‹ Traité complet de métallurgie (volume 2)Chapitre 59 sur 159 · FER ET NICKEL · texte numérisé non relu

FER ET NICKEL

2. On fondit des clous de fer, avec 10 pour 100 de nickel. Les métaux se combinèrent parfaitement, mais l'alliage était moins malléable et plus sujet à se criquer sous le marteau : poli, il avait une teinte jaune. Sa pesanteur spécifique était de 7.849, et celle de l'acier allié avec 10 pour 100 de nickel, de 7.684. Cet alliage se rouillait moins vite que le fer pur ; mais la présence du nickel dans le fer n'empêche pas l'oxydation dans la mesure indiquée. La même quantité de nickel alliée avec l'acier, loin d'empêcher la rouille, l'accélère très-rapidement.

Berthier affirme que le fer et le nickel s'allient très-facilement dans toutes sortes de rapports et que ces alliages ont les mêmes propriétés que le fer pur, mais ils sont plus blancs. Il décrit un alliage renfermant 8.3 pour 100 de nickel, c'est-àdire Fe^Ni, obtenu en réduisant dans un creuset brasqué des oxydes de fer et de nickel mélangés ; il était demi-ductile, trèstenace, d'un grain fin, mais à cassure un peu écailleuse. Cette composition est identique à celle du fer météorique des environs de Santa-Fé de Bogota (1).

M. Richardson a fait dans notre laboratoire, sur les alliages de fer et de nickel, les essais suivants. Le nickel avait été fabriqué par MM. Evans et Askin, de Birmingham; on peut le regarder comme pratiquement pur. Le fer était à l'état de fil fin ; la fusion s'opéra sous du verre pilé, dans des creusets d'argile, et les métaux parurent s'allier parfaitement.

1. Avec 1 pour 100 de nickel : fer 32gr.06 et nickel 0er.32, on eut un culot bien fondu, pesant 31*r.74 et accusant ainsi une perte de 0*r.64; la surface était partiellement revêtue d'oxyde noir mince; coupé à moitié à peu près, avec un ciseau à froid, le reste se brisa; la cassure ressemblait, sous tous les rapports, à celle, d'un culot de fer fondu.

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