‹ Traité complet de métallurgie (volume 2)Chapitre 41 sur 159 · II · texte numérisé non relu

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métal environnant (1); M. Hausmann assure que dans de la fonte blanche ordinaire (différant du spiegeleisen), soumise pendant longtemps à une température élevée, il a trouvé des cristaux pareils à ceux qui se produisent dans la fonte grise. Après ce traitement, le métal avait dans toute la masse la môme cassure rugueuse et lamelleuse « à lames rectangulaires à trois faces, » que le fer forgé soumis aux mêmes conditions (2).

En résumé, M. Gurlt paraît admettre que la fonte grise est un octocarbure mêlé de graphite; que la fonte spéoulaire, c'est-à-dire le fer combiné avec le maximum de carbone, est un tétracarbure, et que la fonte truitée est un mélange des deux. Il croit que le tétracarbure qui se forme à une température relativement basse, se résout à une température plus élevée en octocarbure et en graphite , et il en conclut que probablement loctocarbure résulte toujours du tétracarbure. On remarquera, à propos de ces opinions, qu'il n'y a pas jusqu'à présent de preuve satisfaisante de l'existence de loctocarbure de for pur solide, admis par M. Gurlt, et que quant à la conversion du spiegeleisen manganèse en fonte grise, par l'effet d'une température bien plus élevée que le point de fusion du spiegeleisen, ce fait demande à être confirmé. Use peut que nous n'ayons pas réussi, pour n'avoir pas maintenu le spiegeleisen à une température élevée pendant un temps suffisant; car M. Gurtl indique que la décomposition du tétracarbure peut être incomplète « si la température n'est pas assez prolongée; » mais cela ne nous paraît pas probable. Si les assertions de M. Gurlt étaient fondées, il semblerait résulter que le carbone peut exister même dans la fonte liquide, sous les deux états amorphe et graphitique ; on ne concevrait pas autrement pourquoi le graphite se séparerait du spiegeleisen pendant la solidification, — le spiegeleisen ayant été sim-

(1) L. u. K. Jahresb., suite; 1899, p. 202.

(2) Jahretbericht, suite de Llebig et Kopp, p. 180} 1868.

plement porté à un degré de chaleur plus élevé que son point de fusion, — tandis qu'il .ne s'en séparerait pas de la même fonte pendant sa solidification, après qu'elle a été fondue à son point ou un peu au-dessus de son point de fusion. La théorie de M. Gurlt a certainement le mérite de la simplicité; en effet, la différence de température explique tout; mais pour avoir de la valeur, la simplicité doit s'appuyer sur la vérité, et nous ne pouvons affirmer avec certitude qu'il en est ainsi de la théorie en question, qui, en outre, n'a pas une grande originalité, puisque dans la plupart de ses points essentiels, elle ressemble à celle que Karsten avait formulée longtemps auparavant.

M. Gurlt accompagne son mémoire sur les composés du carbone et du fer d'une série d'analyses de diverses variétés de fonte, dont il essaye d'établir la composition rationnelle. La première de la série est une analyse par Karsten de spiegeleisen produit avec du minerai spathique ; elle est ainsi donnée (1) :

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