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placé par de l'acide neuf. Une grande quantité de cette huile ainsi préparée fut mise à part. L'acide brun fut versé de temps en temps et peu à peu dans une grande quantité d'eau froide contenue dans un baquet lui-même entouré d'eau froide. Le liquide boueux d'un brun clair s'éclaircit après un repos de 12 heures environ, et une couche d'huile d'un brun foncé se rassembla à la surface ; au-dessous l'acide avait une couleur rouge brun foncée. La liqueur acide ayant été retirée avec un siphon, on recueillit l'huile qui surnageait.
L'huile, vue en couches minces, est d'un brun verdâtre foncé. Son odeur a de l'analogie avec celle du pétrole; elle exhale aussi l'odeur de l'acide sulfureux, qu'elle perd par l'addition de carbonate de soude; elle brûle avec une flamme lumineuse et fumeuse et se dissout immédiatement dans l'éther froid, en formant une solution d'un brun foncé ; mais elle ne se dissout pas sensiblement dans l'alcool à froid. Un peu de matière floconneuse d'un brun clair, peut-être un produit dû à l'oxydation, était répandue dans l'huile, car dans le procédé suivi pour la recueillir, l'air avait eu libre accès. Quelques gouttes d'huile exposées à l'air, sur du verre, devinrent gluantes et d'un aspect résiileux.
Outre l'huile brun clair, il se produit une grande quantité d'une huile noire épaisse d'où émerge à la surface, par l'addition d'acide sulfurique, de l'huile presque incolore, L'huile foncée brûle avec une flamme fumeuse.
L'huile claire, mélangée avec un peu de carbonate de soude et soumise par parties à la distillation dans un courant d'acide carbonique, donne plusieurs produits limpides et incolores, dont les points d'ébullition s'élèvent de 200° C. à 270° C. et audessus. Ces produits avaient des odeurs particulières. L'huile qui passa en dernier fut analysée par M. Tookey; il trouva qu'elle était isomère avec le gaz oléfiant. Il est probable que l'hydrocarbure ou les hydrocarbures engendrés par le spiegeleisen sont décomposés par l'action de l'acide sulfu-
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rique. La portion îiotl distillée était d'titi jaune pâle et de cdbsistance huileuse comme l'huile d'olive.
En faisant passer le gaz dans de l'alcool absolu, celuici acquiert l'odeur nauséabonde dti gaz, mais 11 il y a pas d'huile de retenue. En le faisant de môme traverser un tube de verre entouré d'un mélange de glace pilée et d'acide sùlfurique faible, on ne réussit pas davantage à oondenser de l'huile;
Le résidu insoluble sec est volumineux, très-léger et d'un brun grisâtre exhalant une odeur particulière. Chauffé doucement dans un tube d'essai, 11 produit une vapeur blanche qui se condense en gouttes huileuses. La matière qui forme le résidu prend feu à une basse température et brûle comme de F amadou i Bouilli avec une solution de potasse* on recueille un liquide bruti d'Une odeur particulière, dont on précipite liné matière brune floconneuse par l'addition d'un excès d'acides Lavée et séchée^ oette matière devient d'une couleur brun foncé et brillante.
M. Hahn a publié* dans un mémoire tout récent (Ami. der Chem. mtd Pharm., t. CXXIX, p. 57), les résultats de ses recherches sur les produits de la dissolution de la fonte dans les àcidès. Nous croyons devoir les résumer ici pour compléter ceux de l'auteur et répondre à son appel.
Hydrocarbures gazeux. — Les gaz produits par la dissolution de la fonte dans l'acide chlorhydrique ont été lavés dans des dissolutions de potasse caustique et d'un sel de cuivre* afin de les débarrasser de l'acide sulfhydriqtie et db l'hydrogène phosphore. Le produit purifié, traité selon la méthode Bunsen * par une balle de coke imprégnée d'acide sulfurique, a révélé par la contraction du diomètre la présence d'un hydrogène carboné de la formule ^H*. En brûlant ce gaz par l'oxygène et en absorbant l'acide carbonique formé, la présence d'autres hydrocarbures a pu être constatée.
Pour savoir si le gaz absorbé par l'acide sulfurique est constitué par de l'éthylène, comtne Schaffhaûtl avait cru lé reconnaître, ou par un mélange d'éthylène avec du propylène et du* butylène, on l'a condensé dans du brome et Ton a analysé les différentes portions des liquides bromes séparées par la distillation et correspondant à des bromures définis dont les points d'ébullition variaient entre celui du bromure d'éthylène à 1 32° et celui du bromure de caproylène vers 190e.
Le gaz condensé dans le brome contenait ainsi un mélange d'hydrocarbures homologues de l'éthylène.
Les gaz provenant directemement de la dissolution de la fonte ont passé pendant plusieurs semaines dans une dissolution ammoniacale de chlorure cuivreux Cu*Cl, sans qu'il se soit produit d'acétylure de cuivre.
Le tableau suivant reproduit les dosages des hydrocarbures contenus dans les produits analysés de diverses fontes grise et blanche, les plus riches en carbone et en silicium.