trouve un plus petit ajusté sur le premier, qui , au moyen d’un ressort à pompe logé dans l'intérieur d'une petite colonne en cuivre Usée au milieu du grand châssis, permet au rouleau de se pYêter à la forme de la pierre qui est taillée en portion de cercle à sa surface supérieure , et d’appuyer sur les substances à broyer sans un grand effort de la part de l’ouvrier, à cause du propre poids du rouleau, et du ressort en spirale qui le soutient.

982. Mais ce netaifpas tout d’avoir obtenu le moyen de broyer facilement avec un rouleau beaucoup plus leurd que celai qui est ordinairement employé dans le travail à la main; il fallait encore trouver un moyen de faire produire un mouvement fixe et régulier au rouleau , à chaque impulsion qu’il reçoit, pour que les matières fussent broyées par petites portions c£ successivement.

11 fallait aussi pouvoir les réunir, les présenter de nouveau à l’action du rouleau, et faire rétrograder celui-ci d’un tour entier. Ces différées effets ont été obtenus : deux roues à rochet , de même diamètre et division, agissant en seps inverse , et faisant faire au rouleau, à volonté, un vingt-cinquième de tour; deux bascules avec deux tiges de mouvement, pouvant échapper ensemble ou séparément jj|r l’action de la main sur la poignée que tient l’ouvrier, sont, avec quelques pièces accessoires, tout .le mécanisme qui complète cette machine, qui, en definitif, donne une économie de main - d’œuvre daps le rapport de 1 à 3. ,

De la composition des Machines. ■ 5a

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sEPTit.M]t yahiét^. — Çj Jindres gravés. P\. XXXVII , Cg. 48 et 29. . .

983. Ces sortes de cylindres servent à gaufrer les étoffes, c'est-à-dire, à y imprimer des dessins quelconques. Le cylindre inférieur doit être lisse.

ULIT1LVS VARIÉTÉ. Molettes. PI. XXX VII , flg. *1. ,

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