FOURNEAUX ET USTENSILES
Fourneau à air. — La figure 3 représente la coupe verticale par le milieu, de la grille de l'un des fourneaux d'essais du laboratoire métallurgique de l'école des mines de Londres.
a, foyer en briques réfractaires de 0nc,50 sur 0m,30; 6, cendrier muni d'une porte avec registre qui règle le tirage ; Iors-
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que la porte est entièrement ouverte, l'appel d'air est plus énergique; la porte fermée, le registre f peut être ouvert plus ou moins, suivant les circonstances. Ce registre consiste en un disque de | tôle tournant sur un pivot j coïncidant avec le centre de la porte et découpé en demi-cercle ; une ouverture également demi -circulaire est pratiquée dans la tôle fixe e qui forme la porte; l'ouverture du disque peut
être tournée de manière à f*ç- ». — «•*•"• «*«»!*•• «©•-.©* p«r «*«■». correspondre à celle de la porte ou à la couvrir plus ou moins, pour régler l'entrée de l'air extérieur. Le carnau d communique avec une cheminée droite, de 18 mètres environ de hauteur, dans laquelle se rendent les carnaux de cinq autres fourneaux pareils. Chaque fourneau, s'il est possible, doit avoir sa propre cheminée, ou encore, ce qui revient au même, la cheminée générale doit être partagée en autant de divisions qu'il y a de fourneaux. La paroi extérieure et celle au-dessous de la grille sont en briques ordinaires ; toute la maçonnerie est reliée solidement par des armatures et des tirants en fonte. * La bouche du fourneau est fermée avec des briques réfractaires i, fe, maintenues aux deux bouts par une armature de fer plat serrée par un coin ou par une petite vis. Il y a deux couvercles réfractaires de différentes dimensions; le plus grand n'a besoin d'être enlevé que lorsqu'on veut retirer le creuset du fourneau. Le tirage ne se règle pas seulement par la porte à registre, mais en découvrant plus ou moins la bouche du fourneau, ou en plaçant un morceau de brique dans le carnau c qui mène à la cheminée, ou enfin par un registre placé au haut de la
cheminée. Grâce à ces dispositions, on contrôle parfaitement la température du fourneau ; soit qu'on la maintienne au-dessous du rouge sombre, soit qu'on l'élève assez pour fondre du nickel ou du manganèse.
Ce fourneau convient très-bien aux essais de fer. On y brûle de l'anthracite en morceaux de 3 à 6 centimètres de diamètre, après en avoir séparé la poussière avec un tamis ou avec un crible : il peut produire la chaleur blanche.
Fourneau à vent de Sefstrom. — Ce fourneau a été décrit (1) : il a d'abord été introduit en Suède, où on l'emploie communément dans les essais de fer. On y consomme du charbon de bois; mais le coke de cornue, l'anthracite ou un mélange de deux combustibles en morceaux de 2 à 3 centimètres de diamètre, conviennent également très-bien. Quatre petits creusets d'essai peuvent y être chauffes à la fois.
Le fourneau Deville, qui a été également décrit (2), supporte aussi des températures élevées ; la cendre et le mâchefer sont plus facilement enlovés que dans le fourneau Sefstrom.