‹ Traité complet de métallurgie (volume 2)Chapitre 35 sur 159 · ÏÔÔ.OO · texte numérisé non relu

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Ce produit, traité par l'acide fluorhydrique affaibli, en avant soin d'éviter

Lorsque du silicate de protoxyde de fer est réduit en grand dans les hauts fourneaux, il ne produit pas, à proprement parler, du fer siliceux. Ainsi, M. Riley, chimiste de Dowlais, n'aurait trouvé que 1.07 pour 100 de silicium dans de la fonte provenant exclusivement de « scories d'affinage » (qui sont un silicate de protoxyde de fer), mélangées avec un peu de schiste.

Nous n'avons pas éprouvé de difficulté à produire du fer très-silicifere en chauffant à blanc de la silice en contact avec du fer métallique, ou du sesquioxyde de fer avec du charbon en excès.

Réduction de la silice par le charbon en présence d'oxyde de fer et d'autres bases. — Ce sujet, d'un grand intérêt pratique, a été récemment l'objet de recherches de laboratoire et d'essais industriels. Il paraît bien établi que la silice libre ou non accompagnée de matières terreuses avec lesquelles elle pourrait se combiner pour former des scories, telles que le carbonate de chaux et l'argile, tend à donner du fer riche en silicium, surtout si la température est très-élevée et s'il y a beaucoup de charbon présent.

M. Hochstâtter a fait à cette occasion, dans notre laboratoire, les deux expériences suivantes : Il a exposé pendant une heure et demie dans un creuset d'argile couvert une variété d'hématite rouge, pure, en rognons (kidney ore\ contenant en moyenne 69 pour 100 de fer, en mélange intime avec du sable fin et du charbon de bois à une température élevée.

Le produit était une masse frittée, parsemée de petits glo-

tonte élévation de température, abandonne un résidu cristallin, soyeux, inattaquable par les acides fluorhydrique et sulfurique concentrés et à chaud, ainsi que par l'oxygène à la chaleur rouge. Ce résidu a pour composition :

Rapporta atomlqtiM.

Si

Fe

M. Hahn aurait enfin obtenu comme mélange de ces deux siliciures Fe'Si et PeSi, un produit métallique dont le calcul rapporterait la formule à Si9Fe10 (Ann. der Chem. und Pharm., t. CXXIX, p. 57.) (Note des Traducteurs.)

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bules métalliques, brillants/ et comme ceux-ci étaient magnétiques, on les sépara, avec un barreau aimanté, du sable adhérent et du charbon, puis on les fit fondre en ajoutant un peu d'alumine et de magnésie. Les culots bien fondus étaient recouverts d'une scorie également bien fondue, qu'on pouvait facilement détacher. Le métal était dur et fragile ; sa cassure, d un gris clair, très-cristalline, présentait une série de facettes brillantes, de sorte qu'en faisant varier la direction de la lumière sous différents angles, chaque partie brillait successivement, quoique dans toutes les positions la cassure parût consister, en proportions égales, de grains ternes et grisâtres. Par l'attaque à l'acide chlorhydrique bouillant, il s'en dégageait de l'hydrogène qui ne produisait aucun dépôt dans un tube de verre résistant, chauffé au rouge, bien que le courant le traversât pendant une demi-heure. Cet acide ne put décomposer complètement la poussière des culots.

POIDS DES Hématite.

MATIÈRES Bfl Sable.

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