‹ Traité complet de métallurgie (volume 2)Chapitre 43 sur 159 · II · texte numérisé non relu

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de décrire, excepté vers la partie supérieure qui contenait de nombreuses paillettes brillantes, d'aspect graphiteux; le treillis de fonte blanche était aussi moins accentué, ou, en d'autres termes, la proportion du métal formant ce treillis semblait moins abondante qu'avant la refonte. Le produit de la deuxième fusion contenait 0.34 pour 100 de soufre. De deux dosages l'un donna 0.33 et l'autre 0.35 pour 100.

4. 686 grammes d'une autre variété de fonte grise furent fondus pendant une heure sous du verre pilé, dans un creuset d'argile, avec 327 grammes du môme sulfure de fer que dans les expériences précédentes. Une grande quantité d'une substance ressemblant à du graphite était interposée entre la couche de verre noir qui couvrait le métal et la surface de celui-ci.

Le métal contenait 0.091 pour 100 de soufre. Des deux dosages faits par deux personnes différentes, l'un donna 0.094 pour 100 et l'autre 0.088, En supposant qu'il n'y ait pas eu de perte de soufre, on aurait obtenu 0,903 pour 100; d'où il résulte qu'il s'était échappé 0.815 pour 100 de soufre. Il fallut limer le métal pour l'analyser, car il ne se laissait pas pulvériser.

La matière analogue au graphite fut mise en digestion çvec de l'acide fluorhydrique aqueux; il s'en dégagea de l'hydrogène sulfuré en abondance et de l'hydrogène libre ayant une odeur particulière, que l'on sentait longtemps après que celle de l'hydrogène sulfuré avait disparu, Le résidu fut de nouveau traité par un mélange d'acide chlorhydrique et fluorhydrique; puis, bien lavé et bouilli avec une solution de soude caustique. A cette solution on ajouta un excès d'acide chlorhydrique; elle se troubla aussitôt et se colora en blanc jaunâtre, comme lorsque du soufre se précipite. Les parties scorifiées, qui étaient restées insolubles dans les solutions acides , furent finement pulvérisées et de nouveau traitées par le môme mélange d'acide. Une grando quantité de fer fut dissoute et la

matière analogue au graphite, restée intacte, fut ajoutée à celle qu'on avait d'abord recueillie. Elle était très-volumineuse, et, à l'état sec, pesait 08r.90; cependant elle n'était pas pure, car, 0^.226 de cette substance chauffée dans un moufle sur du platine, ne produisirent pas moins de 0^.065 d'un résidu brun qui fut mis à digérer avec de l'acide chlorhydrique, évaporé à sec, traité par l'acide chlorhydrique et filtré. On reprit par l'acide fluorhydrique qui n'en dissout qu'une très-faible quantité, et puis on fondit avec du carbonate de soude le résidu qui pesait 0gr.H8. On traita la masse de la môme manière par l'acide chlorhydrique ; la liqueur filtrée contenait du fer avec traces d'alumine, qui, pesé comme sesquioxyde, s'élevait à 0".0531 ; (0. 113 +0.0531 ^=0.0649); de sorte que le résidu de l'incinération, qui pesait 0^.065, consistait principalement en sesquioxyde de fer.

5. On fondit 99,r.750 de fonte grise (à peu près le np 2, comme couleur) dans un creuset d'argile sous t/n tampon de charbon, avec 5gr. 829 du même sulfure que dans les autres expériences. Une sorte de matière graphiteuse s'accumula au sommet du culot du métal, qui était tout blanc et pulvérisable. Le métal contenait 1,13 pour 100 de soufre; mais s'il n'y avait pas eu de perte, il aurait dû contenir 1.65 pour

6. On fondit de la fonte grise dans un creusqt d'argilfe sous . du verre pilé, à la température la plus élevée des fourneaux à

air ; les conditions étaient sous tous les rapports les mômes que dans les premières expériences. La cassure était d'un gris foncé, et il n'y avait pas d'indice de fonte blanche.

Dans les expériences suivantes faites dans notre laboratoire par M. Weston, on prépara tout exprès de la fonte, en soumettant à une température très-élevée de la tôle de fer mince, dans un lit de charbon chimiquement pur. Le métal était très-graphiteux et contenait 4.5 pour 100 de carbone. On employa, pour le soufre, le sulfure de fer ayant déjà servi

précédemment. La proportion de carbone fut déterminée par combustion, avec du chromate de plomb, dans un courant d'oxygène, d'après la méthode suivie dans les analyses organiques immédiates.

7. Soufre ajouté : 4.378 pour 100. On fondit 24^.35 de fonte avec 4**. 1 8 de sulfure et Ton recueillit de la fonte blanche, mais sans séparation de graphite. Le métal contenait 2.12 pour 100 de soufre; mais s'il n-y avait pas eu de perte, il aurait contenu 4.378 pour 100. La proportion de carbone s'élevait à 3.17 pour 100.

8. Soufre ajouté: 2.235 pour 100. On fondit pendant une demi-heure 23fr.25 de cette fonte avec 1^.88 de sulfure. Le culot consistait en fonte blanche très-cristalline avec du graphite séparé : la perte fut de 0^.20. Le métal renfermait 1 .68 pour 100 de soufre, mais sans perte, il aurait contenu 2.235 pour 100. Le carbone s'élevait à 3.9 pour 100, dont 1.44 consistait en graphite, après dosage par les acides chlorhydrique et fluorhydrique, etc. Le carbone combiné atteignait par conséquent 2.46 pour 100.

9. Soufre ajouté : 1.243 pour 100. On fondit 26gT.88 de fonte avec 1^.1 6 de sulfure et l'on retira de la fonte blanche avec du graphite séparé; la perte fut de 0«r.0648. Le métal contenait 1 .313 pour 100 de soufre, mais il aurait dû contenir 1 .243; de soHe que le léger excès prouverait qu'il y a eu erreur dans le dosage. La proportion de carbone s'élevait à 3.6 pour 100.

10. Soufre ajouté : 0.696 pour 100. On fondit 19^.56 de fonte avec 0^.466 de sulfure ; il se sépara un peu de graphite. Le métal n'était cependant pas blanc, mais gris, avec treillis blanc, tel qu'on la déjà décrit. Il contenait 0.72 pour 100 de soufre; et sans perte, il aurait contenu 0.696 pour 100. Le carbone n'a pas été déterminé.

Pour la commodité du lecteur, nous reproduisons, sous forme de tableau, les résultats de M. Weston :

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