On eut recours à deux lames de la même tôle que dans
les expériences précédentes et décapées de la même manière. On enterra une des lames dans le même charbon que celui des n06 3 et 4, l'autre lame resta libre ; un tampon d'amiante les maintenait séparées et la lame libre était logée près de l'extrémité du tube de porcelaine d'où le gaz s'échappait. Chaque lame était recourbée de façon à former un demicylindre. On continua pendant trois heures l'essai exactement comme auparavant. Avant l'expérience, la lame libre pesait O*r.350, puis 0*. 35.1 4; elle avait donc augmenté en poids de 0.3 pour 100; la lame enfouie pesait avant l'expérience 0«'.376, puis 0gr.379; elle avait augmenté de 0.7 pour 100. Elles offraient l'une et l'autre une grande différence d'aspect ; . la surface de la lame libre avait un éclat terne et ressemblait au zinc par la couleur ; la surface de la lame enterrée était plus brillante, principalement sur le côté convexe, et d'une teinte, grise plus foncée.
Ce résultat est frappant. En admettant que l'hydrogène fût pur, il aurait fallu que le gaz eut enlevé du carbone dans son passage sur le charbon, ou qu'un composé gazeux de carbone se fût dégagé du charbon, bien qu'exposé d'une manière continue au rouge vif (car c'était le même charbon qui avait déjà servi dans les expériences précédentes) ; ou bien il faut admettre que du poussier de charbon se soit transporté à l'avant du tube au contact de la lame de fer libre. 11 y avait cependant une raison de croire que la dernière condition ne s'était pas réalisée , car on trouva ultérieurement un résultat identique, qui donna la certitude absolue qu'aucune parcelle de charbon n'avait été entraînée mécaniquement. 11 sera également démontré que l'hydrogène n'avait pu produire par lui-même l'effet en question.
6. L'expérience fut répétée, comme la dernière fois, avec le même charbon, et sauf que la position des deux lames de fer fut alternée ; la lame libre était exposée à l'hydrogène, du côté où il pénétrait dans le tube. Les lames étaient séparées lune de